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Jacques Lebrun, surnommé « Monsieur répare-tout », a annoncé que son commerce O’Boyle & Duplessis, était à vendre.
Jacques Lebrun, surnommé « Monsieur répare-tout », a annoncé que son commerce O’Boyle & Duplessis, était à vendre.

Le magasin O’Boyle & Duplessis est à vendre

Tommy Brochu
Tommy Brochu
La Tribune
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Après 38 ans comme propriétaire du commerce de vente et de réparation de petits électroménagers O’Boyle & Duplessis, le temps est venu pour Jacques Lebrun de passer le flambeau. Le fonds de commerce de l’entreprise sherbrookoise est à vendre.

« Mais je suis encore en forme! Je suis encore bon pour quelques années », précise M. Lebrun, qui a acheté l’entreprise en 1982 directement de M. Duplessis, le fondateur. Il demande 50 000 $ pour sa compagnie.

À qui aimerait-il vendre son commerce? « Ça prend quelqu’un qui est capable de faire de la réparation. Quelqu’un qui se débrouille. Je peux rester encore un bout de temps pour l’aider », répond celui qui travaille six jours par semaine depuis près de quatre décennies et qui avoue vendre avec un certain pincement au cœur.

« Je l’ai monté à ma manière », confie celui qui, avec un collègue, avait quitté son emploi chez Canadian Tire pour travailler à son compte.

Le domaine de la réparation a changé avec les années, estime celui qui est surnommé « Monsieur répare-tout ». « Il y a moins de pièces qu’avant, surtout dans les nouveaux appareils. Ce sont des modules, personne n’a les pièces. Il faut avoir des pièces des compagnies en réserve. Depuis les années, j’ai démanché et gardé des pièces utiles dans des boîtes dont j’ai besoin », explique le propriétaire de l’entreprise qui, selon lui, a ouvert ses portes en 1934.

« Les premières télévisions à Sherbrooke ont été vendues par O’Boyle & Duplessis, tout comme les premiers gros électroménagers comme les poêles et les réfrigérateurs », raconte M. Lebrun, informations que n’a pas pu vérifier La Tribune.

Et Jacques Lebrun assure que son magasin fonctionne bien malgré la pandémie. « Ça va encore mieux! » dit celui qui vend des articles usagés par téléphone et qui offre aux gens qui veulent faire réparer leurs petits électros de les laisser devant la porte.

Selon lui, les gens ont le réflexe de faire réparer leurs articles. « Dans le magasin, il n’y a qu’une ou deux personnes à la fois. Les gens ne sont pas pris comme dans les autres places », dit celui qui travaille seul.

« À l’heure actuelle, on peut livrer et les personnes peuvent mettre l’appareil devant ma porte. Je vais le ramasser et je vais lui livrer où il va venir le chercher », indique-t-il, spécifiant que personne n’entre dans le magasin.