Les jeunes de 6 à 17 ans sont 1764 à avoir subi le test de dépistage de la COVID-19 en mars, avril, mai et juin, et ils ont été 1141 à le subir en 22 jours en juillet.
Les jeunes de 6 à 17 ans sont 1764 à avoir subi le test de dépistage de la COVID-19 en mars, avril, mai et juin, et ils ont été 1141 à le subir en 22 jours en juillet.

Le nombre d’enfants testés pour la COVID-19 a bondi en juillet

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
Il y a 1481 enfants de 0 à 5 ans qui ont subi le test de dépistage de la COVID-19 entre le 1er et le 22 juillet sur le territoire du CIUSSS de l’Estrie-CHUS. Il s’agit d’une forte augmentation puisque, entre les mois de mars et juin, 1572 enfants de 0 à 5 avaient subi le test, pratiquement le même nombre en quatre mois qu’en 22 jours en juillet.

Du côté des jeunes de 6 à 17 ans, ils étaient 1764 à avoir subi le test en mars, avril, mai et juin, et ils sont 1141 en 22 jours  en juillet.

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COVID-19: 142 nouveaux cas et aucun décès de plus au Québec

Rappelons que La Tribune dévoilait mercredi qu’un virus de la famille des rhinovirus circule en ce moment dans les camps de jour et les milieux de garde du Québec. Ce virus, un « simple rhume », cause de la fièvre et des maux de gorge importants aux enfants, à leurs parents et aux adultes qui prennent soin d’eux. Résultat : les enfants et leurs proches se rendent en grand nombre dans les centres désignés de dépistage (CDD) pour se faire dépister pour le coronavirus.

Le CHUS Sainte-Justine a effectué des tests supplémentaires sur des gens malades négatifs à la COVID-19 afin de savoir à quel virus les enfants – et leurs proches – avaient affaire. Résultat : un virus de la famille des rhinovirus.

La Dre Caroline Quach, qui est pédiatre, microbiologiste-infectiologue et épidémiologiste au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine à Montréal, cite l’exemple de l’Australie. Ce pays situé au sud du globe est maintenant plongé en hiver et vit le début de la saison de l’influenza. « Ils ont peu de cas de COVID et d’influenza en Australie, mais les mesures (distanciation, lavage des mains…) n’ont rien changé à la transmission des rhinovirus », explique la Dr Quach.

En effet, les rhinovirus ont la particularité de très bien survivre sur les surfaces, y compris en pleine chaleur, ce qui le rendrait particulièrement contagieux.

Depuis le début de la pandémie, les jeunes de 0 à 17 ans ont subi 18,59% des 32 047 effectués par le CIUSSS de l’Estrie-CHUS. Ils représentent 12% des cas confirmés de COVID-19. Par contre, aucun jeune n’a été hospitalisé ou n’est décédé en Estrie des complications de la COVID-19.

Notons par ailleurs que le bilan estrien du nombre de personnes infectées par le coronavirus s’est alourdi d’un seul cas jeudi, faisant passer le bilan à 993 cas.