L’inspecteur responsable des enquêtes au Service de police de Sherbrooke, Stéphane Guimond, a eu le plaisir de patrouiller­ avec son fils Jean-Philippe, policier au Service de police de Granby, vendredi.

Une patrouille père-fils à Granby

Ce n’est pas tous les jours qu’un père et son fils peuvent patrouiller côte à côte, surtout lorsqu’ils ne travaillent pas pour la même organisation policière. Cette expérience, l’inspecteur Stéphane Guimond, du Service de police de Sherbrooke, l’a vécue avec son fils Jean-Philippe, en patrouillant quelques heures dans les rues de Granby.

« C’est spécial. C’est un métier hors norme. Quand tu as la chance de le faire un peu avec ton fils qui a décidé de suivre la même voie que toi, c’est particulier », laisse tomber l’inspecteur Guimond, responsable des enquêtes et de la sécurité des milieux pour le corps policier sherbrookois.

L’idée d’une patrouille père-fils a été présentée aux directions des services de police de Granby et Sherbrooke pour rendre l’expérience possible. C’est finalement vendredi que le paternel a travaillé pendant un quart de travail en compagnie de son fils âgé de 23 ans.

« Ça fait un an et demi que je suis patrouilleur. Je commence à avoir un peu d’expérience », dit celui qui a été embauché au Service de police de Granby un mois après avoir complété sa formation à l’École nationale de police à Nicolet. « C’est un retour pour moi. Ça fait 27 ans que je n’ai pas patrouillé », poursuit son père, qui a été policier à la Sûreté du Québec pendant près de 30 ans, dont sept ans à la tête de l’Escouade régionale mixte de l’Estrie.

Le simple fait de se laisser conduire par son fils était une expérience en soi. « Habituellement, il n’a pas le droit de conduire ! dit son père, amusé par la situation. Se faire conduire par fiston, dans un contexte policier en plus, c’est vraiment spécial. C’est de toute beauté. »

Interception

Au moment de s’entretenir avec La Voix de l’Est, le duo avait réalisé une interception sur le réseau routier. Le permis de conduire de l’automobiliste était sanctionné, ce qui a mené à la saisie du véhicule. « C’était du chinois pour lui ! » raconte le patrouilleur granbyen. « Il m’a montré ce que c’est un billet d’infraction et ça a vraiment changé », poursuit son père.

Le policier d’expérience avait d’ailleurs de bons mots à formuler à l’attention de son fils. « Les gens ne sont jamais contents quand on leur annonce qu’on remorque leur véhicule. Il a bien fait ça. Il a le bon ton, la bonne ligne, la bonne intervention. Il inspire le respect », constate-t-il.

Pendant leur quart de travail, le duo père-fils est aussi intervenu dans un dossier de mort naturelle et a escorté le personnel municipal pour un dépôt bancaire.

« Ça fait drôle parce que je ne suis pas habitué au contact avec la population, d’être identifié, d’être dans un véhicule marqué. Les gens te regardent et te font bonjour. Avant, j’étais vraiment dans l’ombre, dans le secret. Certains se demandaient même ce qu’on faisait ! », raconte l’inspecteur Guimond.