Sophie Séguin, présidente du SPSCE, déplore notamment que le syndicat ne soit pas mis au courant du nombre d’employés infecté par la COVID-19 parmi leurs membres.
Sophie Séguin, présidente du SPSCE, déplore notamment que le syndicat ne soit pas mis au courant du nombre d’employés infecté par la COVID-19 parmi leurs membres.

Le SPSCE déplore les communications difficiles au CIUSSS de l’Estrie

Simon Roberge, Initiative de journalisme local
Simon Roberge, Initiative de journalisme local
La Tribune
Le Syndicat des professionnels en soin des Cantons de l’Est (FIQ-SPSCE) dénonce l’information qui coule au compte-gouttes en leur direction et les communications difficiles avec les gestionnaires du CIUSSS de l’Estrie.

Sophie Séguin, présidente du SPSCE, déplore notamment que le syndicat ne soit pas mis au courant du nombre d’employés infecté par la COVID-19 parmi leurs membres.

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Le CIUSSS de l’Estrie confirme qu’il peut fournir sur demande les données générales concernant le nombre de travailleurs du réseau infectés, mais qu’il ne donne pas les détails concernant l’endroit de travail des employés ou leur profession.

« La direction générale du CIUSSS de l’Estrie continuera de suivre les directives ministérielles en transmettant le nombre de travailleurs ayant reçu un test positif à la COVID-19, c’est-à-dire le nombre de cas confirmés sans le préciser par installations ou ressources », peut-on lire dans une réponse acheminée par courriel.

Mme Séguin assure ne pas vouloir obtenir cette information dans le but de la diffuser au public.

« De ne pas nous donner l’information juste et de ne pas nous dire nos membres qui sont positif, c’est désolant, souligne-t-elle. On ne veut pas en faire un débat sur la place publique, on veut suivre l’évolution. On pourrait voir s’il y a des brèches pour éviter que ça se propage. »

« Des informations sensibles ou à ne pas diffuser, on en a toujours eu pour le bien de l’organisation, résume-t-elle. On est capable de garder l’information, on l’a toujours fait. Il y a un lien de non-confiance envers les syndicats. »

Mme Séguin estime qu’il est difficile pour les syndicats de bien représenter leurs membres dans les circonstances.

« On reçoit les appels de gens qui vivent des difficultés, explique Sophie Séguin. On leur dit qu’on va essayer d’avoir l’information, mais on n’est pas sûr d’être capable de l’avoir. S’ils nous consultaient, on serait capable d’amener des pistes de solutions. »

Une seule question

Mme Séguin déplore aussi de ne pouvoir poser qu’une seule question par jour lors des conférences téléphoniques quotidiennes avec les PDG.

« On a droit à une question par catégorie syndicale. Parfois on en aurait cinq ou six et on est obligé d’en choisir une. C’est difficile. »

Le CIUSSS confirme qu’une rencontre téléphonique de 30 minutes a lieu chaque jour entre le président-directeur général ou la présidente-directrice générale adjointe et les syndicats. 

« Afin d’assurer une efficacité maximale de cette rencontre et d’octroyer à tous les partenaires un temps de parole équitable, il est possible que le nombre de questions soit limité, admet une porte-parole. Une adresse courriel est cependant disponible pour nos partenaires syndicaux afin que ceux-ci puissent adresser leurs questions et commentaires en tout temps. »