Le ministre des Transports Marc Garneau de passage à Sherbrooke.

Le ministre Garneau à Sherbrooke : ouverture sans promesse pour le train et l'aéroport

Le ministre des Transports Marc Garneau était de passage dans la région pour parler aux membres de la Chambre de commerce de Sherbrooke de la santé économique du Canada, de la classe moyenne et du libre-échange. Les gens d’affaires lui ont pour leur part parlé de leur volonté d’avoir accès à un train de passagers entre Sherbrooke et Montréal et de la nécessité d’obtenir une désignation de Transports Canada pour l’aéroport de Sherbrooke, prélude à une desserte par des lignes aériennes.

« En ce qui a trait au train de passagers, je suis un amateur. Je le prends deux fois par semaine entre Montréal et Ottawa. En ce moment, on examine le concept de train entre Québec et Windsor, qui couvre le corridor le plus achalandé, soit celui entre Montréal et Toronto. Aujourd’hui, on m’a parlé d’un train entre Sherbrooke et Montréal. Je trouve l’idée intéressante. Les détails sont importants. Combien de gens prendraient ce train? Quel serait le coût? J’ai invité ceux qui m’en ont parlé à me fournir plus d’information. C’est généralement VIA Rail qui est responsable du service de passagers par train, mais je suis ouvert à examiner l’information qu’on me fournira », a souligné le ministre Garneau résumant que finalement, le nombre de passagers doit justifier les investissements afin d’assurer la rentabilité du projet.

Désignation officielle

Pour ce qui est de l’aéroport de Sherbrooke, le ministre des Transports se dit ouvert à la possibilité d’accorder une désignation officielle. 

« Certainement. C’est un enjeu qui a été souligné et on examinera le dossier dans mon ministère. Je ne peux pas faire de promesse, mais les gens que j’ai rencontrés aujourd’hui m’ont apporté des arguments assez solides. On verra », a-t-il mentionné précisant qu’il existe 89 aéroports désignés au Canada et que d’autres villes militent aussi pour obtenir une désignation.

Pour ce qui est de la voie de contournement à Lac-Mégantic, le projet suit son cours. « On est dans le processus de faire le travail nécessaire. On fait présentement l’arpentage de la voie d’environ 12 km qui déterminera le tracé précis et ensuite, on construira et on compensera de façon juste et équitable ceux qui perdront une partie de leur terre », conclut le ministre libéral.