Serge Fournier

Le «premier vrai relationniste du SPS» s'éteint à 73 ans

Serge Fournier, un relationniste du Service de police de Sherbrooke (SPS) à la retraite, est décédé des suites d'un cancer à l'âge de 73 ans, après s'être battu contre cette maladie pendant plusieurs années.
René Dubreuil, un autre ancien relationniste du SPS, a travaillé pendant plus de vingt ans aux côtés de M. Fournier. Il le décrit comme un homme « bon, humain, gentil avec tout le monde ».
« Serge, ç'a été le premier vrai relationniste au Service de police de Sherbrooke, mentionne-t-il. Il s'est toujours impliqué beaucoup auprès de la population, dans différentes oeuvres caritatives, dont le club de moto des Blue Knights, la Fondation Rock-Guertin et la Fondation du CHUS. »
Après son départ du SPS, Serge Fournier a suivi un cours de sommellerie, puis est devenu conseiller à la SAQ. Il y travaillait toujours il y a à peine plus d'un an, lorsqu'il a dû se retirer à cause de son état de santé qui se détériorait rapidement.
« Quand on allait le voir à la SAQ, il avait toujours un bon vin à nous conseiller. C'était une très, très bonne personne », relate René Dubreuil.
Le 9 février dernier, faute d'avoir pu le faire avant, une centaine d'amis et d'ex-collègues de M. Fournier se sont rassemblés afin de célébrer sa retraite avec lui. C'est Claude Leblanc, un ancien gardien de prison et grand ami de Serge Fournier, qui avait organisé la fête.
« Il est sorti des soins palliatifs pour cette journée-là, raconte René Dubreuil. Il était en fauteuil roulant et il était très affaibli, mais je pense que ça lui a fait du bien de revoir tous ses amis, autant de la police que de la SAQ. »
« Quand il est rentré dans la salle, quand il a vu tous les gens qui étaient là, il a juste dit "wow". Ça voulait tout dire », se souvient Claude Leblanc.
M. Leblanc parle de son défunt ami comme d'un « grand battant ». « Il a eu plusieurs traitements et de multiples opérations, mais chaque fois, quand on lui demandait comment ça allait, il répondait que ça allait bien. Il ne se plaignait jamais. »
« C'est un modèle pour bien du monde, parce que même s'il était malade, il a profité de la vie quand même. Il a fait de beaux voyages... C'est un gars qui aimait la vie. Il n'avait pas d'ennemis, il était apprécié de tout le monde. »