Une centaine de demandes de réaffectation et de retrait préventif de membres du personnel pour raisons de santé ont été acceptées au sein du réseau scolaire en Outaouais depuis la fin août.
Une centaine de demandes de réaffectation et de retrait préventif de membres du personnel pour raisons de santé ont été acceptées au sein du réseau scolaire en Outaouais depuis la fin août.

Une centaine de travailleurs du réseau scolaire retirés ou réaffectés en Outaouais

Daniel LeBlanc
Daniel LeBlanc
Le Droit
Daniel Leblanc
Le Droit - 6 Solutions
Un peu plus de 100 demandes de réaffectation et de retrait préventif de membres du personnel pour raisons de santé ont été acceptées au sein du réseau scolaire en Outaouais depuis la fin août. Un syndicat estime que si les discussions avec les employeurs se sont «majoritairement bien déroulées», il n’en demeure pas moins que certains dossiers sont encore en litige, deux semaines après la rentrée.

Au Centre de services scolaire des Draveurs, 18 demandes sur un total de 48 ont obtenu un sceau d’approbation du Service des ressources humaines. Du nombre, 13 enseignants ont été réaffectés, alors que 33 en avaient fait la demande.

Sans préciser combien de demandes lui ont été formulées, le Centre de services scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSSPO) affirme de son côté avoir approuvé, selon les plus récentes données, un total de 63 demandes de ce type.

Quant au Centre de services scolaire au Coeur-des-Vallées, il a accepté 18 des 21 demandes de réaffectation qui lui ont été acheminées au fil des dernières semaines, tandis que trois sur neuf ont été accordées au personnel du Centre de services scolaire des Hauts-Bois-de-l’Outaouais.

Le Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais (SEO) soutient que les dossiers qui concernent ses membres se sont réglés sans trop d’anicroches jusqu’à présent.

«Les médecins ont reçu les informations et ils doivent par la suite juger si un enseignant doit être retourné à la maison. La majorité des pourparlers se sont bien déroulés avec les centres de services scolaires, mais il y a encore quelques litiges avec le syndicat dans certains cas parce qu’on n’a pas respecté la recommandation du médecin traitant. Ce n’est pas encore réglé à l’heure actuelle, on espère que ça le sera dans les prochains jours», affirme la présidente du SEO, Suzanne Tremblay.

La présidente du SEO, Suzanne Tremblay

Les critères ayant été revus, le nombre de demandes acceptées a chuté en comparaison avec le printemps dernier, lors de la réouverture des écoles primaires pour une durée d’un mois et demi. Bien au-delà de 200 membres du personnel scolaire avaient alors pu se prévaloir de cette option.

École virtuelle

La majorité des enseignants qui demeurent à la maison ont été réaffectés à l’école virtuelle, à laquelle sont inscrits un total de 217 écoliers des quatre centres de services scolaires de la région, selon les statistiques fournies au Droit. C’est au CSSPO où l’on compte de loin le plus grand nombre d’élèves (138) pour cette formule créée de toutes pièces à la suite de la première vague de la pandémie de COVID-19.

«Il se peut bien qu’ils aient une tâche différente de celle qu’ils avaient. Par exemple, une enseignante du primaire pourrait être en sixième année plutôt qu’en deuxième», explique Mme Tremblay.

Les élèves autorisés à suivre leurs cours à distance sont ceux présentant «une condition de vulnérabilité pour leur santé». Un billet médical doit être présenté à l’école. Les élèves vivant sous le même toit qu’un proche ayant une vulnérabilité sur le plan de la santé peuvent également être exemptés.