À l’écocentre Michel-Ledoux, le Renouveau sherbrookois, par la voix de son chef Bernard Sévigny et de la conseillère sortante Christine Ouellet, s’est engagé à investir 1 M$ pour agrandir les deux écocentres.

Le Renouveau sherbrookois agrandirait les écocentres

Si le Renouveau sherbrookois est porté au pouvoir le 5 novembre, le parti municipal agrandira les deux écocentres. Il propose aussi de réaliser une analyse de faisabilité pour l’implantation d’un troisième écocentre qui serait en partie consacré aux CRD, les déchets reliés à la construction, à la rénovation et à la démolition.

« L’utilisation des écocentres fonctionne très bien. Les gens répondent à l’appel. Juste en 2016, il y a eu 106 000 visites de citoyens qui utilisent ce service. Nous avons donc récupéré via les écocentres 13 400 tonnes de matières récupérables. Comme le succès vient de plus en plus et que le type de matériel à récupérer va en augmentant, on vous annonce que nous agrandirons les deux écocentres, ce qui coûtera un demi-million dans chacun des cas. On veut aussi se donner de la perspective et se donner des orientations dans la gestion des écocentres », a expliqué le chef Bernard Sévigny, précisant que les agrandissements se dérouleraient dans les quatre prochaines années.

« Nous pensons qu’en agrandissant les écocentres et en donnant un service particulier pour les déchets de construction, nous atteindrons les objectifs du ministère de l’Environnement. »

La conseillère sortante et candidate du district du Golf, Christine Ouellet, a parlé de l’étude de faisabilité pour la construction du troisième écocentre, qui serait partiellement consacré aux CRD. « Si les études sont concluantes, il pourrait aussi servir à des fins résidentielles. Il serait situé dans un secteur un peu plus éloigné des écocentres qui existent déjà. Ce serait fait en partenariat avec le privé, comme ça se fait déjà à Lévis. »

« La gestion des CRD est faite essentiellement par l’entreprise privée. Les écocentres, ce sont des citoyens qui les utilisent. On veut se donner un plan de match pour travailler avec les entreprises privées qui font déjà la cueillette de ces matières-là. Nous souhaitons travailler ensemble pour maximiser les retombées et nous assurer que ces matières ne soient pas enfouies », ajoute Bernard Sévigny.

La candidate du district de l’Hôtel-Dieu, Geneviève Hébert, a pour sa part rappelé qu’elle travaille dans le domaine de la construction. « Quand on fait la construction de maisons neuves, on a à louer un ou deux conteneurs. Par la suite, nous perdons la trace de ces matériaux, qui peuvent sortir de Sherbrooke et être enfouis. Je trouve intéressant qu’on regarde d’autres options pour ces déchets, mais toujours avec le secteur privé. »

Il n’était pas question pour M. Sévigny de prendre un engagement concernant Valoris. « C’est une régie intermunicipale gérée par un conseil d’administration autonome. Nous ne prendrons pas d’engagements en porte-à-faux avec nos partenaires du Haut-Saint-François. Il faut qu’on gère les matières sur notre territoire et nous les acheminons à Valoris, mais c’est un autre dossier sur lequel nous travaillerons dans les prochains mois. Nous ne pouvons pas prendre des engagements sur une régie intermunicipale dans le cadre d’une campagne électorale. »

Enfin, le Renouveau sherbrookois ne prend pas d’engagement en matière de compost non plus. « La sensibilisation et la réflexion pour aller plus loin en matière de compost sont des problématiques dans les immeubles à logements. Dans le milieu résidentiel unifamilial, ça va très bien. De façon continue, on travaille pour trouver la meilleure façon de récupérer les matières putrescibles dans les immeubles à logements. Il n’y a pas d’engagement en ce sens. L’approche que nous avons adoptée est moins l’approche coercitive que la sensibilisation. Ça fonctionne tellement qu’on est déjà au-delà des objectifs du ministère de l’Environnement en matière de récupération. »