Les candidats néo-démocrates Pierre-Luc Dusseault, dans Sherbrooke, Sylvie Jetté, dans Brome-Missisquoi, et Éric Ferland, dans Longueuil-St-Hubert, ont fait un pas de plus dimanche dans leur promesse de soutenir le projet de train reliant Sherbrooke et Montréal.

Le NPD s’engage à électrifier le train Montréal-Sherbrooke

S’il est porté au pouvoir, le Nouveau Parti démocratique (NPD) s’engage à électrifier le train qui relierait Sherbrooke et Montréal. Pierre-Luc Dusseault, le député sortant néo-démocrate de Sherbrooke, et Sylvie Jetté, candidate du NPD dans Brome-Missisquoi, en ont fait l’annonce dimanche en fin d’après-midi à Magog.

Il s’agit d’un pas supplémentaire pour le NPD dont le chef Jagmeet Singh a déjà pris l’engagement formel, alors de passage à Sherbrooke dans une tournée préélectorale, de financer sa part du projet de train reliant Sherbrooke et la métropole.

« Dans notre plan au NPD, on a des engagements clairs pour l’électrification du réseau ferroviaire, souligne Mme Jetté. Dans un premier temps, on veut moderniser le réseau. On pourrait garder le train diesel pour l’instant et ensuite électrifier. Les technologies existent, on peut le faire, mais si on est élus, ça serait possible de renégocier l’entente pour aller directement à un réseau entièrement électrique. »

Sylvie Jetté souhaite également éloigner l’entreposage de produits comme le propane à Bromont et Brigham et éloigner les activités de triage au cœur de la ville de Farnham.

Pour financer ce projet, Mme Jetté prévoit piger dans le 15 milliards promis par le NPD pour lutter contre les changements climatiques. Le coût pour rénover le réseau s’élève à 300 millions de dollars et elle chiffre à 150 millions de $ de plus pour l’électrifier.

Pierre-Luc Dusseault confirme que l’idée plait aux promoteurs, mais pas avant d’avoir assuré la viabilité du projet.

« Les promoteurs du projet sont bien sûr ouverts à ça dans un deuxième temps, indique-t-il. Ils veulent d’abord démontrer l’efficacité et tester le marché. Ensuite c’est d’aller encore plus loin lorsqu’on voit que ça fonctionne, aller à la prochaine étape et demander à nos gouvernements d’investir et c’est ce qu’on s’engage à faire. »

Selon les candidats du NPD, un réseau de train simplement modernisé aurait déjà des bénéfices environnementaux importants comme la réduction de la congestion routière, la réduction des GES conséquente et la réduction des coûts d’entretien des routes.

Mme Jetté a d’ailleurs souligné que les élus municipaux et l’Alliance du corridor ferroviaire Estrie-Montérégie (ACFEM) ont été clairs sur les problématiques et solutions qu’ils entrevoient concernant le transport ferroviaire dans la région.

Demande d’inspection

Rappelons que l’ACFEM, qui regroupe l’ensemble des maires de villes et municipalités situées le long du corridor ferroviaire de Sherbrooke jusqu’à Saint-Jean-sur-Richelieu, a demandé lundi dernier au ministère des Transports que l’inspection des infrastructures ferroviaires soit effectuée de façon plus rigoureuse et de s’assurer que CMQR divulgue à toutes les municipalités traversées par le chemin de fer, le contenu des substances à risque comme le pétrole brut, le propane et autres produits chimiques. À l’heure actuelle, les municipalités ne reçoivent pas ces renseignements, pourtant demandés depuis la tragédie de Lac-Mégantic.

Éric Ferland, directeur et membre fondateur d’Écosphère, mais aussi candidat néo-démocrate dans Longueuil-St-Hubert était aussi présent lors de l’annonce dimanche.