La plante s’étend rapidement sur le terrain de Bernadette Fortin.
La plante s’étend rapidement sur le terrain de Bernadette Fortin.

Une plante envahissante inquiète une résidante de Chicoutimi

Mariane Guay
Le Quotidien
Une citoyenne de la rue Saint-Isidore, à Chicoutimi, est aux prises avec la renouée du Japon, une plante reconnue pour être très envahissante, sur son terrain. Malgré ses nombreuses requêtes auprès de la Ville de Saguenay, il semble y avoir peu de solutions pour tenter d’éradiquer cette plante indésirable, ce qui inquiète la résidante.

L’histoire débute il y a une quinzaine d’années, lorsque Bernadette Fortin fait l’acquisition d’une maison sur la rue Saint-Isidore. Elle prend possession de la résidence alors que la Ville de Saguenay amorce la construction d’une station de pompage à proximité. À la suite des travaux, qui ont pris plusieurs mois, la Ville répare le terrain, complètement ravagé par les pelles mécaniques et le dynamitage, avec de la terre. Peu à peu, Mme Fortin remarque une plante qui prend de l’expansion là où la Ville aurait déposé de la terre. À force d’en entendre parler aux nouvelles, elle comprend qu’il s’agit d’une plante envahissante.

Bernadette Fortin, inquiète des répercussions que peut avoir la renouée du Japon, a contacté le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. On lui a répondu que c’est à la Ville de prendre les choses en main. Mme Fortin a donc contacté, à plusieurs reprises la Ville, par courriel. Lors de la visite d’un responsable du service de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, celui-ci avait une solution efficace en tête et l’avait même expliquée à la citoyenne. Toutefois, un peu plus tard, on lui a réécrit pour mentionner que la Ville ne pouvait rien pour la plante sur son terrain.

« Quelqu’un de la Ville était venu me voir au printemps pour me dire qu’il savait comment procéder, que cela prendrait cinq ans, que c’est possible de la couper, de l’apporter et de la brûler ailleurs. Moi, je croyais qu’on avait la solution, mais un peu plus tard, j’ai reçu un courriel où on me dit que la Ville ne sait pas quoi faire dans ce cas », explique-t-elle.

Quelque peu déçue du traitement, elle s’inquiète maintenant pour les autres terrains, d’autant plus que les bacs de compostage feront bientôt leur entrée. « Mais là, les bacs bruns s’en viennent. Les gens qui ne connaissent pas ça voudront les couper et les mettre dans le bac. On m’a dit qu’une goutte qui tombe sur votre terrain, ça va vous faire un jour une talle. Donc, quand ça va tomber dans les bacs, ça va tomber à la grandeur de la ville », mentionne-t-elle.

Selon des informations qu’elle aurait reçues de la Ville, la plante a des racines si envahissantes que cela pourrait nuire à la station de pompage. Dans l’un des courriels transmis au Quotidien, elle mentionne également à la Ville que des jeunes filles du quartier s’amusent avec la plante, qui ressemble à des bâtons de bambou. Elle espère que la Ville est toujours sur le coup, car la renouée du Japon serait déjà bien implantée au Saguenay.

De son côté, le président du Comité du développement durable et environnement et conseiller municipal, Simon-Olivier Côté, n’a pas rendu les appels du Quotidien, mercredi après-midi. Il est responsable du dossier.