Guillaume Corriveau 
Guillaume Corriveau 

Le notaire Guillaume Corriveau devra consulter un sexologue

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
Le notaire de Sherbrooke accusé de crimes sexuels Guillaume Corriveau devra commencer à tenter de régler ses problèmes en entamant un suivi avec un sexologue.

Corriveau a été remis en liberté par le Tribunal après s’être engagé à respecter une kyrielle de conditions.

Au début novembre, des accusations de leurre informatique concernant six plaignantes ont été portées contre lui.

Un interdit de contact avec ces six personnes mineures a été émis par le tribunal.

L’homme de 36 ans aurait commis les infractions qui lui sont reprochées entre février et septembre 2020.

Corriveau aurait utilisé les médias sociaux pour communiquer avec des filles mineures.

À l’aide de son faux profil, il les aurait incitées à lui faire parvenir des images d’elles qui correspondent à de la pornographie juvénile.

Celui qui enseignait au collégial et à l’université en plus de pratiquer le notariat aurait utilisé de faux profils pour commettre les crimes qui lui sont reprochées.

Il ne pourra pas utiliser Internet, ou de cellulaire ou tenter de communiquer avec des gens de moins de 16 ans pour la durée des procédures judiciaires.

Une exception a été émise afin qu’il puisse procéder au transfert de son étude de notaire, aisé sous la supervision de confrères.

Il ne pourra pas non plus occuper d’emploi, faire du bénévolat ou se trouver dans un endroit où pourraient se trouver des personnes de moins de 16 ans.

Les appareils informatiques de Corriveau ont été saisis.

De nouvelles accusations pourraient être portées au cours des prochaines semaines.

Étant donné qu’il y a plusieurs plaignantes au dossier, la SQ a déployé la structure de gestion des enquêtes sur les crimes en série (GECS). Cette structure de commandement unifié, au sein de laquelle les services de police québécois travaillent en partenariat, permet d’identifier rapidement les crimes commis par des prédateurs et de procéder à leur arrestation.

Cette coordination provinciale permet donc une mise en commun des ressources policières et vise à mieux protéger les victimes.

Guillaume Corriveau s’est fait connaître publiquement l’an dernier lorsqu’il a célébré son mariage au palais des sports de Sherbrooke avant un match du Phoenix de Sherbrooke. Auparavant, il a siégé au conseil d’administration de la Jeune chambre de commerce de Sherbrooke.

Il est inscrit au tableau de la chambre des notaires du Québec depuis 2010. Dans sa fiche professionnelle de l’ordre, son champ d’activité est décrit comme un notaire pratiquant en droit commercial.

C’est Me Marie-Ève d’Anjou qui assure la défense de Guillaume Corriveau, alors que Me Laïla Belgharras représente le ministère public dans cette affaire.