La directrice générale du Festival des traditions du monde de Sherbrooke, Malika Bajjaje, les artistes Jennifer Grout, Kattam, Yves Lambert et Oliver Rondeau seront présents entre le 7 et le 11 août dans le stationnement du parc Quintal.

Le FTMS abreuvera les visiteurs de réflexions et de poésie

Il y aura 10 000 bouteilles d’eau de moins cette année au Festival des traditions du monde de Sherbrooke (FTMS). L’organisation, qui s’est privée d’une source de revenus en bannissant ces bouteilles à usage unique, a quand même réussi à rendre ses quatre bornes de remplissage artistiques. L’architecte chez Jubinville et Associés Daniel Quirion et la poète Nathalie Plaat ont pu transformer le temps d’attente en temps de réflexion.

« Essentiellement, j’aime dire que le travail de l’architecte est de jouer avec les espaces, commente Daniel Quirion. Ce sont des plans, des volumes et de la lumière. On part avec la thématique de l’eau. Les grands termes qui ressortent sont les réserves d’eau avec les icebergs, l’eau comme milieu de vie, la force de l’eau et l’utilisation de l’eau comme force hydraulique. Ce sont vraiment des thématiques qu’on a amenées en espace pour se surimposer au bloc de recharge. »

Conscientiser les festivaliers

Nathalie Plaat, elle, pense que l’idée était de conscientiser les festivaliers. « C’est de la poésie, mais il y a quand même des plaques avec de l’information sur les changements climatiques et l’environnement. C’est pour que ce soit sensé pour les festivaliers. Durant leur file d’attente, ils sont dans un environnement super esthétique et peuvent lire des poèmes en attendant », analyse-t-elle.

Comment est-ce qu’on traite la thématique de l’eau en tant que poète? « On se rend compte que c’est hyper présent dans notre monde contemporain. On entend parler presque tous les jours des changements climatiques. On a peur de ce qui fond au nord et de ce que ça va amener chez nous. J’ai un poème qui parle de l’intimité, de tout ce qui se passe sous l’eau. On a très souvent l’image de l’iceberg avec la pointe qui dépasse, mais tout ce qu’il y a en dessous et qui est tellement mystérieux, intéressant. J’ai aussi beaucoup pensé aux jeunes, je trouve qu’ils ont une grosse charge sur les épaules », partage celle qui est psychologue en plus d’être poète. 

La directrice générale de l’événement, Malika Bajjaje, veut aller au-delà de l’art. « Il y a des raisons artistiques, car nous sommes dans un festival. On veut aussi amener les festivaliers à se poser des questions. On va leur expliquer et ils vont comprendre encore plus l’importance de l’eau dans notre monde. L’utilité de cette structure, c’est pour informer les gens », exprime-t-elle, visiblement fière du coup de son organisation. 

Programmation de qualité

Mme Bajjaje, se réjouit en pensant à la programmation de la 22e édition du FTMS. Elle qui y participe en tant que bénévole, exposante ou directrice depuis le début. « On a plusieurs coups de cœur. Cette édition se démarque par le retour du Palais de l’Orient. Elle promet de la diversité, la qualité côté spectacles, musique, danse et émerveillement. C’est une immersion culturelle durant cinq jours », dit-elle, rappelant que le Palais de l’Orient avait cédé sa place durant deux ans. 

Rappelons que Zachary Richard, le Yves Lambert Trio, Leela Gilday, Jacobus, Florent Vollant et Lakou Mizik font partie des 150 artistes qui partageront les différents espaces. 

L’entrée journalière au FTMS coûtera 7 $. Les intéressés peuvent cependant acheter un laissez-passer pour les cinq jours de festivités au coût de 12 $ jusqu’à la fin du mois de juillet et 15 $ en août au ftms.ca/billetterie.

L’architecte chez Jubinville et Associés Daniel Quirion (photo) et la poète Nathalie Platt ont uni leurs efforts pour transformer le temps d’attente des visiteurs en temps de réflexion.