Le 16 avril, la femme s’est présentée dans une institution financière de Drummondville afin d’effectuer un retrait au comptoir de service avec des pièces d’identité falsifiées.

Vol d’identité: une femme recherchée par la SQ

La Sûreté du Québec recherche une suspecte de fraude qui aurait commis un vol d’identité.

Le 16 avril, la femme s’est présentée dans une institution financière de Drummondville afin d’effectuer un retrait au comptoir de service avec des pièces d’identité falsifiées.

Elle avait aussi réussi à obtenir un montant d’argent dans une autre institution financière de Saint-Hyacinthe en utilisant le même stratagème.

Deux photos de la femme ont été diffusées mardi matin par la SQ, qui demande l’aide de la population afin d’identifier la suspecte. 

La SQ confirme qu’il s’agit d’un cas de vol d’identité, mais n’était pas en mesure de donner d’autres détails, mardi, pour ne pas nuire à l’enquête en cours. 

Le corps policier n’était pas non plus en mesure d’indiquer si ce cas est relié au vol des données personnelles de 2,9 millions de membres de Desjardins. 

Toute information pouvant permettre de retrouver cette femme peut être communiquée en toute confidentialité à la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec au 1 800 659-4264. 

Deux photos de la femme ont été diffusées mardi matin par la SQ, qui demande l’aide de la population afin d’identifier la suspecte.

L'Est du Québec

Le F.-A.-Gauthier a «détruit sa vie»

MATANE — Deux ans après avoir été affecté à la décontamination des moisissures sur le NM F.-A.-Gauthier, un employé de la Société des traversiers du Québec (STQ) a reçu un diagnostic qui, selon lui, a détruit sa vie. Marc Bérubé a développé une maladie pulmonaire dégénérative. Si la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST) reconnaît la maladie professionnelle de l’homme de 51 ans de Matane, son employeur conteste le verdict.

«J’étais en pleine santé et maintenant, le moindre petit effort me donne de la misère, soutient M. Bérubé. Je n’ai plus de souffle. Ça va raccourcir ma durée de vie. Ça m’a rendu malade.»

Sports

Les Sharks renvoient Kotkov aux Sags

Les Saguenéens de Chicoutimi se retrouvent avec un heureux problème. Les Sharks de San Jose ont en effet retranché l’attaquant russe Vladislav Kotkov, lundi soir, de sorte que si son coéquipier Artemi Kniazev est également retourné à son club junior, les Sags devront se départir de l’un de leurs trois joueurs européens.

Le Russe de 19 ans, qui amorcera donc sa troisième saison à Chicoutimi, sera en route pour Saguenay mardi. « C’est évidemment une bonne nouvelle que Kotkov revient et c’est certain qu’on va le garder », a indiqué l’entraîneur-chef et DG des Sags, Yanick Jean, lorsque joint lundi soir. Rappelons que Kotkov a signé, en juillet 2018, un contrat d’entrée de trois ans avec San Jose.

Actualités

Les leçons de vie de Michelle Obama

Le charisme de Michelle Obama est indéniable. Sa venue à Québec a fait déplacer 8000 personnes au Centre Vidéotron lundi soir, pour 80 minutes bien tassées d’une conversation entre l’ex-première dame et la femme d’affaires Christiane Germain, axée sur son parcours et sa vision de la vie.

Ceux qui avaient lu les mémoires de Michelle Obama, Devenir (Becoming), n’auront pas appris beaucoup de choses lors de cet évènement orchestré par la Chambre de commerce et d’industrie de Québec. Ils auront au moins eu le luxe d’entendre en personne la principale intéressée, vêtue d’un élégant costume bleu pâle, le ton accessible et simple, la dégaine joyeuse et mesurée.

«Même si vous avez l’habitude de ce genre d’évènement, êtes-vous nerveuse?» lui a demandé Christiane Germain, en début de parcours. «Oui, un peu. J’espère toujours que de me présenter ici telle que je suis soit suffisant», a répondu l’avocate de formation, née dans un quartier ouvrier de Chicago, élevée dans une grande simplicité pour ensuite briller dans les universités de la Ivy League, à Princeton et Harvard. 

Elle est revenue sur son enfance, vécue sans grand confort matériel, mais riche en valeurs. «Mes parents étaient comme tant d’autres parents autour du monde, ils ont investi d’abord dans l’avenir de leurs enfants», a-t-elle rappelé. Après les sacrifices qu’ils ont faits pour lui permettre une éducation dans une université réputée, elle a trouvé difficile d’avouer à sa mère qu’elle voulait changer de carrière, alors qu’elle était une avocate très bien payée dans une grande firme de Chicago. 

De son père, elle a dit qu’il a été son meilleur modèle de respect envers les femmes, parce qu’il lui a fourni les mêmes outils et l’a tenue aux mêmes standards que son grand frère.

Elle a d’ailleurs livré un vibrant plaidoyer féministe sous la forme d’une invitation faite aux hommes de préparer le monde pour les fillettes de demain. «Votre rôle est le plus important de tous», a-t-elle soutenu. Oui, il faut élever des jeunes filles qui savent s’exprimer, s’imposer, tenir leur bout, mais encore faut-il préparer le monde dans lequel elles vont évoluer comme femmes dans quelques années, a précisé Mme Obama. 

Beaucoup de ses messages étaient adressés aux jeunes femmes, qui formaient une bonne partie de l’auditoire. Elle les a invitées à être indulgentes envers elles-mêmes, et à sortir de leur zone de confort pour évoluer. «Les femmes sont socialisées pour penser qu’elles doivent être parfaites, qu’il n’y a une seule façon de réussir», a dénoncé la femme de Barack Obama. À 55 ans, elle dit enfin comprendre celles qui lui disaient que les femmes sont à leur meilleur dans la cinquantaine et la soixantaine. «Je me sens enfin complètement confortable avec qui je suis», a-t-elle confirmé. «La sagesse, ça ne s’achète pas, ça prend des années de hauts et de bas pour arriver à repousser tous ceux qui doutent de nous.»

La vie à la Maison-Blanche

Michelle Obama «vit dans une bulle» depuis l’élection de Barack Obama à la tête des États-Unis en 2008, et même depuis la fin de son deuxième mandat. «Je ne fais jamais la file au supermarché», a-t-elle rappelé avec humour. Sa famille vit toujours entourée d’un détachement de sécurité important. Elle a parlé de son rôle de mère dans ce contexte tout particulier.

Seule incartade plus politique dans une conversation somme toute assez légère, Michelle Obama a profité d’une question sur la pression qu’avait Barack Obama en tant que premier président afro-américain pour lancer une pointe à Donald Trump, sans le nommer. «Imaginez si Barack Obama avait fait des choses comme celles qui se sont passées dans les dernières années. Pensez-y un peu», a-t-elle lancé avant de rappeler avec fierté que l’administration de son mari n’avait pas été entachée de scandales. «Personne n’est parfait, mais je pense que mon mari est bien proche de la perfection», a-t-elle dit avec un grand sourire, suscitant des applaudissements nourris. 

Le sujet du contrôle des armes à feu s’est aussi imposé brièvement quand Michelle Obama a avoué avoir trouvé très difficile de rencontrer des proches de victimes de fusillades. «C’était une chose très difficile de les tenir dans mes bras sans avoir de réponses pour eux», a-t-elle témoigné. 

Le moment le plus spontané est arrivé à la toute fin, avec une série de questions rapides et ludiques, où l’on a pu apprendre que l’ex-première dame était lève-tôt, qu’elle préférait la pizza à la croûte mince, le yoga («Attendez de vieillir, vous allez voir, les étirements, c’est essentiel»), les livres papier et les espadrilles («Des jeans et des espadrilles, voilà la vraie Michelle Obama.») Enfin, elle s’est fait tordre le bras pour avouer qu’elle préférait Céline Dion à Drake. On aurait pris plus de cette spontanéité, mais c’était déjà terminé…

Affaires

Plus de jeunes sont syndiqués

Bien que le taux de syndicalisation soit légèrement en baisse depuis 20 ans au Québec, il est plutôt en hausse chez les jeunes travailleurs de 15 à 29 ans.

Cette constatation émane d’un rapport de l’Institut de la statistique du Québec publié lundi, intitulé «Portrait statistique de la jeunesse québécoise : tendances des 20 dernières années».

Justice et faits divers

Enquête préliminaire de René Kègle: la mère de Jean-Christophe Gilbert témoigne

TROIS-RIVIÈRES — Trois personnes ont été appelées à témoigner, lundi, à la première journée de l’enquête préliminaire de René Kègle pour le meurtre de Jean-Christophe Gilbert, dont la mère de la victime.

Même si elle avait été prévenue par le procureur de la Couronne, Me Benoît Larouche, qu’elle pouvait prendre des pauses si le besoin se faisait sentir, Corine Bolduc est demeurée solide durant tout son témoignage, sans laisser transparaître ses émotions. Elle a notamment parlé de son fils aîné mais aussi de René Kègle. Il importe cependant de préciser qu’à ce stade des procédures, il nous est impossible de dévoiler le contenu des témoignages et de la preuve de la poursuite et ce, en vertu d’une ordonnance de non-publication.

Affaires

Toujours pas de date pour le retour dans le ciel du Boeing 737 MAX

NEW YORK — Plus de six mois après l’immobilisation au sol du Boeing 737 MAX à la suite de deux accidents ayant fait 346 morts, il n’y a toujours pas de date pour son retour dans le ciel, ont indiqué lundi les autorités américaines.

«La FAA continue à suivre un processus minutieux, et non un calendrier imposé, pour remettre en service l’appareil», a déclaré Steve Dickson, le nouveau patron de l’agence fédérale de l’aviation civile (FAA).

«Notre priorité est la sécurité, et (par conséquent) nous n’avons pas arrêté de calendrier pour savoir quand notre inspection sera terminée», a insisté le responsable dans un discours, transmis à l’AFP et prononcé devant ses pairs lors d’une réunion à huis clos à Montréal.

M. Dickson a en outre indiqué que la levée de l’interdiction de vol se fera pays par pays, semblant ainsi prendre acte des divergences existant entre les autorités de l’aviation civile mondiales.

Il a par ailleurs confirmé qu’il envisageait de voler lui-même dans le 737 MAX modifié avant que celui-ci ne retourne dans le ciel américain.

Interrogé par l’AFP pour savoir si cette incertitude remettait en cause l’espoir du groupe de voir voler le MAX au «début du quatrième trimestre», qui commence la semaine prochaine, un porte-parole a répondu : «Il n’y a rien de nouveau».

«Nous étions contents de présenter nos changements aujourd’hui (lundi) aux régulateurs mondiaux et allons continuer à fournir des informations alors que nous travaillons tous vers un retour en service du 737 MAX», a-t-il dit.

Dennis Muilenburg, le pdg de Boeing, va sans doute être interpellé sur cette question lors d’une intervention prévue au Club économique de New York le 2 octobre.

Le 737 MAX est cloué au sol depuis plus de six mois, un record pour un nouveau modèle. Par comparaison, le Boeing 787 était resté absent des airs pendant trois mois en 2013 après des problèmes de départ de feu lié aux batteries.

144 500 $ pour chaque victime 

La FAA examine actuellement les changements apportés par Boeing au logiciel MCAS, le système antidécrochage spécialement conçu pour le MAX et mis en cause, par des enquêtes préliminaires, dans les accidents d’Ethiopian Airlines du 10 mars dernier et de Lion Air du 29 octobre 2018.

Elle attend encore de recevoir les modifications effectuées sur le système de contrôle de vol.

Boeing a suspendu les livraisons du MAX et en a réduit la production de 20 %.

Les spéculations vont bon train.

Des experts tablent sur un retour en service au printemps 2020, tandis que des compagnies aériennes, comme SouthWest et Air Canada, ont supprimé le MAX de leurs programmes de vol au moins jusqu’à début janvier prochain.

La FAA a par ailleurs reconnu lundi que les dissensions avec les autres régulateurs, notamment les Européens et les Canadiens, n’allaient pas permettre au 737 MAX modifié de revenir dans le ciel mondial de manière simultanée.

«Chaque gouvernement prendra sa propre décision sur le retour en service de l’appareil, fondée sur un examen approfondi sur sa sécurité», a déclaré le régulateur, dont la proximité avec Boeing est dénoncée de toutes parts depuis plusieurs mois.

Les Européens, via l’Agence de l’aviation civile européenne (AESA), jugent par exemple non satisfaisante la solution de Boeing à la défaillance éventuelle des sondes d’incidence («Angle of attack»- AOA) transmettant les informations au MCAS.

Les Canadiens exigent une formation des pilotes sur simulateur, tandis que les Américains jugent suffisante une simple formation sur ordinateur ou iPad.

Il est reproché à la FAA d’avoir été la dernière autorité à clouer l’avion au sol et d’avoir confié à Boeing l’homologation des systèmes importants du 737 MAX, dont le MCAS.

Les autorités indonésiennes estiment, dans les conclusions préliminaires d’un rapport, que des problèmes dans la conception du 737 MAX et dans sa supervision ont joué un rôle important dans l'écrasement de l’appareil de Lion Air, selon le Wall Street Journal.

Un panel de régulateurs internationaux, mis en place par la FAA, devrait par ailleurs remettre dans les prochaines semaines un rapport très critique sur les relations entre Boeing et l’autorité, selon une source proche du dossier.

Boeing, qui fait face à une centaine de plaintes, a proposé lundi de verser 144 500 $ à chaque famille des 346 victimes, argent venant d’un fonds spécifique doté au total de 100 millions de dollars.

Ce montant représente un peu moins que le prix catalogue d’un 737 MAX — 110 millions de dollars.

Actualités

Les Canadiens s’inquiètent des «fausses nouvelles», mais peinent à les détecter

TORONTO — Les Canadiens s’inquiètent de la prolifération des «fake news», mais ils ne sont pas nécessairement en mesure de les empêcher de se répandre, suggèrent les résultats d’un nouveau sondage.

L’enquête réalisée par Historica Canada, l’organisation à l’origine des «Minutes du patrimoine», a interrogé les Canadiens sur l’état des médias et leur capacité à distinguer les faits de l’opinion.

Les résultats étaient truffés de contradictions : 88 % des répondants s’inquiétaient de la qualité de l’information circulant en ligne, mais 61 % ont jugé que l’inquiétude du public au sujet des «fausses nouvelles» était exagérée.

Plus de la moitié des participants au sondage ont admis avoir lu ou raconté une histoire qui s’est révélée plus tard inexacte ou qui remontait à il y a longtemps.

Selon Historica, 69 % des participants au sondage estimaient pouvoir faire la différence entre un fait et une opinion, mais seulement 12 % ont obtenu un score parfait lorsqu’ils ont été invités à classer six énoncés d’un test inclus dans le sondage.

Environ 86 % des répondants ont suggéré que la compréhension des médias devienne un apprentissage obligatoire pour les étudiants canadiens, ce que le chef de la direction de Historica, Anthony Wilson-Smith, perçoit comme un signe que les Canadiens sont conscients de la complexité de la question.

«Il y a un appétit et des efforts énormes pour suivre l’actualité», a poursuivi M. Wilson-Smith, soulignant le fait que 94 % des participants à l’enquête s’estimaient au fait de l’actualité. «Les gens comprennent manifestement l’importance de prendre conscience de ce qui se passe dans le monde. Ce qui est moins clair, c’est à quel point les gens s’interrogent sur la véracité des histoires qu’ils lisent.»

Selon M. Wilson-Smith, l’enquête suggère que la plupart des répondants suivent au moins une règle fondamentale de la recherche appropriée d’informations en faisant appel à plusieurs sources pour leurs nouvelles quotidiennes. Environ 76 % des participants se tournent vers les médias traditionnels comme les journaux ou la télévision, tandis que 70 % consultent des sources en ligne, et la majorité des répondants affirment s’inspirer des deux.

Toutefois, les chiffres indiquent également que les participants à l’enquête ont eu du mal à séparer le bon grain de l’ivraie au sein de ces diverses sources.

Le sondage a révélé que 56 % des personnes interrogées avaient admis avoir lu ou partagé des informations inexactes, tandis que 45 % ont indiqué qu’elles avaient dû intervenir et corriger des informations douteuses diffusées par d’autres personnes.

Distinguer les faits de l’opinion

M. Wilson-Smith a souligné que le résultat le plus troublant de l’enquête était la difficulté de distinguer les faits de l’opinion, compte tenu en particulier de la tendance des participants à surestimer leurs propres capacités.

Historica a inclus dans son sondage six déclarations et a demandé aux participants d’identifier la catégorie à laquelle elles appartenaient.

Lorsqu’on leur a présenté une phrase telle que : «la bataille de la crête de Vimy a été le moment le plus important de l’histoire du Canada», par exemple, seulement 41 % ont pu la classer correctement comme une déclaration d’opinion.

Face à la phrase : «le Canadien de Montréal a remporté plus de coupes Stanley que toute autre équipe de la Ligue nationale de hockey (LNH)», seuls 54 % ont su détecter qu’il s’agissait d’une déclaration factuelle.

Seulement 12 % des répondants ont été en mesure de fournir la classification correcte pour les six énoncés du test, tandis que 5 % n’ont pas réussi à en identifier un seul correctement.

L’enquête a également révélé que les répondants de moins de 55 ans étaient plus perspicaces que les consommateurs de nouvelles plus âgés. Environ 45 % des répondants de ce premier groupe d’âge ont répondu correctement à au moins quatre questions, contre 33 % des plus de 55 ans.

L’enquête en ligne, réalisée auprès de 1000 personnes, a été réalisée par Ipsos pour le compte de Historica du 23 au 26 août.

L’Association de la recherche et de l’intelligence marketing, l’organisme professionnel de l’industrie du sondage, affirme que les enquêtes en ligne ne peuvent se voir attribuer une marge d’erreur, car elles ne s’appuient pas sur un échantillon aléatoire et ne sont donc pas nécessairement représentatives de la population.

M. Wilson-Smith a reconnu que la capacité de distinguer les fausses nouvelles de la réalité était plus complexe que celle permettant de simplement distinguer des faits de l’opinion. Par ailleurs, le choix des mots dans différents reportages peut présenter le même ensemble de faits sous un jour très différent, a-t-il ajouté.

Il a estimé que les résultats du sondage devraient servir de mise en garde à la fois aux médias et au public. Les journalistes doivent faire preuve de prudence et de considération dans leur couverture, a-t-il affirmé, tandis que ceux qui lisent ou regardent leur travail doivent rechercher activement plusieurs sources pour s’assurer qu’ils entendent le plus de points de vue possible.

«Le travail des journalistes, tout comme les événements eux-mêmes, n’est très rarement que noir ou blanc», a-t-il noté.

Environnement

Réduire ou éliminer les pesticides?

Environnementalistes et agriculteurs s’entendent pour réduire l’utilisation des pesticides dans les champs, mais de là à les interdire, il y a un pas que des agriculteurs ne veulent pas franchir.

C’est en racontant son histoire personnelle que Louise Hénault-Éthier, chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki, a commencé son témoignage à la commission parlementaire sur les impacts des pesticides sur la santé et l’environnement.

Il y a 10 ans, alors qu’elle étudiait en sciences de l’environnement, Mme Hénault-Éthier a passé une journée entière à faire des échantillons de sol dans un champ qui avait été arrosé le matin même avec du glyphosate (pesticide commercialisé sous le nom de Roundup). Comme elle n’en savait rien, elle n’avait utilisé aucune mesure de protection. 

Quelques jours plus tard, «le cœur du fœtus que j’avais dans le ventre avait cessé de battre», raconte-t-elle. La scientifique ne saura jamais s’il y a un lien entre son exposition accidentelle au glyphosate et sa fausse couche, mais «il persiste un doute dans ma tête», dit-elle. 

Mme Hénault-Éthier a parlé aux députés des dangers de ce pesticide sur la santé reproductive et leur a demandé d’appliquer le principe de précaution, en interdisant les pesticides «les plus dangereux» sur le territoire québécois. «C’est pas vrai qu’un pesticide est innocent jusqu’à ce qu’il soit déclaré coupable.»

Selon elle, «le Canada n’est pas un cancre» à l’échelle mondiale quant à l’évaluation de la dangerosité des pesticides. «Cependant, il y a énormément de failles» dans le processus de l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA), car elle prend en compte des études scientifiques commandées par l’industrie. 

La députée libérale Marie Montpetit a remercié Mme Hénault-Éthier d’avoir partagé son histoire. Elle croit que des agriculteurs qui ont le cancer ou la maladie de Parkinson «doivent se poser les mêmes questions que vous». 

Des sols en santé

Les députés ont aussi entendu lundi le témoignage du producteur agricole Jocelyn Michon, de La Présentation. Depuis 40 ans, il s’efforce de faire en sorte que ses sols soient en meilleure santé, afin de donner de meilleurs rendements et d’avoir moins recours aux pesticides. 

Sa technique? Le semis direct permanent, qui préconise le non-travail du sol par de la machinerie lourde et la couverture des sols par des résidus de culture. Cette technique a fait revenir les vers de terre dans ses sols et ses plants sont désormais plus forts et résistants aux maladies et aux insectes ravageurs. 

M. Michon a souligné qu’il quitterait son métier et sa technique de production si le Québec interdit l’utilisation du glyphosate. Il en étend dans ses champs deux «petites doses» par année pour contrer les mauvaises herbes. S’en passer, «c’est impensable», selon lui. 

M. Michon déplore «l’hystérie collective» des citadins contre l’utilisation des pesticides, qui est devenue «une source d’affrontement» avec le monde agricole. 

En plus de résidus de pesticides, «on trouve aussi des résidus de médicaments dans les échantillonnages des cours d’eau», fait valoir M. Michon. «S’il fallait exiger de la population qu’elle réduise drastiquement sa consommation de médicaments, les conséquences seraient néfastes si rien n’est fait au préalable pour qu’elle améliore sa santé physique.» Il demande ainsi aux députés d’aider les agriculteurs à améliorer la qualité de leurs sols avant tout. 

Le député du Parti québécois Sylvain Roy compare l’utilisation des pesticides aux débats que le Québec a connu sur l’amiante ou sur le tabac. Pour faire une transition toutefois, il croit que les agriculteurs auront besoin d’une aide financière importante. 

La députée solidaire Émilise Lessard-Therrien croit quant à elle qu’il faut que le Québec se dote d’un plan de sortie des pesticides d’ici 15 ans, à l’image d’un plan de sortie du pétrole. 

La commission parlementaire a reçu 76 mémoires et entendra 26 groupes d’ici jeudi. Ses membres doivent produire un rapport avec des recommandations d’ici le début de l’année 2020.

Santé

Une action collective contre les CHSLD pourra aller de l’avant

Une vaste action collective vient d’être autorisée contre des CHSLD du Québec pour les allégations de mauvaises conditions de séjour de leurs résidants, qui ne recevraient pas les soins et les services auxquels ils ont droit.

Le juge Donald Bisson, de la Cour supérieure, a donné le feu vert à cette action par un jugement rendu lundi. Les allégations de la poursuite devront toutefois être prouvées devant un juge, lors d’un procès.

Le montant de l’indemnisation pourrait atteindre quelques centaines de millions $, calcule le Conseil pour la protection des malades qui avait déposé cette demande d’action collective en 2018. Il y réclamait des dommages compensatoires et des dommages punitifs pour tous les résidants de ces CHSLD, depuis le 9 juillet 2015, ainsi que le remboursement des sommes payées pour obtenir certains services.

L’action collective vise le gouvernement du Québec et 22 CISSS et CIUSSS qui exploitent des Centres d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD) un peu partout au Québec.

Le principal plaignant est Daniel Pilote, résidant dans un CHSLD depuis 2014. Il veut faire appel aux tribunaux pour améliorer les conditions de vie et obtenir justice pour lui-même et pour d’autres. Il est complètement paralysé, à l’exception de sa tête, et dépend d’appareils respiratoires pour vivre.

Il allègue notamment que les préposés de son CHSLD sont débordés et surmenés, ce qui a un impact sur la qualité des soins qu’il reçoit. Il ajoute qu’il n’obtient pas les soins nécessaires à son état : son corps inerte est manipulé trop rapidement et inadéquatement, par exemple, «en le plaçant trop rapidement dans son fauteuil roulant et en le heurtant». Il n’est pas lavé adéquatement, il se dit victime d’erreurs médicales, soutient que sa médication est souvent mal gérée et qu’il vit avec l’anxiété que le personnel inexpérimenté ne sache pas quoi faire avec son équipement respiratoire en cas d’urgence. Le mucus accumulé dans sa trachée n’est pas aspiré en temps opportun, ce qui gêne sa respiration, dit-il. Pour d’autres résidants, les manquements varient grandement.

M. Pilote a noté que la nuit, il n’y a parfois qu’un seul infirmier pour 111 résidants dont certains ont des conditions médicales complexes, nécessitant des soins réguliers.

Dans son jugement d’autorisation, le juge Bisson autorise la réclamation pour dommages compensatoires à aller de l’avant, mais pas celle pour les dommages punitifs ni le remboursement des sommes payées pour certains services.

«Encourageant»

Le Conseil pour la protection des malades estime qu’il y a plus de 35 000 Québécois vivant dans des CHSLD. Pour eux, l’action collective réclame jusqu’à 750 $ par mois de résidence dans un CHLSLD, et 100 $ par mois en dommages exemplaires.

Cette autorisation de l’action est «encourageante», note en entrevue le porte-parole du Conseil pour la protection des malades, Paul Brunet, qui craint toutefois un appel.

«On veut que ceux qui ont subi ces maltraitances, ces atteintes à leurs droits à la sécurité, à la sûreté, à la dignité, soient dédommagés. Ce n’est pas parce qu’on est dans un CHSLD que les lois du Québec ne s’appliquent plus quand on vous a fait du mal.»

Il veut que l’avenir porte les fruits de ce recours, notamment par l’adoption d’une loi qui prescrirait le plancher en deçà duquel un CHSLD ne peut mener ses activités.

«C’est pas comme ça qu’on traite du monde», s’est-il exclamé, ajoutant qu’une pénurie de personnel n’est pas une excuse.

M. Brunet souhaite que le gouvernement québécois se serve de son excédent budgétaire pour dédommager dès maintenant toutes les personnes victimes de ce «gâchis», et ne fasse pas traîner ce recours devant les tribunaux pendant des années.

Éducation

La centralisation des achats en éducation dénoncée

Dès 2020, le gouvernement du Québec veut obliger tous les ministères et organismes à regrouper certains de leurs achats. Des économies de 295 millions $ par année sont dans la mire. Un projet décrié par le milieu de l’éducation, qui réclame plus de souplesse et d’autonomie.

Présenté la semaine dernière, le projet de loi 37 qui crée le Centre d’acquisitions gouvernementales (CAG) et Infrastructures technologiques Québec (ITQ) a fait peu de bruit. Mais dans le milieu de l’éducation, il a provoqué une onde de choc.

«On ne comprend pas le gouvernement. D’une main, il envoie plus d’argent directement dans les écoles, pour les services aux élèves, mais de l’autre main, il dit : “Finalement avec votre argent, vous allez acheter ce qu’on vous dit d’acheter.” C’est complètement incohérent comme discours», dénonce Chedlia Touil, directrice générale de Collecto, un organisme sans but lucratif qui offre des services regroupés aux écoles. 

Les écoles primaires, secondaires, les cégeps et les universités achètent environ 20 % de leur matériel de façon regroupée, ce qui n’est pas assez au goût de Christian Dubé, président du Conseil du Trésor. 

Mme Touil plaide que les achats regroupés à grande échelle s’appliquent mal au réseau éducatif. Selon elle, les enseignants et les écoles doivent rester autonomes afin d’acheter le matériel pédagogique qui leur convient. Le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge a l’intention cet automne de présenter un projet de loi pour abolir les élections scolaires et donner plus de pouvoir aux écoles. Il souhaite également reconnaître l’autonomie professionnelle des enseignants. 

Une volonté qui est contraire à ce que propose le projet de loi 37 de son collègue, évalue Mme Touil. «Le gouvernement n’apprend pas de ses erreurs. À chaque fois qu’on a essayé de centraliser en éducation, ça n’a pas fonctionné.»

Achats en trop

En conférence de presse la semaine dernière, M. Dubé a voulu se faire rassurant. «Ce n’est pas aux gens d’achats de dire que ça prend tel tableau pour donner l’éducation ou tel genre de seringue dans la santé.»

Par contre, il souligne que le système actuel a fait en sorte que des ordinateurs ou du mobilier ont souvent été achetés en trop et ont dormi dans des entrepôts. M. Dubé souhaite avoir une meilleure vue d’ensemble de tout ce qui est acheté par le gouvernement, afin de faire des économies. 

Dans tout l’appareil gouvernemental, environ le tiers des achats de près de 9 milliards $ par année sont faits de façon regroupée, selon la bonne volonté des ministères et organismes. M. Dubé compte voir cette proportion augmenter en obligeant les ministères et organismes à emprunter cette voie, pour acheter du papier ou de l’essence pour les véhicules par exemple. 

La Fédération des cégeps dénonce l’intention du gouvernement de créer ces deux superstructures (CAG et ITQ), compte tenu de «l’expérience désastreuse» qu’a connu le Centre de services partagés du Québec (CSPQ) depuis une décennie. Les nouvelles structures remplaceront le CSPQ. 

«Alors qu’on demande au milieu de l’éducation d’être agile et d’agir plus rapidement en fonction du contexte changeant de la société québécoise, le gouvernement impose une approche rigide qui ne peut que conduire à une plus grande lenteur dans notre capacité à répondre aux besoins de la population», souligne Bernard Tremblay, pdg de la Fédération des cégeps. 

Le réseau universitaire se dit également consterné par le projet de loi 37. Le Bureau de coopération interuniversitaire (BCI) défend la diversité et la particularité des services et des biens qui sont achetés par les universités au Québec, étant donné leurs différentes activités de recherche. 

Impact en région

«Ce projet de loi aura aussi un impact néfaste direct sur l’approvisionnement local et le tissu socio-économique de toutes les régions où sont déployés les établissements universitaires», déplore Pierre Cossette, président du conseil d’administration du BCI. 

Une préoccupation partagée par la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), qui s’inquiète que des PME installées en région ne puissent pas avoir une capacité de production assez grande pour continuer de faire affaire avec le gouvernement, les écoles ou les hôpitaux. «Personne n’a intérêt à voir émerger un monopole, un fournisseur unique qui approvisionnerait l’ensemble des ministères ou du système de santé avec une gamme précise de produits», prévient Stéphane Forget, pdg de la FCCQ. 

À ce sujet, M. Dubé indique que son gouvernement prendra en compte le coût de transport du matériel en région avant d’obliger un quelconque regroupement. 

Actualités

120 célibataires cherchent l’amour... à pied

Ils étaient plus d’une centaine de célibataires, dimanche, à participer à l’activité de randonnée organisée par Cours après moi, pour une première fois à Saguenay. Les participants étaient invités à faire une randonnée dans le sentier Eucher, à La Baie, tout en faisant de nouvelles rencontres.

L’instigateur du projet, Guillaume Drouin, était ravi de la popularité de l’événement qui, depuis 2015, visite plusieurs villes du Québec. « Nous attirons environ 150 personnes lorsque nous faisons nos activités à Québec. On espérait avoir au moins 50 personnes, puisqu’on est moins connus ici, mais on a été vraiment surpris et contents de voir qu’on avait 120 inscriptions », s’est-il réjoui, lorsque rencontré à La Baie par Le Quotidien. Chaque activité gravite autour d’un sport, que ce soit la course, comme son nom l’indique, la randonnée ou le volley-ball.

Actualités

À cheval au service à l'auto du McDo [PHOTO]

Le photographe Patrice Laroche revenait tranquillement au bureau après une assignation à Stoneham.

Quelle n’a pas été sa surprise lorsqu’il a vu un cheval dans la file d’attente du service au volant au restaurant McDonald du coin! Il a pu rapidement capturer le moment, avant que le cowboy ne reparte avec son dîner. Il faut s’éloigner du centre-ville de Québec pour assister à des moments comme celui-là. Patrice se trouvait au bon moment, au bon endroit.  

Données techniques: Nikon D4; zoom 70-200mm; ISO 400; 1/500e s; f.14

Insolite

Un combat entre grizzlys capté sur vidéo en Colombie-Britannique [VIDÉO]

Une Canadienne qui circulait sur l’autoroute Stewart-Cassiar entre Stewart et Meziadin Junction, en Colombie-Britannique, a été témoin d’un spectacle rare, un combat entre deux grizzlys.

Cari McGillivray a partagé vendredi sur Facebook la vidéo d’un duel entre les deux animaux. On peut voir les deux grizzlys se faire face et grogner. Ils ont échangé des coups, passant de la route au fossé pour revenir sur l’asphalte. 

«C'était de loin l'une de mes rencontres préférées avec la faune», a écrit Cari McGillivray dans les commentaires.

À la fin de la vidéo, le plus petit des grizzlys abandonne le combat, poursuivi par l’autre animal. Également, au loin sur la route, on peut apercevoir un loup s’arrêter pour observer la scène.

La vidéo a été visionnée plus d’un demi-million de fois depuis vendredi. Elle a été partagée par plus de 21 000 personnes et a reçu de nombreux commentaires et j’aime.

Actualités

S’élever au-dessus de la maladie... en hydravion!

Hugo Desrochers a combattu une leucémie en 2010. En rémission, il souhaitait s’impliquer auprès d’autres personnes atteintes d’une maladie. Puis il a décidé d’unir ses deux passions, l’aviation et le désir d’aider les enfants, pour créer la fondation Vol d’un survivant à l’autre.

Hugo et son équipe offrent la chance aux enfants malades et à leur famille de faire un tour d’hydravion au-dessus du Lac Saint-Augustin, tout à fait gratuitement. Cette année marque la huitième édition de l’événement.

«C’est comme un petit Rêves d’enfants. La première édition, il y a eu un vol. Après on a grandi, et grandi. L’année passée, il y en a eu 13 et cette année, on est rendu à 34, avec quatre avions pour réaliser les vols.»

En plus de tenir une journée d’activités, où les enfants et leurs familles s’amusent pour ensuite sauter dans un hydravion pour voler au-dessus de la ville, la fondation de M. Desrochers amasse des sous. La somme entière est remise à la Fondation Charles-Bruneau, qui partager leurs valeurs et objectifs.

«Je suis fier de dire que cette journée, c’est notre équipe qui crée l’activité, avec tout plein de bénévoles et de commanditaires. Ça prend quelqu’un du milieu, sinon ce genre d’activité n’existerait pas. La Fondation Charles-Bruneau nous offre un soutien et une notoriété.»

Un cadeau

Samedi en début d’après-midi, M. Desrochers revenait tout juste de compléter un vol avec une famille. Le petit garçon débarquait de l’avion tout heureux, les yeux brillants.

«Les parents disaient qu’il était en traitement de chimiothérapie toute la semaine. Il pensait à son tour d’avion et ça a été sa motivation. Entendre ça, c’est ma paie pour l’année. C’est trippant de voir l’émotion des gens quand on les entre dans l’avion, quand on revient. On sort de l’avion et on est émerveillés.»

L’objectif de cette journée de vol est d’offrir un moment de répit aux familles, de les aider à passer au travers de moments difficiles. Après huit ans, le fondateur et pilote réalise moins de vols qu’avant, il est bien occupé avec l’organisation de la journée, les jeux gonflables ou l’alimentation.

«Au début, je faisais tous les vols, je me suis distancé pour organiser la journée, mais c’est important pour moi de continuer à faire quelques vols pour rester connecté avec ce que j’ai bâti. C’est le plus important.»

Vol d’un survivant à l’autre aura amassé plus de 20 000 $ en dons cette année.

Actualités

La projection du «Bat-Signal» à Montréal annulée par les policiers

Montréal n'aura eu des airs de Gotham City que pendant quelques minutes samedi soir. La projection du «Bat-Signal» au centre-ville, qui devait avoir lieu à compter de 20h pour souligner le 80e anniversaire du héros Batman de l'univers de DC Comics, a été annulée à la demande des policiers.

Le «Bat-Signal», ce symbole utilisé par les policiers pour convoquer le ténébreux justicier, devait illuminer la Place Dupuis de 20h à minuit. Il n'a finalement été projeté que pendant une très courte période.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a confirmé à La Presse canadienne avoir demandé aux organisateurs — ce ne sont pas eux, ont-ils précisé — de reporter, voire d'annuler, la projection afin de ne pas nuire à une opération dans un parc à proximité de l'édifice.

Un homme souffrant de problèmes de santé mentale se trouvait depuis 17h35 «dans une structure» située dans le parc Émilie-Gamelin, qui est adjacent au lieu de la projection.

Il est finalement descendu à 21h50 au terme de négociations avec les policiers et a été arrêté pour méfait public, a précisé l'agent Jean-Pierre Brabant, un porte-parole du SPVM. Le parc a été entièrement fermé durant l'opération.

Montréal est le seul endroit au Canada qui devait prendre part à l'événement, qui réunit 12 autres villes à travers le monde.

Symbole international

Le troisième samedi du mois de septembre marque l'anniversaire du personnage, créé par le dessinateur Bob Kane et le scénariste Bill Finger en 1939.

Le symbole de chauve-souris a d'abord brillé sur le Fed Square de Melbourne, en Australie et, selon le site Web de DC Comics, il devait également faire son apparition à Tokyo, à Berlin, à Barcelone et à Londres.

Le «Bat-Signal» a également éclairé le ciel new-yorkais, avant d'être projeté une dernière fois sur l'hôtel de ville de Los Angeles.

«Le ''Bat-Signal'' est l'une des images les plus facilement identifiables dans toute l'iconographie des superhéros et il sera remarquable de le voir transcender les frontières, les langues et les cultures pour nous unir à travers une seule expérience», a déclaré Pam Lifford, du studio Warner Bros, dans un communiqué plus tôt cette semaine.

Cinéma

Eva Green confie son attirance pour les personnages complexes

SAINT-SÉBASTIEN — L'actrice française Eva Green a confié samedi à l'AFP son attirance pour les personnages complexes, à l'image de l'astronaute qui doit se séparer de sa fille pour vivre son rêve qu'elle incarne dans «Proxima», en compétition au festival de Saint-Sébastien (nord de l'Espagne).

«J'ai vraiment aimé l'idée de cette femme astronaute déchirée entre poursuivre son rêve et devoir abandonner sa fille. C'est toujours intéressant pour un acteur d'incarner un personnage en proie à un conflit», a expliqué Eva Green.

Proxima est réalisé par la Française Alice Winocour. «Elle est très exigeante, elle vous pousse en dehors de votre zone de confort, ce que j'apprécie, parce que j'aime la difficulté, j'aime devoir dépasser mes limites», a ajouté l'actrice, notamment remarquée comme James Bond girl en 2006 dans Casino Royale, ainsi que dans la série d'horreur victorienne Penny Dreadful.

De fait, Eva Green s'est soumise à un entraînement physique rigoureux pour entrer dans la peau de Sarah, une spationaute française qui s'entraîne à l'Agence spatiale européenne, à Cologne.

«J'ai dû faire de la musculation parce que les femmes astronautes doivent avoir un dos solide pour pouvoir porter les combinaisons spatiales, qui sont très très lourdes», a-t-elle expliqué.

«Les films qui se passent dans l'espace en donnent parfois une idée glamour, mais en fait, aller dans l'espace, c'est très dur pour le corps. Il faut être un peu fou pour le faire, ce sont des superhéros!»

Dans le film, qui a été tourné dans de vrais centres d'entraînement d'astronautes, Sarah est sélectionnée pour rejoindre l'équipage de la mission «Proxima», qui doit passer un an sur la Station spatiale internationale, en vue d'un voyage vers Mars.

Une relation mère-fille qui se brise

Mais cela signifie se séparer de sa petite fille de sept ans, qui va devoir vivre avec son père. Alors qu'elle subit les épreuves les plus exigeantes, Sarah doit se faire à l'idée qu'elle doit abandonner Stella si elle veut vraiment réaliser son rêve d'aller dans l'espace.

Le film tourne davantage autour des relations humaines que des effets spéciaux, montrant comment se brise la relation entre une mère et sa fille — interprétée par Zélie Boulant, «une actrice d'une profondeur surprenante pour son âge, très spontanée et avec beaucoup de grâce», selon Eva Green.

Le fait que la réalisatrice et l'actrice principale soient des femmes montre que l'industrie du cinéma évolue, d'après elle.

«C'est un film formidable parce qu'il prend un point de vue féministe, c'est très stimulant de voir une femme astronaute, qui rivalise dans un environnement masculin, dans lequel elle doit bien sûr travailler et s'entraîner plus dur simplement pour être considérée comme une égale», a commenté Eva Green.

Quoi qu'il en soit, il y a encore du pain sur la planche, estime-t-elle. «Les femmes devraient recevoir le même salaire que les hommes, que ce soit au cinéma, dans les entreprises ou dans n'importe quel domaine où elles font le même travail qu'eux. Là, il n'y a pas encore eu beaucoup de progrès...»

Proxima, filmé en anglais, français, allemand et russe, dont la distribution compte également l'Américain Matt Dillon et l'Allemand Lars Eidinger, est en compétition avec 15 autres films pour recevoir la Concha de Oro (Coquille d'or), qui sera décernée samedi prochain.

Actualités

Jean Boulet lance son plan d’action pour la main-d’oeuvre: «On a tous un rôle à jouer»

Trois-Rivières — Alors que le nombre de postes vacants au deuxième trimestre de 2019 a atteint un niveau record de plus de 140 000, soit un bond de 21 % en un an, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, a lancé officiellement lundi son plan d’action pour faire face au phénomène de la rareté de la main-d’oeuvre ainsi que deux nouvelles initiatives qui s’y retrouvent: le Chantier des compétences et Objectif productivité.

Il a aussi profité de cette conférence de presse tenue à Trois-Rivières en présence de nombreux intervenants pour annoncer une nouvelle mesure de près de sept millions de dollars destinée aux travailleurs expérimentés ainsi que la réaffectation de 22 ressources à des postes de conseillers aux entreprises dans les bureaux de Services Québec.

Hockey

Pool LNH : la liste des listes 2019

Une lutte à deux au sommet ? Selon les quatre principaux magazines pour poolers disponibles en kiosque, Nikita Kucherov devra combattre Connor McDavid, s’il veut remporter un deuxième championnat des marqueurs consécutifs dans la Ligue nationale de hockey.

Une bonne dizaine de joueurs pourraient jouer du coude pour terminer sur la troisième marche du podium.

Encore une fois, cette année, les quotidiens de Groupe Capitales Médias vous proposent
la Liste des listes.

Bon repêchage !

Pour La liste des listes en format .pdf, cliquer ici.

Justice et faits divers

Un coureur décède après son demi-marathon à la Course de l'Armée

Un coureur est mort après avoir franchi la ligne d’arrivée, dimanche, lors de la Course de l’Armée du Canada à Ottawa.

Un coureur est mort après avoir franchi la ligne d’arrivée lors de la Course de l’Armée du Canada, dimanche.

Philip Everson, 26 ans, originaire de Cornwall, n’a pas survécu aux traitements agressifs prodigués par les paramédics d’Ottawa.

Il a été transporté dans un état critique à l’hôpital, mais les équipes médicales n’ont pas pu renverser la vapeur. Elles n’ont pu que constater le décès.

Le jeune homme s’est affaissé après avoir terminé son demi-marathon, vers 11h25.

Le Service paramédic d’Ottawa a dressé le dur bilan de la journée de courses, lundi.

« Un homme dans la vingtaine s’est effondré en arrêt cardiaque après la ligne d’arrivée, a confirmé le porte-parole du Service paramédic d’Ottawa, Marc-Antoine Deschamps. Des paramédics et nos partenaires ont débuté des manœuvres de réanimation agressives. Malgré les efforts des paramédics, le patient n’a pas pu être réanimé sur le terrain et il a été transporté à l’hôpital, en condition critique. »

Quinze personnes, parmi les 23 000 participants, ont souffert de problèmes de déshydratation, d’épuisement, et de problèmes cardiaques, un peu partout sur le parcours.

Dix d’entre eux ont été transportés à l’hôpital.

De ce nombre, trois étaient dans une condition sérieuse.

« Malgré le nombre d’appels, précise M. Deschamps, nous avons pu répondre aux besoins. »

La journée de dimanche a été chaude et humide.

Affaires

Une coalition exige une réforme de l'assurance-emploi

Des représentants du Conseil national élargi des chômeurs et chômeuses (CNECC) réclament une réforme en profondeur du programme d’assurance-emploi.

Mécontent de l’absence de ce sujet dans l’actuelle campagne électorale fédérale, le CNECC s’est inscrit comme «tiers» auprès du directeur général des élections du Canada afin de déployer une campagne de publicité au Québec et au Nouveau-Brunswick.

Environnement

Climat : après les manifs, des jeunes intentent une action juridique contre cinq pays

NATIONS UNIES — Il n’y a pas que les manifestations ou les appels à agir contre le réchauffement à l’ONU : 16 jeunes, dont Greta Thunberg, ont annoncé lundi une nouvelle offensive, sur le terrain juridique cette fois, en dénonçant l’inaction des dirigeants comme une atteinte à la convention de l’ONU sur les droits de l’enfant.

Bien que les dirigeants du monde aient signé cette convention il y a 30 ans, par laquelle ils s’engagent à protéger la santé et les droits des enfants, «ils n’ont pas tenu leurs engagements», a déclaré l’égérie suédoise du climat, en marge du sommet sur le climat de l’ONU lors duquel elle a à nouveau dénoncé l’inaction des dirigeants face à l’urgence climatique.

La quasi-totalité des pays — USA exceptés — ont ratifié cette convention censée protéger la santé et les droits des enfants, et pourtant, «chacun de nous a vu ses droits violés et reniés. Nos avenirs sont en train d’être détruits», a ajouté Alexandria Villasenor, parfois surnommée la Greta Thunberg américaine.

Pratiquement, cette plainte inédite déposée par 16 jeunes, âgés de 8 à 17 ans et venus de 12 pays, avec l’aide du cabinet international d’avocats Hausfeld et la bénédiction de l’Unicef, vise cinq pays pollueurs — France, Allemagne, Argentine, Brésil et Turquie.

Elle s’inscrit dans le cadre d’un «protocole optionnel» méconnu de la convention: il autorise depuis 2014 des enfants à porter plainte devant le comité des droits de l’enfant de l’ONU, s’ils estiment que leurs droits sont bafoués.

Le comité est censé enquêter sur les violations présumées, puis faire des recommandations aux États visés pour y mettre fin.

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Les recommandations ne sont pas contraignantes, mais les 44 pays ayant ratifié ce protocole s’engagent en principe à les respecter, a expliqué Michael Hausfeld, qui espère que des recommandations seront faites  dans les 12 mois qui viennent.

Les cinq pays visés par la plainte font partie de ces 44, figurent parmi les grands pollueurs de la planète, et sont influents au sein du club des pays riches du G20. Ce qui leur a valu d’être épinglés, plutôt que les Etats-Unis, la Chine ou l’Inde, plus gros émetteurs au monde, qui eux n’ont pas ratifié ce protocole.

De vieux pays industriels comme la France et l’Allemagne sont responsables d’une large part historique des émissions, même si aujourd’hui ils ne sont pas les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre, a fait valoir le cabinet Hausfeld.

Monde

Urgence climatique: Greta Thunberg sermonne les dirigeants à l'ONU [VIDÉO]

NEW YORK — Les dirigeants de la planète réunis à l’ONU lundi pour relancer l’action climatique ont été interpellés sur leur inaction par la jeune militante suédoise Greta Thunberg, mais sans produire d’impulsion décisive pour inverser la courbe des émissions de gaz à effet de serre. Elle a lancé un appel rempli d’émotion lundi à New York, lors du Sommet des Nations unies pour le climat.

Avant que les leaders de la planète n’enfilent des discours de trois minutes pour présenter leurs plans environnementaux, l’adolescente de 16 ans les a de nouveau sermonnés en leur demandant : «Comment osez-vous?»

«C’est tellement mal. Je ne devrais pas être ici», a lancé celle dont la grève solitaire devant le Parlement suédois, il y a plus d’un an, est à l’origine des grèves climatiques mondiales de vendredi. «Je devrais être de retour en classe de l’autre côté de l’océan. Et pourtant vous vous tournez vers nous, les jeunes, pour de l’espoir. Comment osez-vous? Vous m’avez volé mes rêves et mon enfance avec vos paroles vides.»

Elle a dit à l’ONU que même les réductions d’émissions les plus draconiennes qui sont envisagées n’offrent à la planète qu’une probabilité de réussite de 50 % pour limiter un éventuel réchauffement à 0,4 °C à partir de maintenant, ce qui est l’objectif mondial.

Cela ne suffit pas, a-t-elle lancé.

«Nous ne vous laisserons pas vous en tirer comme ça, a prévenu Mme Thunberg. Nous traçons une ligne dès maintenant.»

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, avait ouvert le sommet lundi en disant : «La Terre lance un cri terrifiant : Stop.»

«Le temps est compté, a-t-il poursuivi. Mais il n’est pas trop tard.»

Il a dit aux quelque 60 dirigeants mondiaux qui devaient prendre la parole que ce n’était pas le moment de négocier, mais d’agir pour rendre le monde carboneutre d’ici 2050.

Actualités régionales

Une clôture métallique dès le printemps sur l'autoroute 50

Une glissière à câbles à haute tension sera installée dès le printemps prochain au centre des voies contiguës du tronçon de sept kilomètres de l’autoroute 50 compris entre Gatineau et L’Ange-Gardien, en attendant le début des travaux d’élargissement à quatre voies en 2021, a annoncé lundi le ministre des Transports, François Bonnardel.

Une glissière à câbles à haute tension sera installée dès le printemps prochain au centre des voies contiguës du tronçon de sept kilomètres de l’autoroute 50 compris entre Gatineau et L’Ange-Gardien, en attendant le début des travaux d’élargissement à quatre voies qui débuteront en 2021, a annoncé lundi le ministre des Transports du Québec, François Bonnardel.

L’appel d’offres pour ce projet pilote de clôture métallique, qui n’a jamais été testé auparavant dans la province et qui vise à limiter le nombre de collisions frontales, sera lancé au début octobre, a indiqué le ministre, qui était accompagné pour l’occasion de son collègue responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, et des autres députés caquistes de la région, Robert Bussière et Mathieu Lévesque. Le budget nécessaire pour l’aménagement de cette clôture n’a pas été dévoilé.

Le ministre Bonnardel a également profité de sa visite en Outaouais pour annoncer que les travaux d’élargissement de ce tronçon de la 50 situé entre le chemin Findlay, à Buckingham, et le chemin Doherty, à L’Ange-Gardien, débuteront au printemps 2021.

Le corridor routier de 7 kilomètres reliant Gatineau à L’Ange-Gardien a été retiré de la Directive sur la gestion des projets majeurs d’infrastructure publique, a confirmé M. Bonnardel, ce qui permet aux autorités d’accélérer le cheminement du projet.

« Ça veut dire qu’on donne toute la légitimité et tous les pouvoirs à la direction territoriale (du MTQ) pour entamer les travaux [...] pour que les automobilistes voient l’année prochaine, dès le printemps, l’arrivée de cette glissière entre le chemin Doherty et le chemin Findlay sur une portion d’à peu près 5,4 kilomètres et le début de l’élargissement sur cette même portion à partir du printemps 2021 », a déclaré le ministre des Transports du Québec, en mêlée de presse.

L’évaluation préliminaire des coûts d’élargissement de ce segment de l’autoroute 50 laisse présager que le chantier ne devrait pas dépasser les 100 millions de dollars, a-t-on indiqué lundi. 

Si tout va comme prévu, le chantier devrait être complété à temps pour la fin 2021-2022, a souligné M. Bonnardel, qui a réitéré que son gouvernement agissait le plus rapidement possible dans ce dossier. Rappelons que depuis le début du mois de juillet seulement, quatre accidents majeurs se sont produits sur ce tronçon d’autoroute, faisant deux morts et des blessés graves. 

« On a des directives à respecter, plans et devis, appels d’offre et autres. Pour moi, ce qui est important, vu que nous n’étions pas capables de débuter [les travaux d’élargissement] avant un an, c’était de minimalement sécuriser cette portion du réseau qui était problématique dans une certaine mesure. Cette glissière de sécurité sera installée dès le printemps prochain. L’installation de cette glissière va sécuriser une grande partie de la population et des automobilistes et on va débuter l’élargissement par la suite », a affirmé M. Bonnardel.

Une première

Mathieu Lacombe a de son côté rappelé l’aspect « innovateur » de la glissière de sécurité qui sera retirée de l’autoroute 50 une fois que les travaux d’élargissement débuteront.

« C’est une solution novatrice qui n’existe nulle part ailleurs au Québec, et ça, il faut le répéter. Ça prouve que nous sommes en mode solution. Ce sera un projet pilote qui nous servira peut-être ailleurs au Québec ensuite, mais qui assurément ici dans notre région nous servira à sauver des vies », a déclaré M. Lacombe.

L’ajout de voies sur la section de 23 kilomètres de l’autoroute 50 aménagée entre Mirabel et Lachute, dans les Laurentides, demeure par ailleurs une priorité du gouvernement, a réitéré le ministre Bonnardel lors de son passage à L’Ange-Gardien.

« Nous sommes encore à l’étude des plans et devis, à l’étude d’avant-projet si je peux le dire ainsi, et nécessairement, par la suite, on va s’assurer de commencer toute la portion de 95 kilomètres de voies contiguës pour élargir enfin une fois pour toutes et donner un échéancier précis pour élargir cette route qui est attendue depuis des années déjà », a indiqué ce dernier.

Éducation

Commissions scolaires: sur un pied de guerre, la Fédération recherche l’appui des femmes

La survie des commissions scolaires telles qu’on les connaît passera-t-elle par les femmes?

C’est ce qu’espère la vice-présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), Louise Lortie. En entrevue à La Presse canadienne, elle demande aux femmes de mettre tout leur poids dans la balance lorsque viendra le temps de débattre du projet de loi caquiste visant à abolir les élections scolaires et à transformer les commissions scolaires en centres de service.

Elle craint que la réforme promise par le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, n’entraîne des pertes d’emplois et que les femmes soient particulièrement affectées. Par ailleurs, elle considère que le pouvoir citoyen doit rester à l’ensemble de la population; les femmes doivent continuer de pouvoir voter aux élections scolaires.

«Je vois ça comme un mouvement d’appui des femmes du Québec aux femmes en politique scolaire, aux femmes qui ont atteint la parité et qui se dévouent dans ce travail-là d’être représentantes des citoyens», a déclaré Mme Lortie, qui est également présidente de la Commission scolaire de Laval.

Selon la FCSQ, la démocratie scolaire est le seul palier électif à avoir atteint la parité entre les hommes et les femmes. À l’heure actuelle au Québec, il y a 309 commissaires et 23 présidentes femmes sur 656 élus scolaires, ce qui représente une majorité de 50,61 %.

Offensive multi-volets

La fédération a lancé une véritable offensive multi-volets en vue du dépôt du projet de loi, prévu cet automne. Elle demande entre autres aux élues de l’Assemblée nationale, tous partis confondus, de l’appuyer en apposant leurs signatures au bas d’une déclaration sur l’importance de préserver la démocratie scolaire.

Déjà, une dizaine d’anciennes élues, telles que Marie Malavoy, Suzanne Tremblay, Élizabeth Larouche, Colette Roy Laroche et Josée Bouchard, ont signé cette déclaration, dont certains extraits se lisent ainsi : «Aucun recul des femmes en politique n’est acceptable. [...] Très souvent, les femmes hésitent à s’engager en politique. Les progrès réalisés à ce chapitre et l’atteinte de la parité seront grandement compromis par l’abolition de la démocratie scolaire.»

Les élus masculins préoccupés par la place des femmes en politique sont également invités à manifester leur appui. «Je vous dis, s’il le faut, je vais les appeler tous, et puis mes collègues commissaires à travers le Québec sont prêts à m’aider à mobiliser l’ensemble de la population, assure Mme Lortie. Je pense que ce mouvement-là va partir et il ne s’arrêtera pas.»

La FCSQ mise sur le fait que les Québécois en général sont désormais beaucoup plus sensibles à l’importance de la parité hommes-femmes dans les lieux de pouvoir, notamment. «La parité fait plus de sens dans la tête de tous les citoyens québécois», insiste sa vice-présidente.

Par ailleurs, l’élimination d’un droit démocratique n’a jamais fait progresser une société, fait valoir Mme Lortie, qui suggère plutôt au gouvernement de François Legault de concentrer ses efforts à améliorer la participation citoyenne lors des élections scolaires en mettant en œuvre des propositions déjà convenues, telles que le vote électronique.

Le Québec compte 72 commissions scolaires. Les élections scolaires sont en général boudées par les citoyens, le taux de participation n’atteignant même pas 5 %.

Environnement

L'ONU déclare l'urgence climatique, les dirigeants mondiaux sous pression

NATIONS UNIES — Une soixantaine de dirigeants mondiaux sont à l’ONU lundi pour un sommet sur «l’urgence climatique» censé revigorer l’accord de Paris, pressés par une jeunesse mondiale qui réclame la fin des énergies fossiles et la réduction accélérée des émissions de gaz à effet de serre.

«L’urgence climatique est une course que nous sommes en train de perdre, mais nous pouvons la gagner», a dit le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, qui a aussi invité à la tribune la Suédoise Greta Thunberg, 16 ans, symbole de la jeunesse mondiale révoltée contre l’inaction des gouvernements. Elle parlera dès le début du sommet.

Le sommet a lieu à la veille de l’ouverture des débats de l’Assemblée générale annuelle de l’ONU et entre deux vendredis de grandes grèves de l’école coordonnées mondialement. Antonio Guterres a demandé aux dirigeants d’annoncer des révisions à la hausse de leurs plans de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Selon un prébilan de l’ONU lundi matin, 66 États ont souscrit à l’objectif d’une neutralité carbone d’ici 2050. Jusqu’à présent, seule une vingtaine de pays ont inscrit cet horizon dans leur loi nationale ou engagé ce processus. L’Union européenne espère arriver à un consensus entre États membres en 2020.

Emmanuel Macron a convié avec ses homologues chilien et colombien une réunion sur l’Amazonie peu avant l’ouverture du sommet, dans laquelle de nouveaux programmes ont été annoncés pour les forêts tropicales, avec un financement d’environ 500 millions $.

Dans l’avion vers New York, le président français a jugé «sympathiques» les grandes manifestations de jeunes les vendredis, mais jugé qu’il serait plus utile de faire pression sur «ceux qu’on n’arrive pas à faire bouger»... visant par exemple la Pologne. «Moi, je bouge», a-t-il dit.

Zéro carbone

Moins de la moitié des 136 chefs d’États et de gouvernements qui viennent cette semaine à New York pour l’Assemblée générale participent au sommet climat.

À la tribune, les États-Unis seront les grands absents; Donald Trump sera dans les murs, mais s’exprimera à un événement sur la liberté de religion.

«Je ne snobe rien du tout», a-t-il dit lundi matin. «Je suis très occupé».

Le Brésil et l’Australie, dont le premier ministre conservateur était à la Maison-Blanche la semaine dernière, ne seront pas là non plus, faute de choses à annoncer. Mais la Chine, qui dévore du charbon et émet deux fois plus de gaz à effet de serre que les États-Unis, s’exprimera par la voix de son chef diplomatie, Wang Yi.

Chaque dirigeant aura trois minutes. L’Indien Narendra Modi, dont le pays est comme la Chine fidèle au charbon, mais qui installe des quantités industrielles de panneaux solaires, commencera la journée avec Angela Merkel et les dirigeantes de Nouvelle-Zélande et des Îles Marshall, dans le Pacifique.

La neutralité carbone signifie que les pays s’engagent à réduire au maximum leurs émissions et à compenser le reliquat, par exemple en replantant des arbres, qui absorbent le carbone de l’air.

Ce but était considéré si radical en 2015 que le terme avait été exclu du texte de l’accord de Paris, mais il est en train de s’imposer, rendu plus pressant par les canicules de l’été dernier, les cyclones et les images de glaciers fondant presque à vue d’oeil.

«Il faut espérer que ce groupe de pays et d’acteurs et d’autorités locales progressistes préparent la seconde vague, pour démontrer où se trouve la modernité, où se trouve le progrès», dit à l’AFP Laurence Tubiana, l’une des architectes de l’accord de Paris.

Les cinq années passées devraient constituer la période la plus chaude jamais enregistrée, selon un rapport publié dimanche par l’ONU. La Terre est en moyenne plus chaude d’1°C qu’au XIXe siècle, et le rythme va s’accélérer.

Mais les promesses de lundi n’auront pas de valeur légale. Le sommet n’est qu’un «tremplin» vers la réunion COP26 de Glasgow fin 2020, quand les pays sont censés soumettre à l’ONU des engagements révisés à la hausse de lutte contre le changement climatique.

À ce jour, seuls 59 des 195 signataires de l’accord de Paris ont annoncé leur intention de le faire. Les États-Unis n’en font pas partie.

Justice et faits divers

Saint-Bruno : un homme désorganisé se rend après plusieurs heures

Un homme qui semblait être dans un état désorganisé a tenu les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) en haleine pendant plusieurs heures, dimanche soir, autour d’une résidence de l’avenue Thibeault, à Saint-Bruno, au Lac-Saint-Jean. Le citoyen s’est finalement rendu de façon pacifique, vers 20 h 30, à la demande des policiers. Personne n’a été blessé.

« L’état de santé de l’individu sera évalué. Il sera ensuite rencontré par les policiers et le dossier sera soumis pour étude au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) », a mentionné, aux termes de l’événement, le responsable des communications à la Sûreté du Québec, le sergent Stéphane Tremblay.

Il a été impossible d’obtenir une confirmation, dimanche soir, quant à la présence d’arme à feu ou non dans la résidence en question.

Plus tôt en journée, les patrouilleurs de la Sûreté du Québec ont été appelés à intervenir, vers 16 h, pour un homme désorganisé dans une résidence de l’avenue Thibeault. 

Les agents ont rapidement érigé un périmètre de sécurité autour de la résidence. La SQ explique que les voisins ont été évacués par mesure de précaution. D’autres résidants du secteur auraient eu la consigne d’éviter de se mettre en vue et de se rendre au sous-sol de leur résidence.

Le poste de commandement du corps policier s’est ajouté aux nombreux véhicules présents autour de ce tronçon de l’avenue Thibeault peu après 20 h. 

Le service des communications de la Sûreté du Québec ne souhaitait pas dévoiler davantage d’informations pendant l’opération, afin de ne pas compromettre le travail des agents.

Lors du passage du Quotidien, des policiers postés à proximité de résidences de l’avenue Saint-Alphone avisaient les curieux de circuler.

Des policiers ont fait le tour du voisinage, peu avant 21 h, afin d’aviser les citoyens d’un retour à la normale. 

Justice et faits divers

Accident de travail mortel chez ArcelorMittal près de Fermont

BAIE-COMEAU — Un travailleur d’ArcelorMittal, âgé dans la trentaine, est décédé dimanche soir dans un accident de travail aux installations de la minière à Mont-Wright, tout près de Fermont, sur la Côte-Nord.

La victime est Vincent Bigonnesse, originaire de la région de Sherbrooke. M. Bigonnesse était soudeur à l’emploi de la minière depuis décembre 2018 et résidait à Fermont.

Selon la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), qui dispose d’informations sommaires pour l’instant, le travailleur décédé se trouvait avec un collègue dans un tunnel au sous-sol du département des épaississeurs, aux installations de la mine du Mont-Wright, lorsqu’ils ont été emportés par un soudain coup d’eau. L’accident se serait produit autour de 21h30.

M. Bigonnesse n’a pas survécu à cette crue soudaine et inattendue alors que l’autre travailleur a subi des blessures qui ne mettent pas sa vie en danger.

La CNESST Côte-Nord a dépêché deux inspecteurs sur place, afin tout d’abord de sécuriser les lieux de l’accident mortel et ensuite déterminer les causes de ce drame. Plus de détails seront disponibles quand les inspecteurs auront débuté leur enquête à Fermont, qui se trouve à près de 600 kilomètres au nord de Baie-Comeau.

Dans l’attente des circonstances de l’accident, la minière ArcelorMittal a interrompu ses activités sur la Côte-Nord, autant au Mont-Wright qu’à Fermont et Port-Cartier, et ce, jusqu’à nouvel ordre. L’entreprise dit vouloir s’assurer que l’ensemble des risques a été bien identifié et que les installations sont sécuritaires pour l’ensemble des travailleurs.

Selon Nicolas Dalmau, directeur général aux affaires publiques et gouvernementales chez ArcelorMittal, du soutien psychologique est offert aux employés qui pourraient être affectés par ce drame qui a emporté un de leurs collègues.

Affaires

La faillite de Thomas Cook ou la chronique d'un désastre annoncé

LONDRES — Il aura fallu un week-end pour sceller le sort de Thomas Cook. Mais cette chute précipitée par l’intransigeance de certaines banques s’explique à la fois par des années de gestion hasardeuse, une féroce concurrence d’internet et le Brexit.

Le vénérable voyagiste britannique a mis brutalement un terme lundi matin à 178 ans d’histoire, depuis que son fondateur, Thomas Cook, avait inventé en 1841 le tourisme moderne au début de l’ère victorienne.

Sa faillite brutale n’est pas une surprise compte tenu de l’état de santé du groupe qui n’en finissait pas de se dégrader depuis dix ans, avec une dette gigantesque de plus d’un milliard de livres.

«La dette n’a été que le symptôme d’un mal profond. Thomas Cook a échoué parce qu’il n’a pas su évoluer avec son temps», explique Neil Wilson, analyste chez Markets.com.

De son côté, le gouvernement britannique, qui a ouvert une enquête, a estimé qu’il «y avait plusieurs raisons compliquées derrière la faillite», selon une porte-parole de Downing Street.

Le tournant peut être daté de 2007 quand le groupe se lance dans le rachat de MyTravel, un spécialiste britannique du voyage organisé traditionnel.

Cette acquisition au prix fort sera difficile à digérer, au moment même où le modèle du groupe est remis en question par l’essor des vacances achetées sur internet.

Au début des années 2000, il avait déjà acheté les agences Havas, puis le réseau du voyagiste Jet Tours, deux groupes français qui ont connu leur heure de gloire dans les années 80 et 90.

Quelques années plus tard, en 2011, le groupe traverse une sévère zone de turbulences en raison du printemps arabe en Tunisie et en Égypte, qui refroidit de nombreux touristes européens.

Le marché sans pitié

Il frôle alors la faillite une première fois et ne doit son salut qu’à une nouvelle injection d’argent de ses créanciers, ce qui alourdit son endettement et va le contraindre à dépenser des centaines de millions de livres en intérêts.

Ainsi fragilisé, il affrontait depuis deux ans une nouvelle tempête entre les incertitudes du Brexit, qui a encouragé beaucoup de touristes à repousser leurs vacances, la chute de la livre, qui pèse sur ses comptes, et une vague de chaleur qui a incité beaucoup d’Européens à passer leurs vacances près de chez eux plutôt qu’à rechercher le soleil lointain.

Le groupe a multiplié les avertissements sur résultats et creusé ses pertes, l’action s’est effondrée: elle ne valait plus que 3,45 pence, soit 0,0345 livre, vendredi soir, contre 1,2 livre début 2018.

Cela n’a pas empêché les dirigeants d’empocher quelque 20 millions de livres au cours des cinq dernières années malgré leur incapacité à remettre Thomas Cook sur les rails, a noté la presse britannique.

Coup de grâce

L’annonce au printemps d’une prise de contrôle de l’activité de voyagiste par le chinois Fosun, déjà propriétaire de Club Med, a redonné un peu d’espoir. Les créanciers devaient, dans le cadre de cet accord, reprendre la compagnie aérienne pour près d’un milliard de livres.

Mais cela n’a pas suffi aux yeux de certains bailleurs de fonds, en particulier les banques RBS et Lloyds, qui ont exigé en fin de semaine dernière que le groupe trouve 200 millions de livres de plus pour assurer sa survie jusqu’à novembre 2020.

«Les banques lui ont coupé l’herbe sous le pied», selon M. Wilson.

De source proche du dossier, au-delà des banques, c’est le montage même prévu avec Fosun qui suscitait des doutes, certains jugeant qu’il y avait beaucoup à perdre tant la situation de Thomas Cook était devenue précaire.

Résultat, malgré des réunions de la dernière chance tenues à Londres au cours du week-end, personne n’a voulu mettre plus d’argent, et surtout pas le gouvernement conservateur, qui a pour principe de ne pas intervenir en cas de faillite d’une entreprise privée.

Un soutien du gouvernement à Thomas Cook, nationalisé entre 1948 et 1972, «ne l’aurait maintenu à flot que pour très peu de temps», se justifiait sur la BBC lundi le ministre des Transports, Grant Shapps.

Selon lui, «le groupe avait des difficultés profondes à évoluer dans le secteur du voyage qui s’est éloigné des agences de centre-ville pour se tourner vers les réservations en ligne». Les 22 000 employés du groupe, dont 9000 Britanniques, pourraient en payer le prix.

Environnement

2015-2019 devrait être la période la plus chaude enregistrée depuis 1850

NATIONS UNIES — Les cinq années 2015 à 2019 devraient constituer la période la plus chaude jamais enregistrée, après le caniculaire été dernier, a rapporté dimanche l’ONU, à la veille d’un sommet climat en présence d’une soixantaine de dirigeants mondiaux à New York.

La température moyenne pour la période 2015-2019 devrait être plus élevée de 1,1°C par rapport à la période 1850-1900, indique ce rapport publié par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et qui fournit l’état des lieux le plus actuel sur le climat de la Terre.

Les dernières données confirment la tendance des quatre années précédentes, qui étaient déjà les plus chaudes jamais enregistrées, c’est-à-dire depuis 1850. On savait aussi que juillet 2019, marqué par plusieurs canicules notamment en Europe, avait battu le record absolu de température.

Mais ce degré de différence est une moyenne qui cache des disparités régionales. Les pôles se réchauffent plus vite, et les zones côtières sont plus rapidement menacées.

«Les effets du changement climatique ne sont pas ressentis de façon égale», a commenté le scientifique en chef du bureau météorologique britannique, Stephen Belcher. «Certains pays ressentent certains effets, comme des canicules plus intenses ou des inondations plus graves, plus tôt que d’autres».

Le rapport, publié deux jours après la gigantesque grève de l’école mondiale de vendredi et alors que les dirigeants de la planète convergent sur New York pour l’Assemblée générale annuelle de l’ONU, dresse un bilan sévère de l’inaction des États pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

Et encore, les scientifiques ont tendance à être «conservateurs», a prévenu l’une des responsables du rapport, Leena Srivastava. En réalité, les décideurs publics «doivent agir avec beaucoup plus d’urgence», a-t-elle dit en présentant le rapport dimanche.

Pas de recul des émissions

La liste de mauvaises nouvelles sur l’état de la planète est longue et minutieusement détaillée par le rapport de l’OMM.

Ainsi, la montée du niveau des océans s’accélère. Dans la dernière décennie, le rythme est passé à 4 millimètres par an, au lieu de trois par an, à cause de la fonte accélérée des calottes glaciaires aux pôles Nord et Sud, confirmée par de multiples études et observations satellitaires.

Les émissions dues au charbon, au pétrole et au gaz ont poursuivi leur croissance en 2018 et continueront ainsi jusqu’à 2030 au moins, estiment les scientifiques.

Pour 2019, elles seront «au moins aussi élevées» qu’en 2018, prévoient les scientifiques qui ont planché sur ce rapport pour l’ONU en prévision du sommet de lundi.

La concentration de CO2 dans l’atmosphère devrait atteindre un nouveau pic à la fin de l’année 2019, selon des données préliminaires, soit 410 parties par million.

C’est pour le professeur Dave Reay, de l’université d’Edimbourg, la pire nouvelle du rapport.

«On dirait un relevé de carte bleue après cinq ans de dépenses sans compter», a-t-il écrit. Poursuivant la métaphore bancaire, il ajoute: «Notre plafond global de crédit de carbone est atteint. Si les émissions ne commencent pas à chuter, le prix sera infernal».

Dans l’état actuel des engagements des pays pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, la planète sera plus chaude de 2,9 à 3,4°C d’ici 2100.

Il en ressort que les efforts anti-carbone des pays doivent être multipliés par cinq pour contenir le réchauffement à +1,5°C, comme le prévoit l’accord de Paris de 2015, un objectif que beaucoup d’experts semblent désormais considérer comme illusoire. Ou au minimum par trois pour s’en tenir à +2°C, la limite maximale stipulée par le texte.

En réalité, le réchauffement réel pourrait être encore plus élevé, selon des modélisations climatiques plus récentes, mais qui ne sont pas encore validées par l’ONU, comme celle d’une équipe française qui prévoit +7°C dans un scénario du pire.

«Le fossé n’a jamais été aussi grand» entre ce que le monde veut accomplir et la réalité des plans climatiques des pays, prévient le rapport.

C’est ce fossé que le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, veut commencer à combler en accueillant une soixantaine de dirigeants lundi.

Beaucoup de leaders devraient promettre d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, selon lui. À charge pour eux de concrétiser ensuite ces engagements très ambitieux.