Une pancarte voyageuse, de La Baie à Percé

Est-ce qu’une pancarte du Camping Au jardin de mon père, située à La Baie, a pu parcourir les quelque 650 kilomètres séparant le site et Percé, en Gaspésie ? C’est fort probable, et la « pancarte voyageuse » aurait commencé son épopée en 1996, lors du déluge.

La responsable des communications du camping, Marilou Tremblay, a expliqué au Quotidien avoir reçu, jeudi après-midi, un courriel d’un résident de Percé disant avoir trouvé la pancarte sur la plage. Pourquoi les chances qu’elle date du déluge sont-elles si grandes ? Tout simplement parce que le logo est celui de l’époque et qu’il y a eu deux autres versions depuis.

« Ce n’est pas une certitude, mais nous pensons effectivement que les possibilités sont très grandes et plusieurs le pensent également », a-t-elle dit lors d’un entretien téléphonique, jeudi soir.

Lors du déluge, le Camping Au jardin de mon père avait été très touché, rappelle Marilou Tremblay. Le site longe la rivière À Mars et celle-ci avait débordé.

Questionnée à savoir si la pancarte allait être ramenée à bon port, la responsable des communications a admis que c’était effectivement fort probable. « Nous pourrions la garder comme un vestige du déluge ! », a-t-elle dit.

Le moment de la découverte tombe fort bien, puisque Contact Nature prépare actuellement un cahier historique concernant ses cinq divisions, soit le camping, la Rivière-à-Mars, le Centre plein air Bec-Scie, la pêche blanche et Okwari Le Fjord.

« Ça ferait un bon chapitre à raconter ! Il était presque fini, mais ça ajouterait du bon contenu ! », fait valoir Marilou Tremblay.