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À Val-du-lac, il y a des enfants qui y passeront le reste de leur enfance parce qu’il est impossible de garder des liens avec leur famille et parce qu’ils n’ont pas pu s’adapter à leur vie en famille d’accueil.
À Val-du-lac, il y a des enfants qui y passeront le reste de leur enfance parce qu’il est impossible de garder des liens avec leur famille et parce qu’ils n’ont pas pu s’adapter à leur vie en famille d’accueil.

Le Noël de ces jeunes enracinés à Val-du-lac

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
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Un peu plus d’une centaine de jeunes sont hébergés à Val-du-lac. De ce nombre, une majorité de jeunes pourront faire des sorties chez leurs parents pendant quelques jours.

Mais à Val-du-lac, il y a aussi des enfants qui n’ont plus de contact avec leurs parents. Des enfants déracinés qui n’ont pas pu s’adapter à la vie en famille d’accueil et qui resteront à Val-du-lac jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge adulte. 

Des enfants pour qui ces unités de vie et de réadaptation seront pour toujours et à jamais leur chez-soi, leur maison, le foyer de leur enfance.

« Ces enfants auront du temps privilégié avec les éducateurs pendant la période des Fêtes, quand les enfants seront moins nombreux dans les unités. Ça compte pour eux », mentionne Jocelyn Lefebvre, chef de service des groupes de 6-12 ans à Val-du-lac, le centre de réadaptation et d’hébergement de la direction protection de la jeunesse (DPJ) de l’Estrie.

« Pour ces enfants, on va tout faire pour leur rendre la vie la plus belle et la plus normale possible, pour qu’elle ressemble à celle de tous les enfants dans le temps des Fêtes. Par exemple, un soir on va partir en auto pour aller voir les décorations de Noël dans les rues. On va faire des journées relaxe, en pyjama, on va aller glisser, on va écouter des films… On va essayer de reproduire pour ces enfants exactement le temps des Fêtes que des enfants comme les miens vivront à la maison », mentionne Mme Tourigny.