Le studio de création de l’Université de Sherbrooke ouvrira ses portes à la rentrée scolaire. Le tout nouveau bâtiment sera inauguré officiellement en octobre.

Le studio de création de l'UdeS ouvrira bientôt ses portes

Le studio de création de l’Université de Sherbrooke ouvrira ses portes à la rentrée scolaire. Le tout nouveau bâtiment sera inauguré officiellement en octobre. Les étudiants pourront commencer à s’en servir progressivement.

Le studio de création construit derrière la faculté de génie compte trois étages répartis sur 2500 mètres carrés, décrit le doyen de la faculté de génie Patrik Doucet. Il servira notamment à l’idéation de projets et comptera des ateliers de fabrication.

« Nous allons prendre possession du bâtiment à la mi-juillet. On a fait une prise de possession partielle, il y a beaucoup d’équipements à installer. On va faire une ouverture progressive dès septembre, il y a quelques ateliers qui vont être disponibles. Il devrait être pleinement fonctionnel à la fin octobre », commente le doyen. L’édifice servira entre autres aux étudiants qui planchent sur leur projet de fin de baccalauréat.

Il sera notamment possible d’y travailler le métal, la soudure et l’électronique.

Le projet prévoit aussi un volet sur les procédés brassicoles.

« Je vise l’inauguration au printemps 2021. Ce volet a été intégré alors que le studio de création était déjà sur les rails. « Sherbroue (un groupe étudiant brassicole) pourra être un client de l’usine-école. On aura des partenaires externes. » Ainsi, un client pourrait faire affaire avec l’usine-école pour développer une technique afin de l’aider à stabiliser sa production, illustre le doyen.

Si on inclut l’usine-école pour les procédés brassicoles, le projet est évalué à 11,8 M $. Environ 80 % du financement provient de donateurs.

« On aimerait se qualifier pour le réseau des Fab Labs », note M. Doucet. Les Fab Lab, des laboratoires de fabrication, sont des lieux qui offrent une panoplie d’outils.

Le doyen souligne que le studio pourrait éventuellement s’ouvrir à la communauté sherbrookoise.

D’autres grands travaux

Par ailleurs, le coup d’envoi d’autres travaux importants doit être lancé sur le campus cet automne, avec la construction de l’Institut quantique.

Il s’inscrit dans la poursuite du projet Apogée, soit une subvention de 33,5 M$ sur 7 ans que l’UdeS a reçue en 2015.

« On travaille très fort pour y arriver », note Christian Sarra-Bournet, directeur exécutif de l’Institut quantique, en soulignant que c’est toujours ce qui est dans les plans.

L’édifice qui sera construit sera relié par une passerelle à la faculté des sciences, plus précisément au pavillon D2. Le bâtiment, qui doit être livré en 2020, sera donc visible lorsque les gens circuleront sur le boulevard de l’Université. L’institution veut y développer un concept de laboratoire théorique afin d’augmenter la créativité et la productivité des chercheurs théoriciens.

« Ça va devenir une vitrine pour l’université », note M. Sarra-Bournet. Le projet concerne quelque 26 chercheurs et deux nouvelles embauches sont prévues.

En attente du feu vert

De son côté, la faculté de médecine et des sciences de la santé de l’UdeS (FMSS) attend le feu vert de Québec pour la création d’un Carrefour du savoir, un projet de 9,5 M $. L’UdeS avait quand même décidé cet automne d’engager les professionnels, les architectes et les ingénieurs au dossier. Ce futur carrefour est en quelque sorte la version 2.0 de la bibliothèque actuelle, construite en 1966.

« On est avancé dans les travaux de planification », commente le doyen de la FMSS, Dominique Dorion.

L’UdeS a aussi reçu une subvention pour la création du pavillon de médecine de précision et de recherche translationnelle; un investissement de 35,5 M $ avait été annoncé par Québec l’été dernier.

Les deux projets du campus de la santé sont reliés.

Selon M. Dorion, selon les propositions sur la table, le Carrefour serait construit après le pavillon, alors que c’était l’inverse initialement.

Les travaux pourraient avoir lieu à l’été 2020.

La médecine personnalisée met de l’avant « une approche centrée sur le patient et sur des décisions médicales prises à partir de données scientifiques les plus récentes ». « Il en résultera des pratiques et des services de santé taillés sur mesure et encore plus efficaces. Les impacts de la médecine personnalisée aideront à choisir parmi l’éventail des thérapies disponibles la plus appropriée, la plus efficace et la moins susceptible d’entraîner des effets secondaires à chaque patient », décrit l’institution.

Un investissement de 35,5 M$ de la part du gouvernement du Québec a été annoncé en juin dernier afin de réaliser ce projet.

Rappelons également qu’un complexe de serre haute performance doit aussi voir le jour à l’UdeS grâce à une subvention de 12 M$. Il doit être prêt en 2020.