Une fillette hospitalisée après avoir mangé un produit comestible de cannabis

HALIFAX — Une fillette de quatre ans de la Nouvelle-Écosse a été hospitalisée après avoir mangé 15 morceaux d’un produit comestible de cannabis qu’elle croyait être une tablette de chocolat.

Dans un communiqué publié lundi, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) à Halifax souligne que la limite de consommation quotidienne recommandée pour ce produit est d’un morceau — pour un adulte.

La police a indiqué que le produit ressemblait grandement à une tablette de chocolat.

Le père de la fillette a réalisé que la tablette de cannabis n’était plus sur la console de son véhicule, samedi, et a remarqué que sa fille de quatre ans avait le visage très pâle, a-t-on souligné.

Le père a appelé le 9-1-1, et la police s’est rendue à la maison familiale à East Petpeswick, une localité rurale située à l’est de Halifax. La fillette a été transportée à l’hôpital pour y recevoir des soins, et a obtenu son congé.

La GRC a affirmé qu’elle menait une enquête, notamment «pour déterminer si des accusations pourraient être portées dans cette affaire». Un porte-parole de la police a confirmé qu’aucune accusation n’avait été déposée lundi en fin de journée.

Dans son communiqué, la GRC affirme que la possession de produits comestibles de marijuana demeurera illégale même après la légalisation de la vente de marijuana à des fins récréatives le 17 octobre.

Néanmoins, le gouvernement fédéral s’attend à avoir des règles en place pour les produits comestibles de cannabis d’ici à juillet 2019.

Sylvain Charlebois, un professeur spécialisé dans les politiques et la distribution alimentaires à l’Université Dalhousie à Halifax, a fait valoir que la disponibilité de produits comestibles légaux créera un marché pratique, discret — et potentiellement dangereux.

«Santé Canada a été pris par surprise par la légalisation additionnelle de produits comestibles, et tente encore d’arriver à un cadre réglementaire approprié», a écrit M. Charlebois dans un article publié plus tôt en juillet par le site The Conversation.

«Plusieurs questions demeurent sur les dangers distincts que posent les produits comestibles, particulièrement pour les enfants», a-t-il ajouté.