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Les membres du SPTA lors d’une action de visibilité en décembre.
Les membres du SPTA lors d’une action de visibilité en décembre.

Le personnel technique et administratif du CSSRS vote pour la grève

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
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Les membres du Syndicat du personnel technique et administratif (SPTA-CSQ) du Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke ont voté à 74 % en faveur d’un mandat de grève de cinq jours au moment jugé opportun, mardi, lors d’une assemblée générale. Le débrayage pourra être exercé de manière discontinue, en demi-journées ou en bloc. Les professeurs du Collège régional de Champlain de Lennoxville ont aussi obtenu un mandat de grève.

Même si les membres du SPTA se sont prononcés en faveur de la grève, la majorité des syndicats affiliés devront aussi voter en ce sens. Le moyen de pression pourrait être tenu à l’échelle provinciale ou encore sur une base rotative, par région.

Les négociations sont dans une impasse, indique la présidente du SPTA, Renée Bibeau. L’instance syndicale regroupe 2400 membres, dont des secrétaires, des techniciens en éducation spécialisée, des informaticiens et des responsables de service de garde. Un total de 145 participants ont pris part à l’assemblée. 

« On souhaite un réinvestissement massif pour assurer la qualité des services. On veut une bonification salariale des bas salariés. On attire les gens dans les centres de services scolaires et on ne les garde pas. On pense que ça passe par l’amélioration des conditions salariales et des conditions de travail », plaide-t-elle. 

Dans certains services de garde, les ratios ne sont pas respectés parce qu’on ne compte pas suffisamment de responsables, indique Mme Bibeau.

Elle estime que plus du tiers des quelque 2400 membres ont des horaires comptant 15 heures et moins. « Si on va en bas de 25 heures, c’est facilement la moitié (des membres) », avance-t-elle. 

Les surveillants d’élèves et les éducateurs en service de garde sont les employés les plus touchés par cette réalité. L’instance syndicale estime que la surveillance à la récréation pourrait être octroyée à ses employés plutôt qu’à des enseignants afin de bonifier leurs heures de travail. Cette proposition est bien vue par le Syndicat de l’enseignement de l’Estrie (SEE), qui souhaite que leurs membres puissent réduire ce type de tâches afin de se concentrer sur d’autres, comme effectuer du rattrapage auprès des élèves. Les membres du SPTA pourraient aussi donner un coup de main dans les bibliothèques au primaire, une tâche souvent accomplie par des enseignants au primaire.

« C’est nécessaire que ça bouge. On a besoin de la population pour offrir les services et les maintenir », indique Mme Bibeau. Les syndiqués réclament des augmentations de 1,75 % ou 50 cents de l’heure pour la première année, 2,05 % ou 60 cents de l’heure la deuxième année et 2,2 % ou 70 cents la dernière année, soit jusqu’au 31 mars 2023. 

D’autres votes

Le Syndicat des enseignantes et des enseignants du Collège Champlain de Lennoxville (SEECCL) a de son côté voté à 75 % en faveur d’un débrayage. 

« Avec la crise sanitaire, nos membres se démènent depuis des mois pour continuer d’offrir une éducation de qualité. Dans ce contexte, malgré l’urgence de s’attaquer aux enjeux de précarité et de la lourdeur de tâche qui rendent notre profession de moins en moins attrayante, nous étions prêts à mettre cette négociation sur pause pendant la pandémie. Le gouvernement a choisi de nous embarquer dans une négociation qu’il ne semble pas intéressé à voir avancer, refusant de bonifier substantiellement son offre depuis plus d’un an malgré les nombreuses concessions faites de notre côté. Nous souhaitons dénouer l’impasse », mentionne le président du SEECCL, Nicolas Lecompte. L’instance syndicale représente plus d’une centaine de professeurs du Collège régional Champlain de Lennoxville. Les syndicats affiliés à la Centrale des syndicats du Québec tiennent des votes de grève jusqu’à la fin janvier, conformément au mandat adopté dans le cadre de leur conseil général des négociations. 

Rappelons que les membres du Syndicat de l’enseignement de l’Estrie (SEE) sont appelés à voter cette semaine par l’entremise de quatre séances virtuelle. Les résultats doivent être rendus publics vendredi.