Jeudi avait lieu l’inauguration de la nouvelle exposition Son, que du son, un projet du Musée des sciences et de la nature de Sherbrooke en collaboration avec l’Université de Sherbrooke. Sur la photo, on peut y apercevoir Suzanne Bernard, présidente du conseil d’administration, Jeanne Tessier et Michelle Bélanger, directrice générale et conservatrice du musée.

Le son au-delà des bruits

Est-ce que le silence existe vraiment ? Captons-nous tous les mêmes sons et peut-on les voir ? Même si le son fait partie du quotidien, le phénomène demeure bien obscur. Le Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke (MNS) en collaboration avec l’Université de Sherbrooke ont donné naissance à l’exposition Son, que du son qui répondra aux multiples questions sur les origines du bruit.

À diverses stations, 23 activités interactives répondront à ces questions en plus de susciter de nouvelles réflexions chez les visiteurs. 

Les curieux seront non seulement plus informés sur le sujet, mais ils seront également invités à vivre plusieurs expériences auditives. 

« En plus de lire les petits panneaux, comme on est habitué de le faire dans un musée, les gens pourront aussi expérimenter le son. On peut le voir et l’entendre pour ensuite se questionner. Nous percevons le son de différentes façons, et c’est ce que les visiteurs découvriront. À la fin, on peut même jouer avec le son avec du bruitage de film. Le son, il est parmi nous, on le vit et on l’expérimente tous les jours », informe Michelle Bélanger, directrice générale et conservatrice du MNS. 

« Il est important pour nous de faire vivre des expériences que l’on propose. Au MNS, il ne s’agit pas simplement de voir ou de contempler », poursuit-elle. 

L’exposition présente aussi un volet sensibilisation avec un îlot illustrant l’audition des animaux. Alors qu’un son peut sembler tolérable pour l’être humain, il peut être insupportable pour l’animal. Au volet sensibilisation s’ajoutent la question des maladies auditives et leur démystification. 

Olivier Robin, professionnel au groupe d’acoustique de l’Université de Sherbrooke, a mené le projet plus loin que ne l’espérait Mme Bélanger. En effet, l’université et le musée travaillent en concert depuis plus de trois ans à la réalisation de Son, que du son

À première vue, les différentes notions sur le son peuvent sembler brumeuses, mais M. Robin s’est assuré que l’exposition soit vulgarisée, de façon à ce que les tout-petits comme les plus grands saisissent bien. 

« Les stations vont vous faire ressentir le son de différentes façons. On va vous expliquer comment fonctionnent vos oreilles et comment vous pouvez entendre. On va même vous montrer qu’il est possible d’entendre avec votre menton ! », souligne M. Robin.

En discutant avec La Tribune, l’expert en acoustique se tient devant un îlot de l’exposition qui contribue même à la recherche sur le son. 

« On va impliquer les gens, mais avant tout on va leur expliquer ce que l’on fait en recherche. Plus particulièrement, nous expliquons ce que le groupe de recherche en acoustique et le groupe de recherche de la parole et de l’audio font. On implique les gens, on leur demande leur avis. On se rend bien vite compte que nous avons différentes perceptions sonores. »

L’exposition Son, que du son est présentée jusqu’au 5 septembre 2019 au Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke, rue Frontenac. Ensuite, elle partira en tournée pour au moins cinq ans à travers le Canada.