Le président de Couillard Construction devant la commission Charbonneau

Marcel Pouliot, un entrepreneur de Coaticook, a calculé que la seule exigence syndicale d'obtenir de la soupe chaude au chantier de La Romaine lui coûterait 52 500 $ pour un an en coûts supplémentaires.
L'entrepreneur des Cantons de l'Est en a fait la démonstration devant la Commission Charbonneau, jeudi, en faisant des projections sur un an, s'il devait payer ainsi un journalier pour aller chercher cette soupe, parcourir le kilométrage requis, distribuer la soupe dans les cinq roulottes du vaste chantier, puis ramasser les bols et revenir.
Et ces coûts ne valent que si c'est un journalier qu'il doit ainsi payer pour la tâche. Cela pourrait être plus coûteux encore, puisqu'il lui est arrivé de devoir personnellement s'occuper de la tâche, lui ou un gérant de projet, puisqu'il n'avait pas de journalier pour s'occuper du travail.
L'entrepreneur a aussi précisé qu'il est acceptable qu'il n'y ait pas de soupe pendant une journée ou deux, aux yeux des ouvriers, mais si la lacune est constatée pendant trois journées ou une semaine, il sera confronté à un arrêt de travail.
Cet exemple pourtant anodin de la soupe a été utilisé par le procureur Paul Crépeau, de la commission, pour illustrer à quel point des demandes qui n'existent pas ailleurs que sur la Côte-Nord peuvent engendrer des coûts supplémentaires pour les entrepreneurs qui y font affaire, voire engendrer des tensions avec les ouvriers lorsqu'ils ne se plient pas aux demandes.