Jean-Francois Lisée

Le PQ de Sherbrooke derrière Lisée

La bonne performance du chef lors du Congrès national du Parti québécois (PQ) en fin de semaine permettra à la formation de se préparer efficacement en vue de l'élection de l'automne 2018.
Guillaume Rousseau
Selon Guillaume Rousseau, vice-président du PQ de Sherbrooke, le score récolté lors du vote de confiance par Jean-François Lisée donnera un élan à son parti pour remonter dans les sondages.
« Un vote à près de 93 pour cent, c'est très positif. Il s'était dit bien des choses avant le congrès. Des fois, des membres sont un peu turbulents. Mais nous avons connu un congrès d'une grande qualité. Avec des débats très intéressants. Pas juste des slogans. »
« Le PQ est une coalition de souverainistes bien sûr, mais aussi de progressistes, de nationalistes et d'écologistes. M. Lisée a laissé toutes les tendances s'exprimer, ce qui a permis au parti d'adopter un programme incroyable notamment en matière de services publics, d'identité et d'environnement. C'est sans doute cela, en plus des qualités personnelles du chef, qui a rendu possible ce vote de confiance massif », ajoute Guillaume Rousseau.
Ce dernier reconnait que le PQ n'avait pas besoin non plus d'une course à la chefferie, qui aurait découlé d'un vote de confiance trop faible envers le chef. Jean-François Lisée a obtenu l'appui de 92,8 pour cent des membres de sa formation politique, samedi. Ce vote de confiance envers le chef était tenu dans le cadre du 17e congrès du parti à Montréal.
« Position équilibrée »
Près d'une quinzaine de militants de Sherbrooke avaient été délégués. D'importantes propositions ont été adoptées par les quelque 2000 membres présents, notamment des propositions amenées par Sherbrooke, mentionne l'organisation.
Une partie du débat a porté sur l'application de la loi 101 au cégep, un dossier chaud. La proposition qui a finalement été retenue est un compromis proposé par M. Rousseau, afin de voulant promouvoir le français langue d'enseignement collégial, le bilinguisme individuel, le respect des droits de la communauté anglophone et le principe de la liberté de choix de la langue d'enseignement.
« Nous proposons une position équilibrée concernant la langue d'enseignement collégial, qui est un enjeu déterminant pour l'avenir du français au Québec, alors que les autres partis n'ont pas le courage de faire de même ».
Finalement, des propositions de Sherbrooke pour mettre en place un crédit d'impôt aux employés qui acquièrent une participation dans l'entreprise pour laquelle ils travaillent, créer une politique de concordance culturelle au Québec et également une sur le gaspillage alimentaire, ont été adoptées, ajoute-t-on.