La décision des dirigeants de la station Mont Orford de ne pas permettre le retour immédiat des randonneurs au mont Orford déçoit plusieurs personnes.
La décision des dirigeants de la station Mont Orford de ne pas permettre le retour immédiat des randonneurs au mont Orford déçoit plusieurs personnes.

Le mont Orford reste inaccessible

La décision des dirigeants de la station Mont Orford de ne pas permettre le retour immédiat des randonneurs au mont Orford déçoit plusieurs personnes, dont le député Gilles Bélanger lui-même. Le président de la Corporation ski et golf Mont-Orford, Jacques Demers, estime cependant que cette décision est la bonne à ce stade-ci.

Sur son site internet, la station Mont Orford annonçait mercredi qu’elle n’autorisait toujours pas la randonnée en montagne. Pourquoi? Parce que « le froid n’a pas permis la fonte complète de la neige », notait-on.

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Dans la foulée, on expliquait que « les pistes et sentiers étaient extrêmement mouillés » et que « pratiquer la randonnée pourrait causer de l’érosion. Nous souhaitons minimiser cet impact et préserver la nature encore quelque temps. En plus d’éviter les blessures pouvant survenir en marchant dans des sentiers mouillés et boueux. Mais sachez que nous avons très hâte de vous retrouver à la montagne. »

Le Mont Orford invitait les gens à plutôt se rendre au parc national du Mont-Orford pour faire de la randonnée pédestre. D’ailleurs, à ce sujet, la station précisait que ce parc est une entité distincte et qu’il est donc régi par des règles différentes.

Député d’Orford, Gilles Bélanger espère de tout cœur que la réouverture de la montagne aura lieu à très court terme. « À mon avis, la station de ski et le parc devraient avoir harmonisé leur approche considérant qu’ils forment un tout », affirme-t-il.

M. Bélanger rappelle que les terres hébergeant les équipements du centre de ski sont la propriété de l’ensemble des Québécois. Et il ajoute que ces derniers ont besoin de s’aérer l’esprit après de longues périodes de confinement. « C’est une question d’équilibre mental et physique », lance-t-il.

Enfin, le député d’Orford invite les gestionnaires de montagnes au Québec à se pencher sur la question de l’accessibilité. « Au Vermont et au New Hampshire, les sommets sont plus accessibles qu’ici de façon générale. Ça peut amener des Québécois à opter pour les États-Unis plus facilement pour la randonnée et les autres activités en montagne. Je préférerais qu’on garde notre monde ici. »

Soyez patient

Quoi qu’il en soit, Jacques Demers affirme que les randonneurs seront probablement de retour sur le mont Orford à l’intérieur d’un horizon d’une dizaine de jours au maximum.

« Ce n’est pas par plaisir qu’on empêche la randonnée à ce moment-ci. Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’on a eu le printemps le plus frais depuis des années et que ça a un impact sur le terrain. Avec le beau temps qui arrive par contre, ça va sûrement accélérer les choses », souligne M. Demers.

Le président de la Corporation ski et golf Mont-Orford admet que la piste 4 km pourrait déjà être accessible aux randonneurs en raison de son inclinaison relativement faible. Toutefois, il précise que le comportement d’usagers plus hardis incite son équipe à la prudence.

« La 4 km, elle est trop facile pour les plus expérimentés alors il y a des gens qui ont tendance à vouloir aller dans d’autres pistes pour monter. On aimerait mieux diriger les randonneurs. Mais on sait par expérience que ce n’est pas simple », reconnaît Jacques Demers.

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Réouverture du marais samedi

Le marais de la Rivière-aux-Cerises accueillera à nouveau des randonneurs à compter de samedi. Toutefois, la directrice générale de L’Association des amis du marais de la Rivière-aux-Cerises (LAMRAC), Laura Dénommé Patriganni, précise d’emblée que seuls les habitants de la région sont invités à recommencer à fréquenter le lieu dans un premier temps.

«On prépare une réouverture seulement pour les gens de Magog et de la région. Les sentiers dans le marais de la Rivière-aux-Cerises ne sont pas super larges alors il est préférable de limiter le nombre de personnes circulant sur ceux-ci considérant la pandémie actuelle», précise Mme Dénommé Patriganni.

De plus, le directrice générale de LAMRAC mentionne que les randonneurs devront respecter un code de conduite lors de leur passage au sein de l’aire protégée. «Les gens auront besoin de désinfectant. Ils seront aussi tenus de ne pas créer de rassemblements», note-t-elle, avant d’ajouter que les usagers n’auront pas accès aux toilettes du lieu à l’occasion de leur visite.

Pour éviter que les randonneurs se croisent sur les sentiers, on a décidé de modifier la signalisation de manière à ce que certains tronçons permettent la marche dans une direction uniquement, un peu comme cela se voit actuellement dans de nombreux commerces.  Jean-François Gagnon