De gauche à droite: le député de Drummond-Bois-Francs, Sébastien Schneeberger, Alexandre Cusson, maire de Drummondville, Daniel McMahon, recteur de l’UQTR, le ministre André Lamontagne et Brigitte Bourdages, directrice-générale du Cégep de Drummondville.

UQTR: projet unique au Québec à Drummondville

Drummondville — Le campus de l’Université du Québec à Trois-Rivières à Drummondville comptera un deuxième édifice, à l’automne 2022. Il s’agira du nouveau Centre national intégré du manufacturier intelligent, le CNIMI, un projet tout à fait unique au Québec.

Le recteur de l’UQTR, Daniel McMahon résume en quelques mots la nature de ce projet: «C’est la mise en commun à un seul endroit de l’enseignement collégial et universitaire. Ça ne s’est jamais fait», a-t-il souligné à l’occasion d’une conférence presse tenue vendredi matin dans la vaste bibliothèque du tout premier édifice du campus à Drummondville. «On fait quelque chose de complètement inédit qui n’existe pas ailleurs au Québec», dit-il.

«On a des centres de recherche à l’université. On a des centres de recherche au niveau collégial, mais on n’a pas de centre de recherche interordres. C’est la première fois qu’il y aura un centre de recherche intégré dans le même endroit», annonce-t-il.

Ce projet, ajoute-t-il, deviendra ainsi «un centre d’excellence pour le Québec au niveau du manufacturier intelligent».

Le CNIMI est en effet né d’une concertation entre des établissements d’enseignement regroupés sous la forme d’un pôle régional en enseignement supérieur au Centre-du-Québec. Il vise le rassemblement des composantes universitaires et collégiales ainsi que les entreprises manufacturières dans le but de créer une synergie et un transfert des connaissances entre les milieux de la formation et de la recherche. Bref, on rassemblera sous un même toit, les activités d’enseignement, de recherche, de valorisation et de transfert de technologies.

Le ministre du Mapaq et ministre responsable de la région du Centre-du-Québec, André Lamontagne, était présent pour annoncer un montant de 10,7 M $ pour la construction de ce nouveau pavillon.

Brigitte Bourdages, directrice générale du Cégep de Drummondville, souligne qu’il s’agit «d’une initiative d’une portée incroyable. C’est un intégrateur, un partenariat extraordinaire pour les entreprises manufacturières et pour l’ensemble du Québec et déjà, il y a une multiplication de partenariats et de collaborations», se réjouit-elle. «Il y a déjà des ententes qui sont en cours actuellement qui font que nous avons une portée qui déborde notre région.»

Le CNIMI permettra «d’offrir une formation unique, inattendue, à la hauteur du Québec de demain», souligne-t-elle. «L’association du Cégep avec le CNIMI allait de soi», dit-elle.

Le maire de Drummondville, Alexandre Cusson, a rappelé tout le travail qui s’était fait, il y a quelques années, pour faire naître un premier pavillon sur un tout nouveau campus universitaire à Drummondville. Le premier pavillon était en train d’être inauguré que déjà, il était question d’un créer un deuxième. «Vous comprenez maintenant qu’on va se mettre sur le dossier du troisième», a-t-il laissé entendre.

Le maire Cusson a tenu à souligner que ce projet «émane de la communauté d’affaires, de la communauté éducative. Ça, c’est extraordinaire et ça ne se vit pas ailleurs», ajoute-t-il en levant son chapeau au soutien financier apporté par différents partenaires. À notre échelle locale, ce qu’on vit ici, c’est ce que vivent les grands campus universitaires ailleurs au Canada et même dans le monde», dit-il.

«Dans le CNIMI, on travaille sur les besoins particuliers de notre milieu. Le CNIMI va rayonner partout au Québec. On sort de la Capitale, de la Métropole, pour amener chez nous des services qui vont être bons pour l’ensemble du Québec parce que c’est ça que le CNIMI va faire», résume le maire. «C’est une belle nouvelle pour Drummondville aujourd’hui», se réjouit-il en saluant le fait «que les différents ordres d’enseignement ont aussi décidé de travailler ensemble dans ce projet.»

À Drummondville, «quand on essaie d’attirer des travailleurs chez nous, maintenant, notre première carte de visite, c’est de parler du campus universitaire», indique le maire Cusson. «Pour former des travailleurs, c’est important.»

Le maire croit également que ce projet aura un second impact d’importance: «Vous venez de nous donner un nouvel outil pour attirer de jeunes familles à Drummondville», dit-il, l’offre en éducation étant une des premières choses que les parents regardent lorsqu’ils choisissent de s’installer quelque part, rappelle-t-il.

«Il y aura d’autres pavillons», assure le maire, «et un jour, ici, on sera à l’UQAD», souhaite-t-il.