Le visage très pâle et émacié, Valérie Poulin-Collins était très amaigrie et presque méconnaissable au moment de sa comparution mardi.

Un suivi psychologique bimensuel pour Poulin Collins

Trois-Rivières — Valérie Poulin Collins, cette jeune femme qui avait enlevé un bébé naissant à l’hôpital de Trois-Rivières, le 26 mai 2014, a comparu de nouveau au palais de justice de Trois-Rivières, mardi matin.

Accompagnée de son intervenante et de sa mère, la jeune femme de 25 ans est venue confirmer au juge Jacques Trudel qu’elle suivra bel et bien une thérapie en compagnie d’un psychologue et ce, à raison de deux fois par mois.

Le visage très pâle et émacié, Valérie Poulin Collins était très amaigrie et presque méconnaissable au moment de sa comparution.

Rappelons qu’un suivi psychologique serré fait partie des conditions de sa période de probation de trois ans. Or, le spécialiste qui la suivait de façon bénévole jusqu’à tout récemment aurait quitté le pays et il ne semble pas que des démarches avaient été entreprises par la jeune femme pour trouver un nouveau psychologue ou psychiatre.

C’est en raison de deux bris de conditions qu’un mandat d’arrestation avait donc été lancé contre elle, le 23 juillet dernier. Elle s’était finalement présentée d’elle-même au palais de justice, deux jours plus tard et fut mise en état d’arrestation. Par la suite, elle a comparu sous deux chefs d’accusation, soit de ne pas avoir complété les thérapies et traitements suggérés par l’agent de probation ainsi que de ne pas avoir respecté son suivi avec un psychiatre ou autre docteur référé et de prendre les médicaments qui lui étaient prescrits.

Valérie Poulin Collins a démontré au juge, ce matin, qu’elle avait un rendez-vous avec un psychologue le 21 août.

Sa mère, Chantal Poulin, a reçu la permission du juge de se substituer comme caution à l’intervenante qui la suivait jusqu’alors. Mme Poulin a dû signer une caution et prendre un engagement de 500 $.

Le juge Trudel a rappelé à la dame que les conditions imposées à sa fille demeurent les mêmes, à l’exception de la première qui était de se présenter à un agent de probation, ce qui fut fait.

Un retour au palais de justice est prévu pour le 7 septembre afin de faire un suivi des procédures.

Rappelons que la jeune femme avait enlevé la petite Victoria en se faisant passer pour une infirmière. L’alerte Amber avait alors été déclenchée et Valérie Poulin Collins avait rapidement été reconnue par quatre jeunes et retrouvée chez elle en compagnie du poupon. Le bébé, qui était en bonne santé, a été rapidement rendu à ses parents par la suite. Cette histoire avait fait le tour du monde.

L’accusée avait alors été condamnée à 31 mois de détention, moins la détention préventive, ce qui équivaut à deux ans moins un jour de prison. Elle a été libérée le 28 février 2016, aux deux tiers de sa peine, tout en devant respecter une probation de trois ans.

Dès sa sortie de prison, Valérie Poulin Collins a été envoyée en thérapie fermée au Pavillon l’Assuétude de Shawinigan, un centre de traitement des dépendances, pendant trois mois. Sa réinsertion sociale a débuté vers le mois de juin 2016.

En mai 2017, le tribunal lui a accordé un assouplissement de ses conditions de remise en liberté, car la jeune femme souhaitait pouvoir se rendre dans un parc d’attractions de Montréal et pouvoir circuler sur les pistes cyclables. Elle n’a toutefois pas le droit de se trouver à proximité des parcs, soit à proximité de lieux où des enfants de moins de 10 ans sont susceptibles de se retrouver.