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Les écoles primaires pourront rouvrir dès lundi prochain, le 11 janvier.
Les écoles primaires pourront rouvrir dès lundi prochain, le 11 janvier.

Le retour des élèves bien accueilli

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
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Le retour à l’école des élèves est accueilli avec satisfaction dans le milieu de l’éducation. Ce retour ramène aussi à l’avant-plan la question de la vaccination des enseignants.

Les élèves du primaire seront de retour sur les bancs d’école le 11 janvier, tandis que les grands du secondaire auront une semaine supplémentaire d’enseignement en ligne avant de retrouver leur école.

Tant le président du Syndicat de l’enseignement de l’Estrie (SEE), Richard Bergevin, que la députée de Sherbrooke, Christine Labrie, responsable solidaire en matière d’éducation, se sont réjouis de l’annonce du premier ministre François Legault.

« C’est la meilleure façon de donner le service. On sait que l’enseignement à distance a de grandes limites : on le découvre de plus en plus », commente le président du SEE-CSQ, Richard Bergevin, qui a néanmoins des préoccupations de santé envers les enseignants. 

« Considérant qu’on veut garder les écoles ouvertes, les enseignants devraient être très haut dans la liste de gens à vacciner, parce qu’ils se mettent malgré tout à risque. Si on peut aller vers une vaccination plus rapide, ce serait très intéressant considérant l’impact que l’on a sur la société. On sait qu’on veut garder les écoles ouvertes pour continuer l’apprentissage, mais aussi parce que ça a un impact sur l’économie. Si les parents s’occupent des enfants à la maison, ils sont moins disponibles pour le travail. » Mais pas avant les travailleurs de la santé, précise-t-il.

Un jour sur deux au secondaire

Le directeur général du Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSSRS), Christian Provencher, aurait bien aimé voir les élèves du secondaire rentrer dès lundi, mais ayant eu peur de voir les écoles fermer pour un temps, il sera heureux de les revoir à compter du 18 janvier. 

La même formule est prévue (comme ce l’était en zone rouge avant les Fêtes), soit en alternance une journée sur deux, selon le site du gouvernement. Les cours reprennent aussi le 18 janvier pour la formation professionnelle et l’éducation aux adultes. Comme prévu, les écoles spécialisées du Touret et Le Monarque accueillent les jeunes ce jeudi.

Richard Bergevin voit d’un bon œil que les élèves du secondaire portent un masque de procédure fourni par Québec, comme l’a annoncé le premier ministre. 

Christine Labrie accueille aussi les mesures concernant le port du masque de façon positive, comme le port du couvre-visage en classe chez les élèves de cinquième et sixième années. L’ensemble des élèves du primaire doivent porter un couvre-visage dans les corridors, les aires communes et le terrain de l’école.

L’Association des pédiatres du Québec avait plaidé pour que les élèves puissent réintégrer les classes à compter du 11 janvier. D’autres médecins avaient aussi joint leurs voix. 

« C’est une bonne nouvelle, note Mme Labrie. C’est aussi une bonne nouvelle que le gouvernement décide de prendre au sérieux la contamination par aérosols dans les écoles. Ça fait longtemps qu’on leur parle de ça », note Mme Labrie. 

« Le premier ministre a mentionné que c’était plus facile de faire de l’enseignement en ligne avec les élèves du secondaire. C’est vrai qu’ils sont plus autonomes, mais il faut faire attention : l’enseignement en ligne joue sur leur motivation », note M. Bergevin. Il dit avoir des préoccupations au sujet du bulletin à produire au plus tard le 22 janvier : ce dernier sera le seul que les élèves de cinquième secondaire auront avant de faire leur demande d’admission au cégep.

Des précisions attendues

Le point de presse du ministre de l’Éducation Jean-François Roberge, vendredi, est très attendu. « J’ai déjà hâte à vendredi pour voir s’il annoncera des éléments qui vont devenir des leviers pour nous aider à aider les enseignants et les élèves. Plus l’année scolaire avance, plus on a la lunette sur la réussite scolaire », commente Christian Provencher. Il espère notamment des ajustements en matière des évaluations et des examens de fin d’année, « peut-être des ajustements au niveau des programmes, cibler tout ce qui devient essentiel ou qu’on nous donne les marges de manœuvre qui nous permettent de juger des éléments essentiels au passage d’une année ». 

Certains, comme le SEE et la députée solidaire, plaident pour l’abolition des examens de fin d’année en raison du contexte exceptionnel. « Il serait pertinent d’éliminer les examens de fin d’année pour avoir un maximum de temps d’enseignement », note M. Bergevin. Mme Labrie s’attend aussi à ce que le ministre revienne sur la ventilation dans les écoles.

Il n’a pas été question d’enseignement supérieur lors du point de presse. Sur les réseaux sociaux, des étudiants de l’Université de Sherbrooke s’impatientaient pour la suite des choses : plusieurs espèrent que l’UdeS, qui mise sur le présentiel le plus possible, se montrera plus flexible. L’UdeS a fait savoir qu’une communication sera émise à ce sujet jeudi. Un conseil de régie est aussi prévu au Cégep de Sherbrooke jeudi.