Le nombre de cas chute à 62 en Estrie

Mélanie Noël
Mélanie Noël
La Tribune
L’Estrie enregistre 62 nouveaux cas de COVID-19 dans les dernières 24 heures, une baisse d’infection après une journée record de 102 nouveaux cas. Malgré ce sommet, le nombre de nouveaux cas déclarés au cours de la dernière semaine est inférieur à celui observé la semaine précédente avec 496 nouveaux cas pour la semaine se terminant le 21 novembre comparativement à 507 cas pour la semaine se terminant le 14 novembre, une légère baisse de 2 %.

« On enregistre désormais davantage de cas à Sherbrooke, alors qu’on s’inquiétait pour les sous-régions du Granit, de Granby et Des Sources auparavant. Si on regarde les chiffres des trois derniers jours, on constate que 40 % des cas de COVID-19 ont été enregistrés à Sherbrooke », a souligné en point de presse le Dr Alain Poirier, directeur de la Santé publique en Estrie.

Le nombre de décès est resté stable, lundi, avec 54 personnes décédées depuis le début de la pandémie dans la région. Le nombre de cas confirmés hospitalisés est de 25, en diminution de deux depuis le dernier bilan, dont huit personnes hospitalisées aux soins intensifs.

La moyenne mobile de la dernière semaine est de 73 nouveaux cas quotidiens et le nombre de cas actifs de COVID-19 dans la région desservie par le CIUSSS de l’Estrie CHUS est de 590.

« On a donc 25 personnes hospitalisées sur un total de 590 présentement affectées par la COVID-19. On peut donc conclure que la grande majorité des cas ne nécessitent pas de soins du système de santé », précise le Dr Alain Poirier.

Nancy Desautels, directrice adjointe aux mesures d’urgence, sécurité civile et enjeux organisationnels, a mentionné que les soins intensifs comptaient 40 lits au total et que 25 d’entre eux étaient réservés aux personnes atteintes de la COVID-19. « Au moment où on se parle, huit lits sur 25 sont utilisés par des gens affectés par la COVID-19 », indique Mme Desautels pour démontrer que la capacité maximale est loin d’être atteinte.

Au cours de la semaine commençant le 13 novembre, 11 215 tests ont été effectués par le CIUSSS de l’Estrie CHUS. « Environ 7 pour cent des tests se sont révélés positifs et donc 93 % étaient négatifs. Cet été on était à moins de 1 % », note le Dr Poirier qui rappelle que l’autorisation de se rassembler à maximum 10 personnes entre les 24 et 27 décembre est conditionnelle à l’évolution du bilan de la pandémie.

La Santé publique précise que le dépistage est réservé aux personnes qui ont des symptômes. « Ça ne sert à rien de venir se faire tester en prévision du temps des Fêtes en pensant que si le test est négatif, vous serez corrects », mentionne le directeur de la Santé publique de l’Estrie.

Milieux touchés par une éclosion

Un total de 80 éclosions sont présentement en cours sur le territoire du CIUSSS de l’Estrie CHUS, dont une vingtaine dans des établissements scolaires. Plus précisément, ce sont sept écoles primaires, neuf écoles secondaires et six cégeps, centre de formation professionnel et universités qui sont touchés.

« Les élèves du secondaire et les jeunes adultes représentent la portion de la population qui est le plus affectée », note le Dr Poirier.

De nouvelles éclosions ont été déclarées à la Résidence Villa Castonguay à Asbestos, à l’école LaRocque de Sherbrooke et au Cégep de Granby avec moins de cinq cas. Un chantier de construction de Sherbrooke est aussi touché par une éclosion avec six cas déclarés.

Au CHSLD privé conventionné Vigi Shermont, quatre nouveaux cas ont été déclarés pour un total de 22, soit 15 résidents et 7 employés.

Le CHSLD Villa-Bonheur, à Granby, compte trois nouveaux cas (un résident et deux employés) pour un total de 12 cas alors que le CHSLD d’Youville à Sherbrooke compte un nouveau cas pour un total de 35.

Bishop’s suspend la majorité des activités sur son campus 

En raison de 15 cas déclarés de COVID19, l’Université Bishop’s a suspendu la majorité des activités sur son campus jusqu’à mercredi matin.

Certaines activités de recherche, nécessitant une présence, sont maintenues.

Jusqu’au 11 novembre, l’institution avait été épargnée par le coronavirus. Dans les résidences, au moins deux cas ont été confirmés. Bishop’s, à l’instar des autres établissements, avait prévu des espaces d’isolement au cas où se produirait une telle situation. Bishop’s a pris cette décision vendredi en fin de journée.

La Santé publique parle pour sa part d’une éclosion de moins de cinq cas. Il peut arriver que les chiffres diffèrent notamment en raison de l’adresse inscrite au dossier. Les étudiants vont parfois écrire leur lieu de résidence (par exemple chez leurs parents, à l’extérieur de la région) plutôt que leur adresse à Sherbrooke. Le Dr Alain Poirier a d’ailleurs rappelé aux gens d’inscrire leur adresse du lieu d’étude plutôt que celle de la résidence de leurs parents, par exemple.

Les étudiants qui souhaitent se rendre au centre de dépistage peuvent en ce moment bénéficier de coupons pour le taxi. Le transport est assumé par Bishop’s. Pour le moment, il n’est pas question d’ouvrir un centre de dépistage comme celui de l’Université de Sherbrooke, selon la Santé publique.

« La Gaspésie et le Bas-Saint-Laurent sont des régions qui sont revenues en zone orange après avoir été en zone rouge. Même si l’Estrie ne va pas présentement dans cette direction, on peut y aspirer si chacun prend ses précautions », a résumé le Dr Poirier avec espoir.

— Avec Isabelle Pion