Senghor Ngabo Twagira

Le jeu compulsif le mène à frauder son employeur

Senghor Ngabo Twagira a reconnu une fraude envers son employeur où il transférait de sommes de vente d’essence pour assouvir son vice de jeu compulsif.

Entre novembre 2014 et mai 2016, Twagira a fraudé le dépanneur du Carrefour du boulevard de Portland pour un montant qui devra être prouvé devant le tribunal.

« Le plaignant mentionne une fraude d’environ 48 000 $, mais mon client ne reconnaît pas ce montant. Il devra y avoir un débat sur sentence sur le montant en cause », a expliqué l’avocate de la défense Me Stéphanie Marcoux.

Devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec, l’accusé a tout de même reconnu, vendredi, une fraude de plus de 5000 $.

Twagira était employé du dépanneur depuis juin 2012 lorsqu’il a franchi la ligne de la légalité en 2014.

C’est en s’attardant en profondeur aux finances de l’entreprise en mai 2016 que les propriétaires ont découvert le pot aux roses.

Ils se sont aperçus que Twagira vendait beaucoup trop de billets de loterie en proportion des autres employés.

« En fouillant, les propriétaires ont découvert que Twagira faisait des transferts de vente d’essence vers l’achat de billets de loterie. Les employés devaient entrer manuellement le montant de vente d’essence, mais mon client réussissait à transférer des montants vers l’achat de billets de loterie », a expliqué Me Marcoux au tribunal.

Confronté à la situation par son employeur, Senghor Ngabo Twagira a été congédié.

Son avocate mentionne qu’il a transmis 5000 $ à son ancien employeur avec un message d’excuses. Twagira a aussi mentionné qu’il voulait se trouver un nouvel emploi pour le rembourser.

« Il a mentionné avoir été empoisonné par le jeu compulsif », signale Me Marcoux.

Dans l’élaboration de son stratagème, Senghor Ngabo Twagira pariait en faveur d’une équipe sportive et contre cette même équipe pour le même match.

Les copropriétaires du dépanneur ont travaillé une année et demie sans salaire. Une dizaine de personnes auraient pu se retrouver sans emploi.

Les observations sur la peine se dérouleront le 5 avril.

C’est Me Nathalie Robidoux qui représente le ministère public dans cette affaire.