Le référendum au coeur de la campagne, croit Charest

Le 7 avril prochain, l'électeur québécois devra se poser une seule et unique question selon l'ancien premier ministre Jean Charest: suis-je pour ou contre la tenue d'un référendum?
<p>Michèle Dionne</p>
Présent à Sherbrooke jeudi lors d'un événement de la Croix-Rouge mettant en vedette sa conjointe Michèle Dionne, le retraité de la vie politique en a profité pour donner son avis à propos de l'actuelle campagne électorale.
« Il y a un enjeu sur lequel tous les partis s'entendent durant cette campagne. Est-ce qu'on veut oui ou non un référendum? Le 7 avril, quand les gens iront voter, ils auront une seule question à se poser: un référendum ou pas?» lance l'ancien chef libéral.
Si référendum il y a, croit-il s'impliquer afin d'empêcher que le Québec devienne souverain?
«Je n'ai aucune hypothèse. J'ai confiance au Parti libéral. Il remportera les élections le 7 avril prochain et il n'y aura pas de référendum», espère M. Charest.
Un Parti libéral «renouvelé»
Plutôt effacé jusqu'à maintenant depuis le déclenchement des élections, Jean Charest confie qu'il ne s'agit pas d'une stratégie politique établie.
« Je n'ai jamais voulu m'effacer depuis le début de la campagne. C'est normal qu'une nouvelle génération arrive en place (...). Le Parti libéral s'est renouvelé. Il y a un nouveau chef, de nouveaux candidats, une nouvelle plateforme. Bravo à toute l'équipe!»
Est-ce qu'il aurait préféré participer à la parade électorale de 2014?
« Je ne m'ennuie pas des campagnes électorales. Je ne regrette pas de m'être retiré. Je n'ai pas de relent. J'ai adoré ce que j'ai fait pendant 28 ans. Je suis profondément reconnaissant envers la population de Sherbrooke de m'avoir accordé ce privilège. J'en garde juste de bons souvenirs. J'ai le sentiment d'avoir fait ce que j'ai pu et maintenant, c'est le tour à d'autres personnes. C'est la roue qui tourne!»
Chose sûre, Jean Charest offre un support inconditionnel au candidat libéral dans Sherbrooke, Luc Fortin:
«Je l'appuie sans réserve. Je le connais puisqu'il a travaillé avec moi. J'ai beaucoup d'estime pour lui et je suis heureux de voir un candidat libéral de cette qualité dans Sherbrooke. J'ai confiance de le voir gagner son élection.»
Jean Charest avoue d'ailleurs qu'il pourrait réaliser une sortie plus officielle afin d'appuyer Luc Fortin et le Parti libéral malgré ses nombreux voyages prévus lors des prochains jours.
«Je serai aux États-Unis demain, à Montréal lundi, à Toronto mardi, à Londres mercredi et à Paris dans une semaine. Je tenterai de trouver un moment.»
L'étoffe d'un bon premier ministre
Le travail du nouveau chef semble satisfaire Jean Charest jusqu'à présent.
«M. Couillard fait une très belle campagne. Les Québécois semblent assez fiers de cet homme qu'ils découvrent tous les jours. C'est un bon chef de parti et un homme d'envergure qui fera un très bon premier ministre du Québec», confie-t-il.
Finalement, que pense l'ancien premier ministre du dernier bilan du PQ?
« Je ne veux pas commenter ça. Le 7 avril, les Québécois auront un choix qui portera beaucoup plus sur la tenue ou non d'un référendum que sur le bilan des 18 derniers mois», termine-t-il.