L’embauche de personnel va bon train en vue de la rentrée dans les écoles du CSSRS la semaine prochaine.
L’embauche de personnel va bon train en vue de la rentrée dans les écoles du CSSRS la semaine prochaine.

Le recrutement de personnel va bon train au CSSRS

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
À quelques jours de la rentrée scolaire, le Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSSRS) a presque entièrement trouvé le personnel pour accueillir les élèves la semaine prochaine. Différents facteurs expliquent cette situation, dont des décloisonnements d’emplois rendus possibles grâce à un arrêté ministériel et la baisse importante d’employés qui se disaient inaptes au travail le printemps dernier.

Rappelons que des questionnaires avaient été envoyés pour organiser la deuxième rentrée scolaire du 11 mai, afin de connaître la situation des employés, notamment ceux plus à risques en raison de l’âge.

« Ça va quand même pas mal bien », commente Daniel Samson, directeur des ressources humaines au CSSRS, en ajoutant que cette rentrée se prépare depuis le printemps dernier.

En enseignement, environ 325 contrats de remplacement ont été offerts cette année, de même que 70 postes permanents. 

Il s’agit de données similaires à l’année dernière, alors qu’il s’agissait de chiffres records.

L’organisation recherche notamment un psychologue pour deux jours par semaine et compte encore huit contrats à offrir en enseignement, voire moins étant donné que la situation évolue chaque jour. 

Baisse considérable 

Le printemps dernier, environ 435 membres du personnel se disaient inaptes au travail en raison de la pandémie. Ce nombre a été ramené à 75 pour l’ensemble du personnel, dont environ 30 enseignants. 

« Cette main-d’œuvre va servir à faire du télé-enseignement », note M. Samson.  

« Pendant l’été, on a travaillé à documenter chacun des dossiers des membres du personnel. »

Comment explique-t-on cet écart important? Plusieurs raisons peuvent le justifier, dont une clarification des conditions depuis le printemps, la peur dans certains cas, la nécessité d’être à la maison parce que les enfants se sont retrouvés sans école, etc.

Beaucoup de gens peuvent être réaffectés à d’autres tâches. 

Les besoins en main-d’œuvre risquent cependant de revenir plus criants cet automne, alors que des congés de maladie ou des congés de maternité, entre autres, vont s’additionner au fil des semaines. 

« Graduellement, on commence à piger dans notre banque et à offrir des contrats. Ce qui fait qu’en novembre ou décembre, la suppléance devient un peu plus complexe. Ça dépend toujours du volume de disponibilités des étudiants en stage. Mais ça, on le gère chaque année. »

En outre, l’arrêté ministériel de Québec, qui permet une certaine flexibilité dans les différents métiers, a comme impact de bonifier les heures travaillées de certains employés, comme les éducatrices en service de garde et les surveillants. 

« Ça nous permet d’expérimenter des choses qu’on ne pouvait pas faire avant », dit M. Samson en citant l’exemple d’une éducatrice qui peut donner un coup de main en secrétariat.  

La précarité de ces employés a souvent été décriée.

« C’est certain que des employés ont plus d’heures. Par contre, c’est temporaire », commente Renée Bibeau, présidente du Syndicat du personnel technique et administratif (SPTA) du CSSRS, qui dit encore constater une pénurie d’employés dans ces domaines.

« Si le CSSRS a trouvé cette semaine, ça ne s’est pas encore rendu dans les écoles. Les ressources humaines ont fait des embauches, mais est-ce que ça répond aux besoins des écoles? Pour le moment, ce n’est pas le son de cloche que j’ai, il y a encore des manques. » La situation évolue de jour en jour; il se pourrait donc que le portrait ait encore changé depuis les dernières informations obtenues par le syndicat. 

« La fonction de concierge a pris une importance primordiale, ce qui fait qu’on a un excédent. » Certains concierges embauchés pour les ménages d’été pourraient demeurer cet automne. 

Des médias montréalais rapportaient les craintes de suppléants qui doivent se promener dans plusieurs écoles. Qu’en est-il sur le territoire du CSSRS? « Pour un professionnel qui faisait trois ou quatre milieux, on se limite à deux. Les gens ne peuvent plus faire plus d’un milieu la même journée », précise M. Samson. Cette nouvelle façon de faire a été mise en place le printemps dernier avec la COVID. « Avant, un professionnel pouvait faire quatre milieux dans la même semaine. Les suppléants, c’est la même chose. On essaie de limiter le plus possible les déplacements à l’intérieur d’une même journée ou d’une même semaine. On est capable de le faire tant et aussi longtemps qu’on a assez de suppléants, mais on tente de maintenir ça. »