Les copropriétaires de La Libellule, Keila Batko et Véronique Cabana, misent sur la communauté d’affaires pour compléter le sociofinancement de leur projet dans l’ancien presbytère de Sainte-Praxède dans le secteur de Brompton.

Le Projet La Libellule lance un appel au monde des affaires

Le projet La Libellule, destiné à offrir des services spécialisés aux enfants et aux jeunes ayant des besoins particuliers, lance un appel à la communauté d’affaires afin d’atteindre son objectif de sociofinancement.

Les deux entrepreneures derrière ce projet, Keila Batko et Véronique Cabana, ont annoncé mercredi en conférence de presse avoir amassé 27 383 $ par le biais de la plateforme de sociofinancement La Ruche Estrie. Cette somme représente 91 % de leur objectif de financement fixé à 30 000 $.

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À 15 jours de la fin de leur campagne, et devant le succès obtenu auprès de la population en général, les deux éducatrices spécialisées ont donc décidé de se tourner vers la communauté d’affaires afin que leur projet puisse enfin voir le jour dans l’ancien presbytère de Sainte-Praxède dans le secteur de Brompton.

« On est très touchées de l’accueil de la population à notre projet jusqu’à maintenant, a indiqué Véronique Cabana. On sent que la population s’est mobilisée, chacun à la hauteur de ses moyens pour contribuer. Tout ça nous donne des ailes. Mais ça confirme aussi qu’il y a un grand besoin dans la région pour un centre comme le nôtre. »

L’objectif de 30 000 $ vise surtout à aménager l’aire extérieure de l’ancien presbytère afin de procurer à la clientèle des équipements adaptés, tels qu’une rampe d’accès pour fauteuil roulant, une clôture ceinturant l’aire de jeux et certains modules de jeux spécialisés. « On veut leur offrir des installations à la hauteur de leurs différences », espère Véronique Cabana, qui est également copropriétaire de l’entreprise.


« Aussitôt qu’on parle de spécialisation, ça vient avec de gros montants d’argent. »
Keila Batko

Sa partenaire, Keila Batko, fait valoir que de tels équipements sont essentiels au développement des jeunes auxquels les services sont destinés.

« Aussitôt qu’on parle de spécialisation, ça vient avec de gros montants d’argent, dit-elle. Dans une aire de jeux, les jeunes à mobilité réduite sont souvent ceux qui sont un peu exclus. Ils sont confinés à être témoins du plaisir des autres de circuler dans l’aire de jeux. Ce qu’on souhaite, c’est qu’ils se sentent inclus dans le parc et que le parc leur appartient à eux aussi. Tout ça implique de gros sous et c’est pour ça qu’on a besoin des gens d’affaires. »

Or, l’appel des deux éducatrices-entrepreneures a déjà obtenu une première réponse positive avec l’implication de l’homme d’affaires René Couture, propriétaire des IGA Couture de l’Estrie. Celui-ci a en effet annoncé qu’il allait doubler les sommes recueillies auprès de ses clients au cours de la fin de semaine. « Quand on est en affaires et que la communauté nous appuie en tant que commerçant, on se doit de redonner à la communauté », a exprimé M. Couture en invitant la communauté des affaires à contribuer au projet.