Le Dr André Panneton a pratiqué la pédiatrie jusqu’à l’aube de son 75e anniversaire.
Le Dr André Panneton a pratiqué la pédiatrie jusqu’à l’aube de son 75e anniversaire.

Le pédiatre André Panneton s’éteint à 97 ans

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
Le Dr André Panneton est décédé le 23 août à l’âge de 97 ans. Le médecin a pratiqué la pédiatrie à Sherbrooke pendant 50 ans avant de prendre sa retraite peu avant son 75e anniversaire.

Le pédiatre a soigné plusieurs générations d’enfants estriens au cours de sa longue carrière. En effet, ce Sherbrookois de souche a fait ses études en médecine à l’Université de Montréal de 1945 à 1950 et ses études postdoctorales à l’hôpital Sainte-Justine de Montréal ainsi qu’au Harvard Medical School de Boston avant de revenir s’établir à Sherbrooke en compagnie de son épouse et de ses trois enfants, Claude, Marc et Lysanne.

Il a travaillé durant toute sa carrière à la pédiatrie de l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke ainsi que dans son bureau où il soignait les petites et les grandes maladies de ses jeunes patients.

« Mon père était un homme très discipliné et organisé. Il travaillait souvent le jour, il faisait du bureau le soir. Je me souviens qu’à l’époque, le téléphone sonnait à toutes heures du jour et de la nuit, directement à la maison. Parfois, mon père pouvait régler des cas au téléphone. Mais parfois, quand il y avait des urgences ou quand il y avait des accouchements où la présence d’un pédiatre était nécessaire, mon père s’habillait et partait, c’est tout. Il était tout le temps disponible. C’était comme ça. Ça ne l’a jamais dérangé. Il était fier de pouvoir être au service des autres à travers sa profession », indique son fils Claude Panneton.

Le Dr Panneton (premier à gauche, de face) a été photographié durant ses études postdoctorales à l’hôpital Sainte-Justine de Montréal.

Respect et écoute

« Une des caractéristiques de mon père, c’était son respect envers ses patients. Il prenait du temps pour eux. Il n’était pas pressé, il prenait le temps de les examiner, de leur parler », se souvient Claude Panneton.

L’argent n’était pas non plus la première préoccupation de ce médecin engagé, tout au contraire. « Mon père avait encore sa trousse de médecin, parce qu’il faisait des visites à domicile au début de sa pratique. Mais souvent, les gens n’avaient pas d’argent pour le payer. Mon père se faisait payer en poules, parfois! Et ça ne le dérangeait pas. Ce qui comptait pour lui, c’était d’aider », raconte fièrement son fils.

En plus de travailler à la pédiatrie de l’Hôtel-Dieu, le Dr Panneton avait aussi son bureau où il recevait des patients, puis, plus tard, les enfants de ses anciens patients…

Le Dr Panneton était reconnu presque chaque fois qu’il sortait faire des courses et les gens étaient heureux d’adresser quelques mots à celui qui leur avait prodigué de bons soins autrefois. « Il évoque beaucoup de souvenirs chez de nombreuses personnes », reconnait son fils.

Depuis une dizaine d’années, le Dr Panneton vivait dans une maison bigénérationnelle en compagnie de sa fille Lysanne, de son gendre et de ses deux petits-enfants

« Je ne peux pas demander mieux. Déménager ici a été un des bons coups que j’ai fait dans ma vie. Je suis avec des gens que j’aime. C’est merveilleux. Si je vivais tout seul dans une résidence pour gens âgés, je m’ennuierais vraiment beaucoup », avait-il indiqué lors d’une entrevue avec La Tribune en juillet 2019.

La famille du Dr Panneton accueillera les invités au Complexe funéraire Steve L. Elkas (4230, rue Bertrand-Fabi, Sherbrooke), le samedi 5 septembre de 10 h 30 à 13 h 30. Le service religieux suivra à 14 h à l’église Saint-Charles-Garnier.