L’Université de Sherbrooke interdit à ceux qui fréquentent ses campus de consommer du cannabis sur ses terrains et dans ses bâtiments, à l’exception des résidences, où il sera possible d’en ingérer.
L’Université de Sherbrooke interdit à ceux qui fréquentent ses campus de consommer du cannabis sur ses terrains et dans ses bâtiments, à l’exception des résidences, où il sera possible d’en ingérer.

Le joint banni partout à l’UdeS

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
SHERBROOKE — L’Université de Sherbrooke interdit à ceux qui fréquentent ses campus de consommer du cannabis sur ses terrains et dans ses bâtiments, à l’exception des résidences, où il sera possible d’en ingérer. L’Université Bishop’s a pour sa part choisi d’interdire toute forme de cannabis sur son campus, incluant dans ses résidences.

L’Université de Sherbrooke a précisé sa réglementation à la suite de la légalisation du cannabis, le 17 octobre dernier. L’établissement n’avait pas beaucoup de marge de manœuvre, en ce sens où la législation provinciale prévoit qu’il est interdit de fumer du cannabis sur les terrains d’un établissement d’enseignement postsecondaire. 

Les politiques révisées de l’UdeS s’apparentent à la réglementation de l’Université Laval, en ce sens où les locataires des résidences peuvent consommer du cannabis, tant que celui-ci n’est pas fumé. 

Les locataires de l’UdeS ne pourront ni en fumer ni posséder de plant ni en faire le commerce. 

Quant à l’ingestion qui sera permise, l’institution fait le parallèle avec une consommation raisonnable d’alcool. « On n’est pas dans l’interdiction, mais dans un usage responsable », note la secrétaire générale et vice-rectrice à la vie étudiante de l’Université de Sherbrooke, Jocelyne Faucher. 

Il était déjà interdit de fumer du tabac dans les résidences de l’institution avant l’arrivée de la nouvelle législation. 

Jocelyne Faucher note que la première volonté de l’UdeS était de protéger la santé et la sécurité des personnes fréquentant l’UdeS, tout en respectant l’usage légal du cannabis. « On respecte les interdictions applicables en milieu universitaire », note Mme Faucher. 

« On prévoit des interdictions supplémentaires qui visent à protéger des personnes mineures », note Mme Faucher. La réglementation interdit de posséder du cannabis en présence d’une personne mineure sur les terrains. Rappelons que l’institution compte un centre de la petite enfance sur son campus, de même que le centre d’éducation préscolaire Brin d’univers. Il sera interdit pour la communauté universitaire d’accomplir des tâches ou de participer à une activité en cas de facultés affaiblies par la consommation de cannabis. 

Pas d’exception à Bishop’s

À Bishop’s, la politique de l’institution interdit de consommer du cannabis sur ses terrains. L’interdiction s’applique à toutes formes de cannabis, incluant les muffins, les biscuits et les breuvages.

La directrice des services juridiques de Bishop’s, Marie-Josée Dufour, indique que l’institution a pris cette position après avoir mené une consultation. « On a à cœur la santé et la sécurité des gens », dit-elle en soulignant que l’institution ne souhaite pas voir ses étudiants arriver aux cours sous l’influence du cannabis. « On ne croit pas que c’est nécessaire et sain de consommer », note Mme Dufour. 

Qu’arrive-t-il si un étudiant, par exemple, se fait prendre avec du cannabis sur les lieux? La drogue sera confisquée et un avertissement sera donné. « Ce n’est pas à la première offense qu’il va y avoir une amende. » Cette amende peut varier entre 100 et 750 $. Le montant est doublé pour une seconde offense. L’expulsion peut survenir après plusieurs récidives.

L’Université Laval a pour sa part précisé au quotidien Le Soleil que la consommation sous toute autre forme, comme la nourriture et l’huile, allait être tolérée lors d’activités sociales après les heures de cours.