Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Les membres du Syndicat du personnel technique et administratif du CSSRS (SPTA-CSQ) se sont donné rendez-vous mardi matin au coin des rues King et Jacques-Cartier afin de manifester leur insatisfaction quant aux offres du gouvernement dans le cadre du renouvellement de leur convention collective échue depuis plus d’un an.
Les membres du Syndicat du personnel technique et administratif du CSSRS (SPTA-CSQ) se sont donné rendez-vous mardi matin au coin des rues King et Jacques-Cartier afin de manifester leur insatisfaction quant aux offres du gouvernement dans le cadre du renouvellement de leur convention collective échue depuis plus d’un an.

Le personnel de soutien scolaire en grève à Sherbrooke

Sabrina Lavoie
Sabrina Lavoie
La Tribune
Article réservé aux abonnés
Près de 200 membres du Syndicat du personnel technique et administratif du CSSRS (SPTA-CSQ) se sont mobilisés mardi matin au coin des rues King et Jacques-Cartier à Sherbrooke afin d’exprimer leur mécontentement quant à la lenteur des négociations entourant le renouvellement de leur convention collective échue depuis plus d’un an.

« Malgré nos multiples tentatives, propositions et relances pour dénouer les discussions avec la partie patronale, le gouvernement ne semble avoir aucune volonté de régler la négociation en cours avec le personnel de soutien scolaire », indique Éric Pronovost, président de la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ), par voie de communiqué.

« La grève est maintenant la seule manière de se faire entendre », ajoute-t-il.

Devant l’absence d’un nombre important d’employés (secrétaire d’école, personnel des services de garde, techniciens, ouvriers, etc.), le Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSSRS) s’est d’ailleurs vu dans l’obligation d’annuler ses services lors de cette journée.

« Le personnel de soutien scolaire est très important. La preuve, le Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSSRS) a choisi d’annuler la journée d’école d’aujourd’hui, à cause de notre absence, et ce, bien que nous ayons décidé de ne pas faire de piquet de grève pour permettre aux personnels enseignant et professionnel d’offrir les services », mentionne à son tour Renée Bibeau, présidente du Syndicat du personnel technique et administratif du CSSRS (SPTA-CSQ).

Elle précise toutefois qu'une phase de négociation dite « exploratoire » a été entamée jeudi dernier entre la partie patronale et la Fédération du personnel de soutien scolaire. « Une première rencontre a eu lieu lundi afin que l’on puisse s’entendre sur le fonctionnement de cette prochaine phase, mais nous n’en savons pas plus pour le moment. »

Les membres du personnel de soutien scolaire dénoncent notamment leur surcharge de travail quotidienne due à la pénurie de main-d’œuvre en plus de leur salaire jugé « inadéquat ». La précarité d’emploi est également un enjeu important chez les surveillants d’élèves et chez les éducateurs en services de garde, selon Mme Bibeau.

Au coin des rues King et Jacques-Cartier, le président du Syndicat des employés manuels du CSSRS, Benoît Rouillard, espère de son côté des changements quant au salaire de base de ses membres qui se négocie en pourcentage, plutôt qu’en dollars.

« Avec un salaire de 40 000 $ par année et une augmentation de 1,75 %, ça donne 700 $ d’augmentation. Le salaire minimum a augmenté de 800 $ samedi dernier. Les membres viennent me voir et ils ne comprennent pas. Pourquoi on ne nous offre pas au moins la même chose, soit le minimum? Ce système n’est pas équitable pour les bas salariés », déplore M. Rouillard.

Rappelons que les membres du SPTA-CSQ ont voté pour une grève de cinq jours au moment jugé opportun. « On ne souhaite pas en arriver là. Notre objectif, ce n’est pas de fermer les écoles, mais il semble que ce soit ce que nous devons faire pour arriver à nous faire entendre », conclut Mme Bibeau.