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Le Provigo Le Marché du boulevard Jacques-Cartier à Sherbrooke est sur la liste des 22 Provigo au Québec que Loblaw entend convertir en magasins franchisés d’ici la fin de 2022.
Le Provigo Le Marché du boulevard Jacques-Cartier à Sherbrooke est sur la liste des 22 Provigo au Québec que Loblaw entend convertir en magasins franchisés d’ici la fin de 2022.

Le Provigo Le Marché est à vendre pour 50 000$

Jacynthe Nadeau
Jacynthe Nadeau
La Tribune
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Le Provigo Le Marché à Sherbrooke est à vendre. Le magasin du boulevard Jacques-Cartier Sud est sur la liste des 22 Provigo au Québec que Loblaw entend convertir en magasins franchisés d’ici la fin de 2022.

Ouvert depuis 2013, ce Provigo est encore exploité par le géant ontarien lui-même, contrairement aux six autres magasins de cette bannière en Estrie qui appartiennent à des marchands propriétaires franchisés.

Loblaw fait valoir que le modèle de magasin franchisé donne un meilleur rendement puisque l’offre est mieux adaptée aux besoins de la clientèle et à la disponibilité des produits locaux.

Actuellement, la bannière Provigo s’affiche sur 84 magasins au Québec, dont 22 ne sont pas franchisés. 

L’investissement demandé par Loblaw pour ces 22 commerces est de 50 000 $, précise-t-on au service des Affaires corporatives et communications. Le prix est le même partout au Québec. «Il s’agit des mêmes conditions en vigueur chez Provigo depuis plusieurs années. Ce modèle est propre à notre bannière et différent d’autres types de franchises», ajoute-t-on. 

« Le virage qu’effectue Provigo est en fait un retour aux sources, explique dans un communiqué le directeur de groupe sous la bannière Provigo Steve Lamontagne. Dès sa création en 1969, la bannière Provigo a été conçue pour en être une de proximité. Qui de mieux placé qu’un marchand propriétaire, fortement ancré au sein de sa communauté et ayant la flexibilité nécessaire pour connaître et comprendre les besoins de ses consommateurs et pour assurer cette proximité avec sa clientèle? »

Propriétaire franchisé du Provigo de Windsor depuis trois ans, François Gauthier n’est pas surpris de cette annonce ni du prix demandé. 

« Provigo s’assure d’avoir des gens impliqués dans leur communauté. Avec un propriétaire sur place, qui a son nom sur la bâtisse, ils savent que le magasin va être plus beau et que les gens vont en être fiers. »

Lui-même a acquis le magasin de la rue Saint-Georges dans des conditions semblables, admet-il. « La franchise, c’est comme ça. C’est un partenariat avec Provigo qui nous permet d’avoir accès à une épicerie à un prix raisonnable. »  

Le directeur du Provigo Le Marché à Sherbrooke, Pascal Benoit, n’a pas voulu commenter la nouvelle. 

La propriétaire du Provigo Liette Fauteux, situé non loin de là sur la rue Galt Ouest, savait déjà que le magasin du boulevard Jacques-Cartier Sud est à vendre, mais elle ne sera pas sur les rangs pour l’acquérir. « Un magasin, c’est déjà beaucoup de travail », se limite-t-elle à dire avant de référer La Tribune aux affaires corporatives. 

Dans son communiqué, Provigo précise que sur les 22 magasins à vendre, trois sur l’île de Montréal sont ou seront convertis d’ici quelques semaines. 

Pour les autres, la bannière est à la recherche d’entrepreneurs passionnés par l’alimentation et animés par le désir de bien servir leur clientèle et de faire une différence au sein de leur communauté. 

« Outre une flexibilité accrue, les avantages à devenir un franchisé Provigo sont nombreux, dont un coût d’acquisition relativement faible, un contrat aux modalités flexibles et un soutien opérationnel de la part de la bannière », ajoute-t-on.

En plus de François Gauthier et Liette Fauteux, les marchands propriétaires franchisés de Provigo en Estrie sont Daniel Larouche sur la 13e Avenue Nord, Stéphane Tremblay sur King Est, Robert Lafond à Lennoxville et Michel Frigon à Magog.

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Partenariat gagnant-gagnant

Au début de la pandémie, le Provigo François Gauthier a fait parler de lui pour son partenariat avec la banque alimentaire de Windsor pour réduire le gaspillage alimentaire.

Depuis le début du mois de mars, des bénévoles de cette banque alimentaire passent chaque jour récupérer la nourriture invendue dans tous les départements du marché d’alimentation pour remettre aux familles dans le besoin.

Neuf mois plus tard, le partenariat se poursuit, assure M. Gauthier. Il lui permet de remettre l’équivalent de 10 000 à 13 000 $ par mois en denrées à la banque alimentaire. « Je ne m’attendais pas à ce que ça marche à ce point-là, dit-il. Mais c’est gagnant-gagnant. On va continuer tant que je vais être propriétaire, et même après la pandémie ».