Le masque chirurgical bleu pâle utilisé par plusieurs en début de pandémie.
Le masque chirurgical bleu pâle utilisé par plusieurs en début de pandémie.

Le petit bleu pâle se démode

Andréanne Beaudry
Andréanne Beaudry
La Tribune
Outre le fait que les masques Fortes donnent une voix aux femmes, cet accessoire sanitaire s’est tout de même imposé dans notre quotidien avec la pandémie de COVID-19. Le petit masque chirurgical bleu pâle est maintenant plus ou moins à la mode lorsqu’il est temps d’agencer ce dernier avec ses vêtements.

L’artiste Adèle Blais le confirme. « Oui, c’est quasiment devenu un accessoire de mode. J’observe beaucoup cette tendance chez les jeunes. »

Elle mentionne aussi que pour son adolescent, c’est important que le masque soit beau puisqu’il le porte toujours.

« Au début, je trouvais ça plate le port du masque, mais lui trouvait ça cool, et même ma fille en a plusieurs, et ils sont beaux. »

Veux, ne veux pas, le couvre-visage « on va l’avoir pour un bout », dit la peintre-collagiste. Quelques mois après le début de la pandémie de COVID-19, ce besoin d’agencement s’installe progressivement.

À Sherbrooke, la boutique d’articles de mode GLORIUS offre aussi des masques personnalisés à sa clientèle. Selon la vendeuse, Kellyann Custeau, il est même considéré comme un accessoire de mode.

« Les gens ne veulent plus des masques bleu pâle parce qu’elles souhaitent l’agencer avec leur veste ou un chandail, par exemple. C’est plus élégant en quelque sorte », souligne, entre autres, Kellyann Custeau à propos de ce qu’elle remarque.

En boutique, des masques bleus, noirs ou de couleurs neutres sont offerts. GLORIUS a également distribué plus tôt des masques à l’école primaire Plein Soleil au moment de la réouverture des écoles.

Kellyann ajoute que des entreprises de la région demandent si elles peuvent acheter des couvre-visages avec une impression de leur logo. « Depuis, on en commande souvent. »

Quelques modèles de masques se trouvent également chez Roger Labonté & Alexclusif puisque certaines marques de la boutique l’ont proposée dans leur collection. 

« Nous avons accepté vu la situation actuelle, mais pour le moment ce n’est pas une demande des clients », dit-on à cette boutique du centre-ville de Sherbrooke.

La vente de complets est moins populaire pour le moment, surtout en raison de l’aspect télétravail. Alors, pour l’instant, cette tendance s’observe moins chez la clientèle de cette succursale. Toutefois, certains d’entre eux souhaitent agencer leurs vêtements.

La couture: un nouveau passe-temps

L’engouement pour la fabrication de masques s’observe encore dans les magasins de tissus tels que Fabricville ou Club Tissus.

En étant au bout de la chaîne, ces deux entreprises vivent quelques répercussions, dont les délais pour certains tissus, par exemple. Toutefois, les deux confirment qu’elles ne manquent de rien en ce qui a trait au matériel pour la création de masques.

« Il est peut-être moins important qu’au début, mais il est encore très fort. Surtout avec l’Halloween parce que les gens ont décidé d’en faire avec des tissus thématiques pour être rigolos. Maintenant, je commence à voir la même chose avec ceux de Noël », raconte une employée du Club Tissus Sherbrooke.

Selon cette dernière, les gens qui sont pour le port du masque préfèrent se mettre beaux et s’amuser dans la création de masques originaux. Club Tissus propose d’ailleurs des patrons pour la confection de masques via son blogue et infolettre.

L’employée de la boutique souligne aussi qu’elle commence à voir de plus en plus de personnes qui agencent vêtement et masque. « Je trouve ça beau voir ça. »