Le REMDUS a comme mission la défense et la représentation des droits et des intérêts des étudiants de 2e ou 3e cycle inscrits à l’Université de Sherbrooke.
Le REMDUS a comme mission la défense et la représentation des droits et des intérêts des étudiants de 2e ou 3e cycle inscrits à l’Université de Sherbrooke.

Le REMDUS dit non à la nouvelle réforme du PEQ

Lilia Gaulin
Lilia Gaulin
La Tribune
Ssherbrooke - Le Regroupement étudiant de maîtrise, diplôme et doctorat de l’Université de Sherbrooke (REMDUS) s’est positionné contre la nouvelle réforme du Programme de l’expérience québécoise (PEQ). Les membres du REMDUS l’ont qualifiée de déchirante pour la communauté étudiante internationale.

Le PEQ est un programme d’immigration accéléré pour les travailleurs et les étudiants qualifiés. À la fin de celui-ci, les participants peuvent obtenir leur statut de résident permanent. 

Une expérience de travail entre 12 et 24 mois, à la fin de leurs études, sera maintenant demandée aux étudiants internationaux afin qu’ils puissent espérer être sélectionnés au PEQ dans le but d’obtenir leur Certificat de sélection du Québec (CSQ). 

La réforme ne reconnaît plus l’expérience acquise lors des stages effectués dans les programmes coopératifs. 

« Ces programmes favorisent l’intégration sur le marché du travail. Le fait que cette expérience de travail acquise lors des études ne soit pas reconnue dans l’expérience demandée, c’est très problématique pour de nombreux étudiants de l’Université de Sherbrooke », avoue la directrice aux affaires politiques et externes du REMDUS, Diana Gutiérrez-Ruiz.

Elle est également en désaccord avec le temps de traitement des dossiers. Initialement, chaque demande devait être traitée en 20 jours. Le ministère de l’Immigration s’engage maintenant à les traiter dans un délai maximum de 6 mois. « Ce changement va entraîner des enjeux supplémentaires pour les étudiants internationaux. Le processus vers la résidence permanente est rallongé de 2 à 5 ans. » 

Le REMDUS dénonce aussi qu’aucune clause ne protège les droits acquis par la communauté étudiante internationale déjà installée dans la province. 

Diana Gutiérrez-Ruiz se dit « déçue par la réforme proposée par le ministre de l’Immigration et espère que (le ministre de l’Immigration) Simon Jolin-Barette fera preuve de plus d’humanité. »