Mohamed Jaafar a vécu plusieurs moments difficiles ces dernières années. Mais il a la chance de pouvoir compter sur trois grandes soeurs très aimantes, Lilia, Nesrine et Yasmine.
Mohamed Jaafar a vécu plusieurs moments difficiles ces dernières années. Mais il a la chance de pouvoir compter sur trois grandes soeurs très aimantes, Lilia, Nesrine et Yasmine.

Le petit Mohamed-Anouar a été opéré: «Merci mon Dieu!»

Jean-François Gagnon
Jean-François Gagnon
La Tribune
La famille du petit Mohamed-Anouar Jaafar a été contrainte de passer la période des fêtes de fin d’année à l’hôpital en raison de la nouvelle greffe de cellules subie par l’enfant. Le garçon a toutefois pris du mieux durant les dernières semaines, de sorte que la famille vit des heures plus heureuses présentement.

Alors que des millions de gens se préparaient à fêter Noël le 23 décembre, Mohamed Jaafar subissait pour sa part une greffe de cellules. Il s’agissait de la quatrième greffe du garçon de trois ans, qui est atteint d’une leucémie lymphoblastique aigüe.

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«Comme les deux dernières fois, ce sont des cellules de son propre corps qui ont été greffées. Ce n’était pas prévu qu’il subisse ce genre d’intervention une troisième fois, mais ses médecins à Philadelphie ont constaté que le besoin était là si on voulait éviter le retour de la maladie alors ils ont agi en conséquence», explique Wadie, le père du garçon.

Wadie Jaafar révèle que son fils a inquiété toute sa famille durant le séjour à Philadelphie. «Il a été très malade avant sa greffe du 23 décembre à cause de ses traitements de chimiothérapie. Son système immunitaire est descendu très bas, ce qui n’était pas anormal dans les circonstances, et il a fait beaucoup de fièvre. Il nous a rendus vraiment inquiets», souligne-t-il.

Cela n’a pas empêché le garçonnet de dire à son père, une semaine plus tard, qu’il souhaitait retourner à sa «vraie maison» à Magog. Les parents ont vérifié avec le personnel traitant s’il était possible de repartir vers le Québec et ils ont obtenu sa bénédiction.

Pendant les prochains mois, la famille effectuera des allers-retours réguliers entre la maison et le CHU Sainte-Justine, à Montréal. Le centre de santé pédiatrique est chargé de suivre l’évolution du jeune patient.

Et le 2 mars prochain, Mohamed se rendra à nouveau à Philadelphie pour rencontrer ses médecins là-bas. Une évaluation complète de son état sera réalisée à ce moment-là.

«Merci Bon Dieu!»

Malgré la difficile épreuve qu’il traverse avec les siens, Wadie Jaafar évite de se plaindre et tente de se concentrer sur le positif. «Il y en a qui ont perdu leur enfant alors nous ne pouvons que dire merci au Bon Dieu parce que, de notre côté, notre fils va bien. Avec Mohamed qui se sent bien, on garde le moral et on ne vit pas d’inquiétude.»

L’objectif de la famille est d’ailleurs de profiter au maximum de chaque instant qui passe. «On veut juste manger, s’amuser et rire tous ensemble. On profite du moment présent», exprime M. Jaafar.

Question finances, la situation de la famille n’est pas parfaite, considérant que les parents ne travaillent pas ou peu depuis de nombreux mois. «Je fais mon possible pour ne pas demander la charité et on réussit à s’en sortir. Heureusement, on a l’aide de Leucan et de la Fondation Sainte-Justine. En plus, il y a la Fondation Christian Vachon qui continue de nous supporter», explique le père.

Rappelons à ce sujet que des voisins des Jaafar, après avoir constaté les difficultés vécues par ceux-ci, avaient décidé d’organiser une importante corvée pour les aider à compléter certains travaux urgents à leur maison en 2017.