L’ambassadeur canadien aux États-Unis croit que la prédiction qu’une entente sur l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) soit conclue d’ici la fin du mois est ambitieuse même si les autorités américaines et mexicaines s’entendent sur les enjeux complexes de l’industrie automobile.

Une entente sur l’ALÉNA en août est ambitieuse, mais possible

OTTAWA - L’ambassadeur canadien aux États-Unis croit que la prédiction qu’une entente sur l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) soit conclue d’ici la fin du mois est ambitieuse même si les autorités américaines et mexicaines s’entendent sur les enjeux complexes de l’industrie automobile.

David MacNaughton maintient toutefois, dans une entrevue accordée vendredi, qu’il n’y a rien de mal à se fixer des objectifs ambitieux et il assure que les négociateurs du Canada sont prêts à travailler de longues heures pour y arriver.

L’ambassadeur a suivi de près les négociations tenues à Washington vendredi entre le représentant américain au Commerce Robert Lighthizer et le ministre de l’Économie du Mexique Ildefonso Guajardo. Les gouvernements des deux partenaires du Canada se sont dits optimistes d’obtenir une entente ce mois-ci.

Certains observateurs ont soulevé des inquiétudes par rapport à l’absence du Canada des négociations qui ont cours cette semaine, mais les autorités fédérales, dont David MacNaughton, ont dit ne pas s’en faire puisque plusieurs rencontres bilatérales ont eu lieu tout au long du processus.

D’après l’ambassadeur, les Mexicains et les Américains l’auraient informé qu’ils étaient très près d’un accord sur l’industrie automobile. Il s’attend donc à ce que le Canada revienne à la table de négociations possiblement dès la semaine prochaine.

À partir de là, les trois partenaires auront plusieurs points chauds à régler sur leur liste dont la résolution de conflits, l’agriculture et une hypothétique clause crépusculaire. Aucun de ces enjeux n’est cependant aussi majeur que le différend entre les États-Unis et le Mexique sur l’automobile.