Le carrefour des arts servira notamment de lieu de rassemblement pour les étudiants du programme d’arts, lettres et communications, d’arts visuels et de graphisme.

Le pavillon 4 du Cégep aura son carrefour des arts

Le Cégep de Sherbrooke aménagera cet été un « carrefour des arts » au pavillon 4, un projet qui chemine depuis quelques années.

L’endroit servira notamment de lieu de rassemblement pour les étudiants du programme d’arts, lettres et communications, d’arts visuels et de graphisme.

« Il n’y avait pas vraiment d’endroit où les étudiants pouvaient se rassembler, un espace de vie pour qu’ils puissent habiter le pavillon. L’objectif est de créer un endroit plus spacieux, multifonctionnel et qui permettrait de faire en sorte que les étudiants puissent être ensemble, qu’il y ait un maillage entre les différents étudiants », note Jocelyn Beaupré, directeur de l’enseignement et des programmes au secteur des Arts, lettres et gestion.

« On pourra transformer le local pour faire des présentations, des séances de cinéma, pour exposer des oeuvres arts, ça pourrait être une petite galerie. » Les professeurs et les étudiants espèrent ce projet, baptisé temporairement « carrefour des arts », depuis au moins cinq ans.

L’endroit qui sera aménagé offrira notamment un espace pour le dîner; il comptera un point de service de la coopérative comme un petit café, ce qui évitera aux étudiants de se déplacer dans un autre pavillon pour aller à la cafétéria.

L’établissement en profitera pour réaménager son centre d’impression et sa matériathèque afin de rendre le tout plus fonctionnel. « C’est un projet qui a quatre phases, mais tout se fait en même temps : c’est un effet domino », note M. Beaupré.

L’initiative nécessitera quelques centaines de milliers de dollars d’investissements. Les travaux auront lieu pendant la période estivale pour que tout soit fin prêt à la rentrée.

L’établissement caresse aussi un projet de réaménagement du Centre des médias, au pavillon 2, mais le concept est encore embryonnaire.

Jeux de la Francophonie

Par ailleurs, le Cégep de Sherbrooke s’est montré ouvert à s’associer de nouveau à la candidature de la Ville de Sherbrooke pour la tenue des Jeux de la francophonie, advenant que la Ville obtienne leur présentation. L’institution se dit intéressée dans la mesure où « les legs pour le Cégep seraient vus à la hausse ». « Ce qu’on souhaitait, c’est d’avoir des heures additionnelles, dans la mesure où par exemple où les terrains synthétiques sont refaits, qu’on ait des accès pour nos étudiants ou nos équipes sportives aux terrains synthétiques du plateau Sylvie-Daigle ou s’ils en construisaient un autre, près du stade de baseball. C’est plutôt de cet ordre-là, de négocier des banques d’heures pour permettre à nos équipes d’avoir accès à ces plateaux-là », a précisé la directrice générale du Cégep de Sherbrooke, Marie-France Bélanger. Notons que l’entrevue avait été faite avant la demande de démission faite par le syndicat.

La tenue de ces Jeux pourrait-elle s’avérer une occasion d’obtenir des subventions pour la réfection de la piscine du Centre de l’activité physique (CAP), qui a besoin de travaux majeurs? Non, répond Mme Bélanger, puisqu’aucune compétition aquatique n’est prévue pendant ces Jeux. Le projet de réfection de la piscine, qui montre des signes de détérioration importants, est évalué à 4,3 M$.

Le gouvernement a annoncé des investissements dans les infrastructures lors du dernier budget. L’institution sera donc à l’affût pour le prochain appel de projets. « On peaufine notre projet pour être sûrs qu’il passe. On est confiant », souligne la directrice générale.

Marie-France Bélanger

Le CFC doit s’adapter à la pénurie de main-d’œuvre

La pénurie de main-d’œuvre a une incidence directe au Centre de formation continue (CFC) du Cégep de Sherbrooke, qui force l’établissement à proposer différents modèles pour attirer la clientèle. 

« La situation financière du Centre de formation continue est mieux qu’elle a déjà été. La question du plein emploi, à toutes sortes d’égard, a des impacts. C’est plus difficile de recruter des étudiants qui viennent dans des programmes qui mènent à des attestations collégiales à temps plein, parce que le bassin de gens disponibles est réduit. Par contre, les entreprises ont besoin de main-d’œuvre qualifiée. Les besoins sont là, mais c’est plus difficile de recruter. On doit s’adapter, proposer des mesures plus flexibles... Par exemple, il y a un programme qu’on offre en après-midi, en soirée, pour ne pas sortir des gens des entreprises, ceux qui ont déjà un emploi. Pour les entreprises, c’est gagnant, ils ne perdent pas leur employé complètement pendant un an, un an et demi », indique la directrice générale du Cégep de Sherbrooke, Marie-France Bélanger. 

L’entrevue avait été accordée à La Tribune avant toute l’affaire de sa demande de démission par le Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Sherbrooke. 

« On n’est pas les seuls à vivre ça : on doit trouver d’autres façons de faire. » Le Centre va tenter d’offrir plus de programmes à temps partiel. 

« On a plusieurs outils à notre disposition. »

Le CFC du Cégep a organisé une formation par visioconférence avec un centre de Chicoutimi. « C’est une AEC pour laquelle il n’y a pas suffisamment d’étudiants, on s’est dit qu’on pouvait peut-être expérimenter quelque chose pour que ce soit viable. On n’aurait pas pu le faire tout seul. On s’est associé pour expérimenter un modèle; à deux, c’est un groupe qui se tient », note Mme Bélanger. 

Un récent reportage dans L’actualité révélait qu’au Cégep Beauce-Appalaches de Saint-Georges, par exemple, presque toute la formation continue est offerte en ligne. La formation en ligne est aussi très présente à Chicoutimi. 

« On n’est pas dans des volumes comme dans ces établissements. C’est une manière efficace de répondre à des besoins. On n’en est pas là », commente Mme Bélanger. Il y a toutefois une volonté de développer cette façon de faire : le plan d’action numérique du Cégep prévoit l’ajout de deux salles de formation à distance.  

La directrice générale s’est montrée encouragée par le dernier budget provincial. Le budget prévoit aussi une somme pour la révision de la formule de financement, ce qui devrait lui permettre « de souffler » un peu. L’établissement attend de voir quelles seront les données financières. Le Cégep a souvent réclamé une aide financière ponctuelle. 

« On va encore réclamer ça. Il y a eu des réinvestissements dans les deux dernières années, mais ça nous permet juste de résorber notre dette plus vite. »