Andréanne Larouche et Guillaume Rousseau, candidats du PQ aux prochaines élections, se sont engagés à trouver le financement pour réaliser une étude sur la création d’un programme d’œnologie à l’Université de Sherbrooke.

Le PQ veut former des experts en vin à l'UdeS

Guillaume Rousseau, candidat du Parti québécois dans Sherbrooke, s’est engagé à trouver le financement pour réaliser une étude sur la création d’un programme d’œnologie à l’Université de Sherbrooke. Il en a fait l’annonce vendredi en compagnie d’Andréanne Larouche, candidate du PQ dans Brome-Missisquoi.

L’œnologie est une science qui a pour objet l’étude des vins.

« L’œnologue est un expert juridique, scientifique et technique qui est présent de la plantation de la vigne jusqu’à la dégustation, précise Andréanne Larouche. C’est quelqu’un qui peut conseiller à plusieurs étapes. Il y a des défis de production et de commercialisation dans nos vignobles. On veut venir en aide et on pense qu’avec des experts, ça pourrait les aider. Dans les grandes régions de production de vin dans le monde, ils ont des chaires en œnologie. »

La circonscription de Brome-Missisquoi compte en ce moment 127 vignobles alors qu’il n’y en avait que 5 dans les années 1980.

« Ç’a explosé en grande partie en raison des changements climatiques qui font en sorte qu’il y a deux semaines de plus pour développer le raisin, souligne Mme Larouche. Ça représente 203 millions $ en impact économique et 24,8 millions $ en ventes de vin. »

Ce programme, s’il voit le jour, serait unique en son genre au Québec.

« Pour l’instant il existe un programme en Ontario et d’autres en France, explique Guillaume Rousseau. En Ontario, c’est loin et en anglais, ce n’est pas idéal. En France c’est encore plus loin et les vignobles et les sols ne sont pas les mêmes. Au Québec il y aurait moyen de faire un programme adapté et en français. »

De son côté l’Université de Sherbrooke se dit « toujours ouverte au développement de nouveaux programmes qui répondent aux besoins de la société. S’il y a démonstration d’une faisabilité et que les élus peuvent faciliter le financement de nouveaux programmes, l’UdeS en serait ravie. »

Devenir un ambassadeur

Guillaume Rousseau a également profité de sa présence à l’Université de Sherbrooke pour annoncer qu’il deviendrait, s’il est élu, un ambassadeur de l’établissement.

« À mon avis un député de Sherbrooke doit avoir une attention particulière à tout ce qui se passe à l’Université de Sherbrooke, explique-t-il. L’UdeS a besoin d’un ambassadeur. Je vais aller voir les fonctionnaires ou les ministres pour faire des pressions si un dossier est au ralenti. Généralement ça va bien, mais parfois ça accroche. Il arrive qu’on veule créer un programme et qu’en raison de problèmes bureaucratiques ou de manque de volonté politique, qu’on nous dise non. »

« Je suis professeur et diplômé au baccalauréat et au doctorat ici donc ce sera naturel pour moi d’exercer un leadership important et d’être un allié de premier plan pour l’Université de Sherbrooke, » résume-t-il.