Le temps où un stationnement occupait la cour intérieure du Séminaire de Sherbrooke est révolu. Une cour unique en son genre, où cohabitent le sport, le ludisme et la détente, orne désormais le terrain de l’établissement.

Le Séminaire troque les voitures pour un « milieu de vie » [PHOTOS]

À la place des espaces de stationnement qui accaparaient autrefois la cour intérieure de l’établissement, les élèves du Séminaire de Sherbrooke pourront désormais profiter d’un espace extérieur unique en son genre. Une nouvelle cour alliant sport, détente et ludisme, entièrement conçue pour les « attirer dehors », attendra officiellement les élèves dès la fonte des neiges.

À quelques détails près d’être finalisée, la nouvelle cour du Séminaire a été imaginée comme un « milieu de vie » que la communauté saura s’approprier, confie son architecte, Daniel Quirion de la firme Jubinville et associés. « Le but, c’est de surprendre. Tout est un peu pensé pour créer une expérience, une sensation qui va au-delà de ce que les gens peuvent lire du lieu », dit-il. 

La cour comporte un plateau sportif multifonctionnel avec des gradins, un besoin qu’avait établi le Séminaire, ainsi qu’une zone végétalisée, où sont disposés différents types de mobilier ludique comme des banquettes de style diner « qui rappellent Chez Louis ou le Café central de Coaticook », des bancs de téléférique, des bancs « moustache », des chaises longues et des tables à pique-nique. Des tables de ping-pong extérieures ainsi qu’un terrain de mini-putt font également partie du paysage. 

« Des essences d’arbre ont aussi été sélectionnées pour cadrer du point de vue des couleurs et des coloris du blason du séminaire. On offre aussi une expérience fruitée avec des arbres fruitiers bien particuliers. Il y a des kiwis, des pruniers, des poiriers... C’est notamment l’Association des ancienes et des anciens qui offre ça comme legs. C’est métaphorique », explique Daniel Quirion, qui confie entretenir une relation particulière avec le Séminaire de Sherbrooke, où il a réalisé ses études secondaires avant d’y fonder un programme collégial d’architecture.  

« J’ai beaucoup voyagé et j’ai vu ce qui se faisait ailleurs, avance Daniel Quirion. Ça fait des années que tout le monde est un peu cynique à Sherbooke en ce qui a trait à l’architecture et à l’aménagement. Tout le monde a l’impression que la joute de la qualité et de la structure intéressante se passe ailleurs. C’était une belle opportunité de montrer qu’à Sherbrooke, on avait cette expertise. » 

À coût moindre

Pour Caroline Champeau, rectrice-directrice-générale, la nouvelle cour devrait plaire à chaque « catégorie d’élèves » du Séminaire, en plus de se distinguer comme lieu incomparable en Estrie. « On a fait beaucoup de recherche pour sortir des sentiers battus, partage-t-elle. On a beaucoup cherché localement, mais il y a aussi du mobilier qui vient d’italie, comme les bancs "nid d’oiseaux" ». 

« Toute la population est la bienvenue. C’est un projet ouvert sur la communauté », indique-t-elle d’ailleurs. 

Depuis que la cour est accessible, c’est-à-dire la fin septembre, les élèves demeurent davantage sur le campus, remarque-t-elle également. 

L’aménagement de la nouvelle cour arrière a été réalisé en phase avec un plus large projet de réfection de la fondation du bâtiment, qui subissait des problèmes d’infiltration. « Depuis toujours, la cour était un stationnement. Les jeunes n’avaient pas de lieu de détente ou d’aire de jeu », indique Mme Champeau.  

Alors que le grand projet, entièrement financé par le Séminaire, avait été estimé à 4 M$, Mme Champeau se réjouit aujourd’hui d’une facture finale de 3,2 M $. 

Pour compenser les espaces perdus, une nouvelle zone de stationnement a été aménagée au bout d’un terrain sportif appartenant au Séminaire, situé de l’autre côté de la rue Peel. 

L’inauguration officielle de la cour aura lieu au printemps 2020.

« Le but, c’est de surprendre. Tout est un peu pensé pour créer une expérience, une sensation qui va au-delà de ce que les gens peuvent lire du lieu », dit Daniel Quirion, qui a imaginé la nouvelle cour.
« Toute la population est la bienvenue. C’est un projet ouvert sur la communauté », indique la rectrice-directrice-générale du Séminaire, Caroline Champeau.
Plusieurs essences d'arbres ont été choisies pour rappeler les couleurs du blason du Séminaire.
Des tables de ping-pong extérieures sont à la disposition des élèves.
Les bancs « moustache » épousent la forme du corps.
Les bancs de téléférique