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Le meilleur bilan depuis novembre

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
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La région de l’Estrie vient d’écrire son meilleur bilan hebdomadaire depuis qu’elle est passée en zone rouge en novembre avec l’ajout de 505 Estriens déclarés positifs à la COVID-19, dont 58 lors du bilan de vendredi.

En comparaison, il y avait eu 735 cas positifs la semaine dernière, et 935 la semaine précédente – le record.

La vaccination s’est aussi poursuivie toute la semaine, aussi rapidement que le permet l’arrivée des vaccins de Pfizer et de Moderna en sol québécois. Vendredi, le CIUSSS de l’Estrie-CHUS avait vacciné 11 815 personnes (2 % de sa population). La vaccination des aînés dans les CHSLD de l’Estrie est terminée. Il était encore impossible vendredi de savoir combien d’aînés avaient accepté d’être vaccinés en Estrie, mais la moyenne provinciale frôle le 90 %.

Le CIUSSS continue en parallèle de vacciner sans relâche ses quelque 20 000 travailleurs de la santé et amorcera aussi bientôt la tournée des résidences privées pour aînés (RPA).

La province a effectué moins de tests de dépistage de la COVID-19 que normalement cette semaine. Ce n’est toutefois pas le cas en Estrie. Avec ses 10 897 tests de dépistage, le CIUSSS de l’Estrie-CHUS maintient la même cadence hebdomadaire que depuis le début novembre. Ce nombre de tests correspond d’ailleurs à la capacité de l’Estrie de faire des tests et de les traiter dans un délai de 24 heures au sein de ses propres laboratoires à l’Hôpital Fleurimont.

Le taux de positivité des tests de dépistage pour la semaine du 15 au 21 janvier a été de 4,4 %, en baisse aussi par rapport aux semaines précédentes.

Accès resserré à l’Hôpital Fleurimont

Au chapitre des mauvaises nouvelles maintenant… Les nombreuses éclosions en cours dans les hôpitaux, les CHSLD et les résidences privées pour aînés continuent de faucher des vies : 28 personnes sont décédées des complications de la COVID-19 dans la dernière semaine, dont sept décès qui ont été rapportés vendredi.

Il y avait par ailleurs vendredi 1426 patients atteints de COVID-19 hospitalisés au Québec, dont 90 à l’Hôtel-Dieu et à l’Hôpital Fleurimont de Sherbrooke. 

L’Hôpital Fleurimont demeure d’ailleurs sous tension alors qu’il y a maintenant 12 éclosions actives de COVID-19 et une veille d’éclosion dans autant de départements. La plupart des éclosions sont toutefois plutôt petites (moins d’une dizaine d’employés et d’usagers) et les équipes de prévention et de contrôle des infections travaillent d’arrache-pied pour les contrôler et éviter de nuire aux nombreuses activités qui se déroulent ailleurs dans l’hôpital.

Alors que les restrictions entourant la présence de proches aidants seront levées samedi à minuit pour l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke, l’Hôpital de Granby et l’Hôpital Brome-Missisquoi-Perkins, elles demeureront en place jusqu’au samedi 30 janvier à l’Hôpital Fleurimont. Les étudiants pourront toutefois réintégrer les quatre installations dès dimanche pour y poursuivre leurs apprentissages.

« Le nombre d’hospitalisations est beaucoup trop élevé [...] pour qu’on puisse d’abord arrêter de faire du délestage [...] et même éventuellement commencer à faire du rattrapage », a indiqué Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux.

Une nouvelle zone orange?

La baisse du nombre de nouveaux cas déclarés en Estrie, comme partout au Québec, est une bonne nouvelle. Mais une très grande prudence reste de mise. « C’est un virus qui est partout au Québec. Même si ça baisse, il est encore présent dans la communauté. C’est un virus qui se nourrit de contacts. Chaque fois que vous lui permettez d’être à moins de deux mètres dans un contexte où vous laissez tomber les mesures, vous lui donnez l’opportunité d’infecter quelqu’un », a rappelé le Dr Horacio Arruda, directeur national de la Santé publique.

Y aura-t-il des assouplissements des mesures alors que le nouveau confinement et le couvre-feu présentement en vigueur doivent normalement prendre fin le 8 février?

« Il ne faut pas penser que même s’il y avait — je dis ‘‘si’’, on n’est pas encore rendus là — certains assouplissements, il ne faut pas que les gens interprètent que maintenant, ça y est, on peut repartir les rassemblements à la maison. Les rassemblements, c’est majeur comme effet », insiste le Dr Arruda.

Un retour au palier d’alerte orange n’est pas exclu éventuellement, mais ce serait fort probablement une « zone orange » plus restrictive que celle qui a été connue cet automne.

L’Estrie compte maintenant 10 183 personnes ayant lutté contre la COVID-19, 250 décès et 9213 personnes considérées comme rétablies. Il reste donc 720 cas toujours actifs dans la région.