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Les membres du Syndicat du personnel technique et administratif du Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSSRS) ont décoré un sapin de Noël devant le bureau de circonscription de la députée de Saint-François, Geneviève Hébert.
Les membres du Syndicat du personnel technique et administratif du Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSSRS) ont décoré un sapin de Noël devant le bureau de circonscription de la députée de Saint-François, Geneviève Hébert.

Le milieu de l’éducation se fait entendre [VIDÉOS]

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
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Juste avant le congé des Fêtes, les employés du milieu de l’éducation ont de nouveau scandé leur message, mardi. Les syndicats du Cégep de Sherbrooke se sont réunis à proximité de l’établissement, tandis que leurs collègues du Syndicat du personnel technique et administratif (SPTA) du Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSSRS) ont décoré un sapin de Noël devant le bureau de circonscription de la députée de Saint-François, Geneviève Hébert.

Pour le moment, le Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Sherbrooke (SPECS-CSN) n’a pas de mandat de grève.

« En janvier, on compte consulter nos membres. C’est difficile d’organiser une grève. On ne peut pas en faire une comme d’habitude », note la présidente du SPECS, Julie Dionne.

Un des enjeux soulevés par l’instance syndicale est la précarité du personnel enseignant. La moitié du personnel enseignant se retrouve en situation précaire, c’est-à-dire sans permanence, explique Julie Dionne. L’obtention de celle-ci est une véritable loterie, considère-t-elle. Si elle-même n’a pas trop mis de temps avant de l’atteindre, d’autres mettront des années. Elle donne en exemple le cas d’une professeure en techniques d’éducation à l’enfance qui a commencé sa carrière d’enseignement plus tardivement et qui a mis plusieurs années avant d’obtenir sa permanence... soit juste avant sa retraite.

Au chapitre salarial, l’instance syndicale réclame une augmentation de 2 $ de l’heure pour la première année, de même que 2,2 % pour la deuxième année et la troisième année.

Le personnel enseignant était accompagné de ses collègues du Syndicat du personnel de soutien et du Syndicat du personnel professionnel, tous deux membres de la CSQ.

Les conventions collectives des syndicats du secteur public sont échues depuis neuf mois.

« Actuellement, on est victimes du peu d’attractivité des emplois offerts au Cégep. On n’arrive pas à recruter et à garder les personnes nécessaires pour combler les besoins du Cégep », déplore Vincent Dufresne, président du syndicat du personnel de soutien. 

Le SPECS réclame aussi depuis des mois plus de ressources pour l’institution. 

« Il n’y a pas de front commun, mais localement, on est solidaires les uns des autres. Les gains faits d’un côté vont avoir du positif pour l’ensemble du Cégep, et c’est surtout les étudiantes et les étudiants qui en sortiront gagnants » explique Geneviève Corbeil, présidente du syndicat du personnel professionnel. 

Le Cégep compte environ 800 employés.

Pour leur part, les membres du SPTA-CSQ, à l’instar de leurs collègues professeurs, doivent se prononcer sur un vote de grève en janvier, les négociations étant dans une impasse. En entrevue la semaine dernière, la présidente Renée Bibeau constatait que plusieurs demandes visent à améliorer le recrutement et la rétention du personnel. Le SPTA regroupe autant du personnel de service de garde, des secrétaires que des techniciens en éducation spécialisée.

La fin du programme de bureautique?

Par ailleurs, le SPECS s’inquiète, à l’instar de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), d’une disparition possible du programme de bureautique. Cette formation pourrait être mise en commun avec le DEC en administration et gestion de commerce. Or, le SPECS dit avoir des inquiétudes « pédagogiques » si ce programme disparaissait. Les diplômés de cette formation sont très recherchés au public, notamment au CIUSSS ou au Cégep, même si les étudiants ne sont pas nombreux dans les cohortes, avance Julie Dionne. 

Les trois syndicats du Cégep de Sherbrooke ont manifesté près de l’établissement mardi.