Paul Gingues : « Je persiste à croire que c’est plus ou moins une bonne affaire pour les Sherbrookois de louer le QG sans savoir ce que l’avenir nous prédit. »

Le Quartier Well Sud rallie tous les élus, sauf Beaudin

Une majorité d’élus a accueilli positivement la nouvelle mouture du Quartier Well Sud, même si certains bémols ont été énoncés. Les soubresauts sont venus des conseillers Paul Gingues et Évelyne Beaudin.

M. Gingues a lancé un débat, en fin d’après-midi, en suggérant que la Ville devienne propriétaire du bâtiment de six étages qui abritera les organismes de développement économique, le QG.

À LIRE AUSSI: Deux classes d’élus à Sherbrooke, selon Beaudin

La démolition sur Well Sud commencera en novembre [VIDÉO]

« Nous avions évalué cette possibilité. L’achat coûterait environ 18 M$. Face à l’analyse initiale, ça ne valait pas la peine pour la Ville en raison du coût de location des locaux », a indiqué Philippe Cadieux, conseiller en partenariat à la direction générale adjointe.

« Je persiste à croire que c’est plus ou moins une bonne affaire pour les Sherbrookois de louer le QG sans savoir ce que l’avenir nous prédit. Tout le reste m’enchante, alors je retire ma proposition », a statué M. Gingues.

Le conseiller du district de l’Université a par ailleurs invité les commerçants du centre-ville à se manifester dès mardi pour aider la Ville à trouver des mesures d’atténuation des conséquences des travaux. Danielle Berthold a d’ailleurs suggéré que les stationnements temporaires qui seront aménagés le temps des travaux soient gratuits.

Évelyne Beaudin a suggéré que les séances du conseil ne se tiennent plus les soirs d’élections. « Si on avait pris plus de temps dans ce projet, nous aurions pu envisager les critiques de façon constructive. Je ne peux me résoudre à construire un stationnement aussi volumineux. »

Le maire Steve Lussier rapporte qu’il aurait été impossible de remettre la séance du conseil, et du même coup la décision portant sur le projet.

Concernant les stationnements, Pierre Avard a rappelé que le stationnement Webster, avec ses 400 places, devra être reconstruit sous peu. « Nous prendrons connaissance de la façon dont les citoyens ont modifié leurs habitudes de transport et nous nous ajusterons. On peut en faire tout un plat, mais pour moi, ce n’est pas une raison de rejeter le projet. »

Il suggère aussi de fermer complètement le stationnement plutôt que le laisser à aire ouverte.

Parmi les notes plus positives, Vincent Boutin, s’est exclamé : « Enfin la rue Wellington Sud aura droit à ses lettres de noblesse. Ce qui est sur la table est ambitieux. Nous avons des garde-fous avec des prix maximums garantis qui font que s’il y a des dépassements, ce ne sont pas les Sherbrookois qui vont payer. »

Rémi Demers a souligné à quel point le projet a été modifié pour devenir plus vert, plus joli. « Et on s’en tire en payant 4 M$ de moins. »

« Je pense que c’est le début d’une grande revitalisation, dit Chantal L’Espérance. Je suis agréablement surprise des changements apportés. »

Annie Godbout a indiqué qu’elle sera soucieuse, dans les prochaines consultations publiques, de l’aménagement de la place publique pour y présenter des événements et pour attirer les touristes. « C’est un projet qui comporte peu de risques pour les Sherbrookois et ce sera une bougie d’allumage pour le centre-ville. »

Nicole Bergeron est contente des gains obtenus. « Ce projet servira de modèle à bien d’autres villes. Tant mieux si on en inspire d’autres à suivre nos traces. »

Dans la période des messages des élus, Évelyne Beaudin a déposé les commentaires qu’elle a reçus des citoyens à la suite de la publication d’une vidéo sur Facebook. « Depuis deux ans, j’ai livré mon plaidoyer une dizaine de fois contre le stationnement. Ça n’a rien donné. Valoris est un exemple de ce qui arrive quand on laisse aller les choses sans jouer son rôle d’élu. »

Chantal L’Espérance a mentionné que la politique est l’art de faire des compromis. « Encore faut-il accepter d’en faire. »

Pierre Tremblay a répondu sur Facebook que Mme Beaudin est déjà en campagne électorale et qu’il trouve sa démarche inacceptable.