Philippe Couillard

Le premier ministre admet une erreur d'interprétation

Le premier ministre Philippe Couillard  a erré en insinuant  que le projet Northern Pass était moins pertinent  depuis qu'Hydro-Québec  a échappé des contrats de livraison d'énergie que les États du Rhode Island, du Connecticut et du Massachusetts ont plutôt accordés  à des concurrents de l'énergie éolienne et solaire, en octobre dernier.
M. Couillard a fait cette déclaration lors de son passage à La Tribune, mardi soir.
« Ce projet de transmission n'est peut-être plus aussi nécessaire qu'il l'était... Il faut que quelqu'un achète l'électricité et Northern Pass était fait pour l'appel d'offres des trois États », a affirmé le premier ministre.
Ces propos étaient tout à fait à l'opposé de ceux tenus la veille par le pdg d'Hydro-Québec, Éric Martel, sur le plateau de RDI Économie.
Un porte-parole de la Société d'État, Serge Abergel, a d'ailleurs réitéré au cours de la journée de mercredi que les besoins de cette ligne d'exportation, qui traverserait l'Estrie sur 75 km et se raccorderait au New Hampshire, n'étaient pas liés à ces contrats.
Le porte-parole du premier ministre Couillard, Harold Fortin, a admis une erreur d'interprétation.
« Le premier ministre sait que ses propos ont pu porter à confusion. Sa vision et celle d'Hydro-Québec ne sont toutefois pas en contradiction », a précisé M. Fortin.
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