Le Cégep de Sherbrooke parle depuis quelques années déjà de la nécessité de rénover la piscine de son Centre de l’activité physique (CAP), une facture de plus de 4 M$.
Le Cégep de Sherbrooke parle depuis quelques années déjà de la nécessité de rénover la piscine de son Centre de l’activité physique (CAP), une facture de plus de 4 M$.

Le sort de la piscine du CAP toujours incertain

Toujours dans l’incertitude pour la rénovation de la piscine du Centre de l’activité physique (CAP), le Cégep de Sherbrooke a revu à la hausse la facture des travaux nécessaires.

La direction parle maintenant de travaux évalués à 4,4 M$, plutôt que 4,3 M$; il faut dire que l’on parle du projet depuis quelques années déjà.

La piscine du CAP montre des signes de détérioration importants et le projet de réfection était initialement évalué à 4,3 M$.

L’établissement n’avait pas réussi à mettre la main sur une subvention de 2 M$ espérée dans le cadre du programme de soutien aux installations sportives et récréatives. Le Cégep espérait alors que le gouvernement tienne une autre phase du programme. Si le Cégep avait pu obtenir le feu vert dans le cadre d’un autre appel de projets, il aurait aimé produire les plans et devis à l’automne 2019, en vue d’une réalisation des travaux en janvier 2021.

Le printemps dernier, la direction indiquait que si elle n’avait pas de nouvelle à l’automne 2019, elle devrait se pencher sur trois options : procéder à un règlement d’emprunt pour réaliser les travaux, fermer la piscine ou encore trouver une nouvelle source de financement.

« Le dossier continue de cheminer au ministère. On devrait avoir des réponses sous peu. On n’a pas abandonné à ce moment-ci l’idée de la rénover », précise la directrice générale du Cégep de Sherbrooke, Marie-France Bélanger.

« Actuellement, on maintient nos infrastructures et on les surveille attentivement. Il n’y a pas d’urgence à ce moment-ci à dire qu’on doit réfléchir incessamment à fermer la piscine. On s’assure de faire tous les suivis nécessaires pour la maintenir en bon état de fonctionnement. On est seulement conscient qu’on ne pourra pas continuer ça pendant plusieurs années encore », note Manon Desaulniers, directrice des ressources matérielles et financières.

La Ville de Sherbrooke s’était engagée à payer environ 25 % des travaux; l’aide est toutefois conditionnelle à ce que le Cégep de Sherbrooke obtienne une subvention.

Toujours confiant

« Pour la Ville, c’est une infrastructure importante, notamment dans l’est. Parmi les usagers de la piscine, il y a une plus grande proportion qui est des usagers externes au Cégep. Tout le monde convient que c’est important. D’ailleurs le bureau de notre députée (de Saint-François, Geneviève Hébert) travaille très fort parce qu’il y croit, la Ville aussi. On n’est pas tous seuls là-dedans. Les signaux restent au vert, mais c’est sûr qu’il va falloir avoir des décisions assez rapidement », précise Mme Bélanger.

Le conseiller municipal Pierre Avard, du district du Pin-Solitaire (où se trouve le Cégep), dit avoir espoir que la députée caquiste Geneviève Hébert pourra aider l’établissement, d’autant plus qu’elle avait fait ressortir cette priorité pendant la campagne électorale.

Dans une entrevue de mi-mandat, le maire Steve Lussier avait aussi identifié la réfection de la piscine comme l’une de ses priorités sportives.

« Je sais que pour en avoir discuté avec Mme Hébert, cela fait partie de ses dossiers », assure M. Avard en disant se montrer confiant. Le conseiller municipal avait déjà fait une sortie publique réclamant de l’aide pour les infrastructures de masse comme celles du Cégep, et non seulement les projets d’élite.

Selon des données déjà avancées par le Cégep, environ 80 % des usagers sont des gens de la population. Des établissements collégiaux de la province ont déjà fermé leur piscine faute de fonds.

Du côté du bureau de la députée Hébert, on précise qu’un nouvel appel de projets a été lancé en novembre dernier par la ministre déléguée à l’Éducation Isabelle Charest.

Ce programme d’aide financière aux infrastructures récréatives et sportives (PAFIRS) représente une enveloppe totale de 294 M $ regroupant à la fois des fonds du provincial et du fédéral.

Or, les infrastructures sportives du réseau de l’éducation ne sont pas admissibles, a indiqué par courriel Jason Ménard, conseiller politique et attaché de presse de Mme Hébert, après avoir d’abord décliné notre demande d’entrevue. Il précise que Mme Hébert a repositionné ce dossier au ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES), au budget infrastructures. Le PAFIRS remplace le programme de soutien aux installations sportives et récréatives, pour lequel la demande de subvention du Cégep de Sherbrooke n’avait pas été retenue en 2018.