L’événement est survenu le 18 avril 2018 au Dollarama de la rue des Saguenéens, à Chicoutimi.

Une absolution pour une branlette au Dollarama

Pour s’être sorti le pénis en plein commerce et s’être masturbé devant une jeune femme, un individu de 30 ans de Chicoutimi a pu obtenir une absolution conditionnelle.

Le client de Me Luc Tourangeau a plaidé coupable, vendredi matin, devant la juge Micheline Paradis, de la Cour du Québec, pour cet événement survenu le 20 avril 2018.

Me Marianne Girard, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), et Me Tourangeau ont soumis leur suggestion au tribunal, en ajoutant une probation d’une année de ne pas importuner la victime et de ne pas se trouver en sa présence.

Le 20 avril 2018, l’homme, dont nous taisons l’identité en raison de l’absolution et du fait qu’il est sans antécédent judiciaire, s’est présenté au Dollarama de la rue des Saguenéens, à Chicoutimi.

À un moment donné, il s’est mis à regarder une jeune femme qui se promenait dans les allées.

« La victime a cru qu’il pouvait la trouver de son goût au départ, mais lorsqu’elle a vu qu’il la suivait, elle s’est demandé ce qu’il voulait. Elle s’est retournée et a vu que le pénis de l’homme était sorti de son pantalon et qu’il se masturbait avec la main gauche », a relaté Me Girard.

« Elle a vu qu’il était en érection et l’a vu éjaculer sur des articles qui se trouvaient sur une tablette. Elle a crié et a demandé à ce que la police soit appelée », a ajouté la procureure de la Couronne.

Les patrouilleurs du Service de police de Saguenay (SPS) ont été en mesure de retracer assez rapidement l’exhibitionniste, surtout que les caméras de surveillance avaient capté toute l’action.

« Je reconnais et j’admets les faits », a répondu l’homme à une question de la juge Paradis.

Un rapport démontre que le client de Me Tourangeau éprouve de la honte pour ses gestes, regrette ce qui s’est passé et se demande ce qui a bien pu lui passer par la tête.

« Mon client est en thérapie et voit toujours une sexologue afin de comprendre ce qui lui a pris », indique le criminaliste.

L’accusé devra continuer à voir sa spécialiste et à suivre ses recommandations.

« Monsieur a avoué ce qu’il avait fait à sa conjointe. Ça n’a pas été facile, mais les choses semblent s’être replacées entre eux », a conclu Me Tourangeau.