Une murale géante apparaît tranquillement depuis quelques jours sur le mur du futur centre d’innovation agroalimentaire.
Une murale géante apparaît tranquillement depuis quelques jours sur le mur du futur centre d’innovation agroalimentaire.

Une murale géante pour la 9e édition de la Biennale de sculpture contemporaine

Amélie Houle
Amélie Houle
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Les plus curieux l’auront sans doute remarqué, une murale géante avec de nombreux portraits d’hommes et de femmes arborant un large sourire fait tranquillement son apparition depuis quelques jours sur le mur de l’ancienne usine de Germain & Frère, en plein cœur du centre-ville. En effet, dès le 7 août, dans le cadre de la 9e Biennale de sculpture contemporaine, les Trifluviens pourront voir l’exposition Inside Out/ Sculpter le social qui met en scène des hommes et des femmes de toutes les nationalités et de toutes les orientations sexuelles sur le mur du futur centre d’innovation agroalimentaire.

L’exposition Inside Out/Sculpter le social de l’artiste international JR vise entre autres à mettre en valeur la diversité et l’engagement dans les différents milieux avec près de 200 portraits de gens de la communauté.

«JR est un artiste qu’on connaissait depuis quelques années avec son projet mondial Inside Out qui permet de donner accès à l’art pour véhiculer les valeurs de vivre ensemble et de la convivialité. En 2011, il a donné accès à son projet à tous ceux qui voulaient s’inscrire. Au Québec, on a rarement vu ça et on a décidé de le faire vivre ici à Trois-Rivières et également à Victoriaville», explique Audrey Labrie, directrice artistique et chargée de projets à la Biennale de sculpture contemporaine.

Pour ce faire, le photographe trifluvien Étienne Boisvert a été mandaté pour mettre en valeur le projet de l’artiste international. «La démarche de l’artiste est de prendre les visages en photo et de capter la beauté humaine. Nous, on a décidé d’engager Étienne Boisvert pour capturer les beaux sourires de la murale. À travers ces photos, on voulait vraiment montrer la joie de partager la richesse avec les autres communautés. Étienne a réussi à faire ressortir le meilleur de chacune des personnes avec des sourires et des grimaces.»

Ce sont ainsi des clichés loufoques au style éclaté de quelque 160 personnes de la communauté qui seront mis en valeur dans le cadre de cette exposition. En plus des membres de la communauté, il est également possible de retrouver des portraits de personnalités de la région, dont le clown humanitaire Guillaume Vermette, la députée de Laviolette–Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif et le conseiller municipal du district Marie de l’Incarnation, Denis Roy.

Quelque 160 portraits composent la murale, dans le cadre la 9e édition de la Biennale de sculpture contemporaine.

«Le 8 mars dernier, juste avant la pandémie, on est allé à Shawinigan pendant la Journée des droits de la femme et tous les organismes étaient là, que ce soit le service d’accueil des nouveaux arrivants, le centre d’amitié autochtone, le centre d’aide COMSEP et la Table de concertation du mouvement des femmes. Ils nous ont permis sur place de réaliser environ 130 photos. On a ensuite finalisé avec des gens qui s’impliquaient à Trois-Rivières», précise Mme Labrie.

Et pour afficher tous ces portraits, il fallait évidemment trouver l’endroit parfait. Plus difficile à dire qu’à faire pour l’organisation.

«On cherchait un lieu qui avait du sens avec les valeurs du projet. On avait pensé à plusieurs endroits, mais il manquait souvent l’ingrédient spécial. Le centre d’innovation agroalimentaire s’est finalement avéré être le choix idéal puisque c’est un lieu qui va rassembler les communautés.»

Pour Innovation et Développement économique (IDE), ce projet arrive d’ailleurs à point, alors que le centre d’innovation agroalimentaire devrait commencer à se refaire une beauté prochainement. «On aime vraiment le look de la murale et pour nous, c’est une première étape pour redonner une vie au bâtiment. D’ailleurs, au courant des prochains mois, il y a plein de choses qui vont se faire dans ce bâtiment-là, donc ça permet de créer un petit trait de caractère avant de continuer dans notre déploiement», souligne Audrey Castonguay, coordonnatrice des événements chez IDE Trois-Rivières.

Un thème toujours d’actualité

C’est donc sous le thème Croire que prendra place la murale géante au cours des prochaines semaines. Un thème qui est d’ailleurs toujours d’actualité en ce temps de pandémie.

«Avec tout ce qui se passait dans le monde depuis déjà deux ans, nos réflexions tendaient déjà vers l’espoir qu’on puisse cohabiter avec les diverses communautés avec plus que du respect, mais aussi dans l’amitié et la convivialité et c’est d’autant plus d’actualité aujourd’hui avec la pandémie», soutient Audrey Labrie.

Une exposition similaire devrait également voir le jour au Carré 150 de Victoriaville au cours des prochaines semaines.