Le maire de Drummond à Bruxelles: «Ç'aurait pu être nous»

S'il est actuellement en sécurité dans un hôtel de Bruxelles, le maire de Drummondville Alexandre Cusson ne peut que faire le constat qu'il l'a échappé belle. Si les attentats étaient survenus un peu plus tôt ou un peu plus tard, il aurait pu devenir une innocente victime des terroristes.
<p>Alexandre Cusson</p>
« Ç'aurait pu être nous, réalise le politicien en mission économique. Moi et Martin Dupont nous trouvions à l'aéroport à peu près à la même heure, 48 heures plus tôt. Nous reconnaissons les lieux sur les photos. Nous utilisons aussi fréquemment le métro pour nous rendre d'un rendez-vous à un autre. C'est pratique pour se déplacer dans une ville comme celle-là », affirme M. Cusson de l'hôtel où il est confiné.
La délégation drummondvilloise participant à la mission économique n'avait heureusement pas de rendez-vous avant 9h30. Elle s'apprêtait à quitter l'hôtel lorsqu'elle a appris la terrifiante nouvelle. Après les avoir informé de la situation, les autorités leur ont recommandé de demeurer à l'hôtel pour leur propre sécurité « Nous avions fait la déduction nous-mêmes », signifie-t-il.
<p>Martin Dupont</p>
S'il n'a pas entendu les déflagrations, Alexandre Cusson a tout de même été témoin du branle-bas de combat associé aux secours qui s'organisent. Aux sirènes constantes des véhicules d'urgence s'ajoutent les visages inquiets des passants, à la fois tristes et choqués que leur ville ait été touchée en plein coeur. Sans présumer qu'un tel événement était à prévoir, le maire explique que la l'atmosphère était tendu à Bruxelles depuis l'arrestation de Salah Abdeslam.
« On sentait la tension, les gens étaient un peu sur les dents. Lorsqu'une ambulance passait pour un appel de routine, les gens figeaient sur le trottoir et se demandaient s'il ne venait pas de se produire quelque chose de grave », ajoute-t-il.