Le gouvernement Legault a annoncé dans son budget que, dès la rentrée, 21 millions $ serviront à financer la mesure dans 140 écoles secondaires à travers la province. D'ici trois ans, toutes les écoles devraient y avoir accès.

Une heure de plus de parascolaire au secondaire: la FCSQ se dit inquiète

L'ajout d'une heure d'activité parascolaire par jour dans 140 des 700 écoles secondaires de la province cette année est inéquitable, s'inquiète la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ).

Le gouvernement Legault a annoncé dans son budget que, dès la rentrée, 21 millions $ serviront à financer la mesure dans 140 écoles secondaires à travers la province. D'ici trois ans, toutes les écoles devraient y avoir accès.

En entrevue à La Presse canadienne vendredi, le président de la FCSQ, Alain Fortier, a dit appuyer l'ajout d'activités parascolaires, puisqu'elles développent le sentiment d'appartenance chez l'élève, mais il ajoute: «Ce n'est pas si simple que ça».

Il se demande notamment comment seront choisies les 140 écoles («J'espère que ce ne sera pas tiré au hasard») et si les millions serviront à financer les activités ou bien à augmenter l'offre.

«Est-ce qu'on va juste rendre ça gratuit, mais on n'atteindra pas l'objectif d'augmenter la participation?» s'est-il interrogé.

D'une manière ou d'une autre, le réseau risque de trouver le processus inéquitable, selon lui. «Ça veut dire que 560 écoles n'auront pas un sou tandis que les autres vont se partager le 21 millions? Il y a quelque chose d'un peu inéquitable dans cette manière de distribuer ces ressources.»

M. Fortier enjoint le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, à mettre rapidement les commissions scolaires dans le coup, et à leur envoyer les sommes, afin qu'elles puissent elles-mêmes identifier les écoles méritantes. Il a fait valoir que le processus de reddition de compte en serait ainsi simplifié.

La FCSQ estime que beaucoup de travail reste à faire dans ce dossier, entre autres pour régler les questions de logistique entourant le transport scolaire.

«Il y a certainement une inquiétude sur l'heure supplémentaire, si elle est après l'école, pour ceux qui devaient prendre le transport scolaire. On a bien hâte de voir comment on va pouvoir s'ajuster, comment on va être capable de répondre à ça», a-t-il ajouté.